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 En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]

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MessageSujet: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Ven 22 Fév - 7:45

2 Septembre 2011 - 7h52.

Le montant de la lourde porte de fer grinça horriblement. Un chat noir souffla son indignation avant de bondir sur le vieil hangar d'à coté. Fier et digne, l'animal en quelques bonds entrepris de traverser l'incertaine toiture de taule, mais sous son pas léger céda une plaque. Surpris et pris de panique, l'animal patina gauchement avant de sauter sur la taule d'à coté, toute aussi sûre. La preuve en est, le chat disparu dans le hangar avec un fracas du tonnerre.

Fermant à l'aide d'une lourde clef forgée le portail du terrain, je m'engouffrais dans l'obscure lumière de la rue Rhus. J'avais mis du temps à prendre une décision. Pesant le pour et le contre, j'avais d'abord affirmé sans en démordre qu'enseigner un art dans un milieu restrictif et académique était une hérésie, mais le temps faisant son affaire, et celles-ci n'étant justement pas au plus beau fixe, j'avais révisé mon avis définitif. Qui pouvait prédire la marge de liberté que j'allais pouvoir obtenir dans mon enseignement, et de quels moyens je disposerai? Il s'agissait d'un nouveau public, d'éveiller l'intérêt de personnes qui ne seraient, pas le hasard des choses, jamais attiré sinon, vers le spectacle vivant. Je trouvais en auto-persuasion autant de bons cotés à l'expérience à venir, que je n'en trouvais par le passé à critiquer cette possibilité.

Je passais alors devant les vieilles maisons qui rappelaient le passé de l'île, les premier quartiers, les anciens habitants. Si ma rue s'était progressivement vidée de ses habitants, j'avais à plusieurs reprise pensé qu'il s'agissait surtout de la luminosité glauque qui y régnait, avant de me rendre compte en rentrant du nombre de pochards titubant autour des poubelles débordantes et délaissées, m'offrant une autre vision du problème. Mon je les connaissais, et ils me saluaient comme un frère de bouteille, mais je me souviens quelques Madames qui n'entraient pas dans les mêmes faveurs. Quelques morceaux de cuirs témoignent des sacs et des manteaux arrachés à ces visiteurs, contre quelques coups de pieds et de poings pour monnaie d'échange. Vola une transaction bien amicale quand on sait que certains venaient ici pour commettre d'autres délits bien plus choquants.

Je sortis enfin de la rue noire, et la lumière pure d'un matin blanc perça ma rétine comme pour la première fois, tellement que ma pupille se résorba violemment et je me retrouvai aveugle aux milieux des sourds. Une foule de gens, un passerelle humaine, un banc d'humains circulait devant le Wild Hound, en contournant les chaises et les gens ivres et fatigués de la soirée de la veille. Cette même soirée qui justifiait, par son intensité sonore et sa proximité avec ma piaule, les poches qui s'insinuaient sous mes yeux.

Mon objectif bien défini, je me renfermais sur mon sac en bandoulière, tête à demi-baissée, et je perçais la foule comme un soldats avançant sur le front sous les feux ennemis. Le regard un peu flou, perdu dans la multitude d'êtres qui grouillait autour de moi, je tentais de suivre tant bien que mal mon itinéraire prévu.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mer 27 Fév - 19:43

La rentrée scolaire était pour bientôt et il était donc primordial pour Drisnil de faire quelques emplettes afin d'être bien préparée. Comme chaque année, elle avait vérifiée une dizaine de fois qu'elle avait toutes les fournitures nécessaires. Et comme chaque année, elle oubliait toujours quelque chose que l'on lui rappelait au dernier moment… Tête en l'air vous pensez ? C'est tout à fait légitime. Mais aujourd'hui, elle était donc pleinement préparée ! Elle avait fait une petite liste où elle avait notée tout ce qui lui manquait et pour l'occasion, elle avait même demandée à Axelle, la gérante du Cosplay Café, de lui laisser sa journée de libre afin qu'elle puisse être fin prête pour cette nouvelle rentrée scolaire !

D'une certaine façon, elle était à la fois anxieuse et enthousiaste. Pour elle, aller en cours était quelque chose de plutôt merveilleux : on rencontrait tout un tas de gens, tous étant différent et c'était justement ce qui les rendaient si exceptionnel. Mais à côté de ça, il y avait la pression de la cérémonie de rentrée, ainsi que celles des cours qui suivaient, mais ça c'était plus à cause des examens… Enfin, pour le moment elle était donc en train de marcher au beau milieu des rues de Sanenka, pensant se rendre au centre-commercial pour trouver tout ce dont elle aurait besoin. Sa liste dans les mains, elle marchait avec prudence au milieu de la foule de gens qui se trouvait là, tenant le morceau de papier près de sa poitrine et de son cœur, comme s'il s'agissait là d'un précieux trésor. De manière régulière, elle jetait un coup d'œil à droite, puis à gauche, faisant bien attention de s'approcher le moins possible des gens. Mais à une heure si matinale, quand tout le monde partait travailler, difficile de pouvoir circuler avec aisance… C'était donc un peu oppressant pour elle, surtout qu'elle n'avait pas l'habitude des foules, ayant toujours été préservée de ce genre de choses jusqu'à il y a quelques années… Mais elle voulait faire de son mieux ! Puisqu'elle allait devenir la future matriarche de son clan, il ne faisait nul doute qu'un jour elle aurait à participer à des fêtes mondaines et païennes, aussi était-il nécessaire qu'elle commence à s'habituer à ce genre de choses.

Elle avait même fait beaucoup d'effort pour se lever tôt ce matin. Le réveil avait été particulièrement éprouvant, elle avait bien mit une demi heure avant de réussir à sortir du lit pour finalement aller prendre une douche, et ce sans se casser la figure. Elle avait ensuite passée une autre heure à s'occuper de sa longue chevelure d'ivoire, comme chaque matin : après tout, c'était l'une des nombreuses chose qui faisait sa fierté, aussi devait-elle en prendre le plus grand soin ! Et après ça, elle avait revêtue la tunique qu'elle mettait le plus souvent pour enfin se rendre en ville – et oui, vous remarquerez qu'elle en a oubliée de prendre un petit-déjeuner, aussi pouvez-vous donc vous attendre à ce qu'elle meurt de faim à un moment ou à un autre.

Mais maintenant, elle était comme figée devant une foule de personne, n'osant pas traverser cette marée humaine. Il en passait continuellement, et dès que s'offrait la moindre ouverture quelqu'un en profitait pour s'y glisser avant elle, la laissant donc sur le côté de la rue… Elle avait une petite mine abattue, ses longues oreilles étant baissées à cause de sa propre incompétence. Et si elle aurait très bien pût continuer d'attendre jusqu'à ce que la rue soit moins bondée, elle avait comme dans l'idée qu'il était de son devoir d'affronter cette épreuve.

Alors finalement elle décidait d'avancer droit devant elle ! Après tout, elle était une Elfe Noire, de la famille Shrineerune qui plus est ! Les gens devaient s'écarter face à elle, faire attention à son humble présence car elle appartenait à une race et un rang supérieur ! Mais une fois au beau milieu de cette foule, elle remarquait que ça ne marchait pas, se faisant par moment bousculer ce qui lui faisait perdre ses repères. Et puis, comment pouvait-elle seulement prendre ses marques alors que les personnes autour d'elle étaient continuellement en mouvement ? Elle en avait tellement le vertige qu'elle n'arrivait même pas à voir les bâtiments pour se localiser, tout comme elle ne savait déjà même plus d'où elle venait… Serrant donc un peu plus fort sa petite liste entre ses mains, elle décidait d'avancer dans une direction, fermant les yeux, comme si cela pouvait lui donner le courage d'affronter cette réalité. Mais déjà, un obstacle se présentait face à elle, obstacle qu'elle n'avait bien évidemment pas vue, vous en conviendrez… Elle était rentrée dedans avec une telle force qu'elle s'en retrouvait maintenant les fesses par terre, aussi rouvrit-elle les yeux pour voir ce qu'elle avait percutée.

C'était un jeune homme qui semblait être tout ce qu'il y avait de plus normal au premier abord, tellement normal qu'il devait faire parti de l'une de ces races humanoïdes. En fait, il paraissait tellement normal qu'elle ne l'aurait probablement pas remarqué si elle n'était pas rentrée dedans, même sa tenue vestimentaire semblait être faite pour ne pas le démarquer plus que nécessaire. Et pourtant, quand elle décida de s'attarder un peu plus longuement sur lui, elle devait admettre qu'il pouvait posséder un certain charme. Mais ce qu'elle était vraiment forcée d'admettre à cet instant, c'était qu'elle avait perdue sa liste et quand elle s'en rendit compte, elle commença à chercher vaguement autour d'elle du regard. Mais il était impossible qu'elle puisse la retrouver au beau milieu de cette marée de chair en mouvement… Déjà que c'était à peine si les passants la remarquait, là, assise par terre, tous ne se contentant que de la contourner en lui adressant parfois un bref regard. Alors finalement, elle se mettait à pleurer, mais cela n'attirait pas plus que ça l'attention non plus. Ce n'était même pas le but à dire vrai, elle avait simplement besoin d'évacuer ce qu'elle ressentait à cet instant : en effet, elle ne serait jamais capable de se souvenir de ce qu'elle avait mit sur ce bout de papier, aussi avait-elle fait tout cela pour rien en fin de compte…
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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Ven 1 Mar - 16:15

La foule se fit plus danse, étais-je le seul à avoir du mal à m'y mouvoir? En observant vite fait autour de moi, je constatait que les gens suivaient un chemin strict et décidé, sans jamais se heurter ou même remarquer qu'ils se bousculaient d'une manière liquide, fluide. Un immense engrenage, et j’étais manifestement une pièce de trop. Je vis passer un visage familier sans avoir le temps de le reconnaitre, puis je frottais contre une opulente poitrine flasque d'une Dame fort bien portante. Tandis que je me débarrassais de cette désagréable sensation, une poitrine épaisse d'homme fort arrêta ma fuite. Sans s’arrêter il gronda quelques insultes inaudibles, puis disparu à son tour derrière un chien, tenu sous le bras d'une dame âgée dont les traits rappellent certaines races de canidés. Attardant mon regard une seconde sur la créature dépitée agonisant sous l'aisselle amoureuse de sa propriétaire naturellement illégitime, je vis déterminée et tête baissée foncer une silhouette.

Ayant raison de moi par sa vitesse et par mon poids plume, je me retrouvais par terre, comme un enfant qui aurait trébuché. Le temps que je reprenne mes esprits, j'observais une jeune femme que je parcouru d'un regard flou et imprécis. Son corps était si fin que j’eus peur un instant de l'avoir brisé. Me redressant au plus vite, et avec beaucoup de gène, j'entrepris de lui tendre une main d'assistance. Qu'elle ne fut pas ma surprise, en trouvant sur ma main blessée par la chute, une feuille de papier peu froissée, et des gravillons dessus. Je retirai avec précipitation les petits rocs, la chair n'était pas entamée, mais restait la marque douloureuse que je ne ressentais pas. je tentais avec la même vitesse de me débarrasser du papier, n’apercevant aucune poubelle, je le glissais dans ma poche, et tendis l'autre main pour relever la damoiselle.

Elle regardait le sol, et ne perçu pas ma main. Elle semblait chercher quelque chose avec obstination. Elle se résigna vite, et un petit râle peu sonore vint agiter un peu plus ma culpabilité. Elle pleurait! Reposant un genoux à terre, et tentant de capter son regard, je me sentais très mal.

Euh... Made... Mademoiselle... Excusez moi! Je suis navré, je... Je ne vous avez pas vu... je...

Le stress et un excès de gène et de timidité emporta les mots dans l'oubli, et je ne savais plus quoi dire, ni quoi faire. Je tentais de m'imposer à sa conscience en me penchant sur son regard, mais tout ce que j'entrepris, le fut gauchement.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mer 6 Mar - 17:15

Des larmes, encore et toujours des larmes… D'aussi loin que remonte ses souvenirs, il ne c'était pas passé un seul jour sans qu'elle ne pleure. Elle avait beau continuellement faire des efforts pour se renforcer physiquement et mentalement, quand les sanglots commençaient à lui monter aux yeux, ce n'était plus quelque chose qu'elle pouvait contrôler, elle était contrainte et forcée d'évacuer le surplus d'émotions. Pendant longtemps cela avait été particulièrement éprouvant pour son esprit, à tel point qu'elle en était souvent morte de fatigue tant son organisme n'en pouvait plus de rejeter ainsi ce qu'elle traversait, mais à force elle avait finie par s'y faire, n'ayant pas vraiment le choix de toute évidence. C'était ainsi, elle était mentalement instable, fragile, et la moindre petite contrariété pouvait la mettre dans tout ses états.

C'était le cas actuellement : il y avait beau y avoir cette foule continue de gens autour d'elle, personne ne semblait la remarquer, ce qui ajoutait donc à sa peine. Tous étaient comme des machines, allant d'un point A à un point B sans jamais être perturbés par ce qu'il se trouvait sur leurs chemins. Elle commençait même à en vouloir à tout ces gens qui ne l'aidait même pas ! Elle était une Elfe Noire, bon sang ! Si elle l'ordonnait, ils devraient s'arrêter immédiatement et s'incliner face à elle, former un tapis de leurs corps sur lequel elle marcherait pour atteindre son objectif. Non… Elle ne devrait même pas avoir besoin de le demander, ils devraient le faire d'eux-même car elle leur était supérieur en tout point. Quoi de plus normal que les races inférieurs s'inclinent devant ceux qui étaient aptes à les diriger ? Voilà ce qu'elle commençait à penser quand elle se rendait compte qu'elle était encore en train de pleurer et que contrairement à elle, eux arrivaient à se déplacer dans cette marée de chair, d'os et de sang pour faire ce qu'ils avaient à faire… Elle était pathétique, ridicule. Elle était la honte de sa race ainsi que de son clan. Quand bien même elle continuerait de faire des efforts, le sort continuerait toujours de s'acharner contre elle afin de l'empêcher de vivre comme elle le voudrait…

Et puis finalement, il y avait cette lumière qui venait illuminer son visage en pleur. Bien entendu, vous aurez compris que ce n'était là que l'ombre du jeune homme qu'elle avait percuté qui disparaissait car il s'agenouillait devant elle. Mais pour elle, c'était un signe ! Il y avait enfin quelqu'un qui s'agenouillait devant elle, aussi tout espoir n'était donc pas perdu. Bien entendu, c'était sans aucun doute quelque chose de normal puisqu'il lui était rentré dedans – ou peut-être que c'était elle qui l'avait percutée, elle ne savait pas vraiment – mais elle était tout de même contente qu'il daigne bien vouloir lui accorder un peu d'attention. Il y avait même cette douce et chaude lueur qui entourait le jeune homme, de légère étoiles semblant scintiller tout autour de lui, donnant l'impression qu'il était une sorte d'élu ! Tout naturellement, cette image qu'elle avait se déroulait dans sa tête, c'était bien loin d'être la réalité. Alors quand il s'excusait de manière tout à fait déplorable elle venait sécher ses larmes. Pensait-il qu'elle était en train de pleurer à cause de lui ? Bon, c'était à moitié vrai puisque si elle ne lui était pas rentrée dedans, elle n'aurait pas perdue ce bout de papier si précieux pour elle, mais ce n'était aucunement la chute qui la mettait dans un tel état !
« P-Pourquoi est-ce que vous vous excusez… ? » Disait-elle avec un air un peu contrariée. Bien qu'elle était heureuse qu'il est pût lui prêter un peu d'attention, elle devait faire bonne figure et sauver la face ! Il en allait de sa réputation, déjà qu'il était déplorable qu'autant de gens est pût la voir pleurer. « Enfin, des mots ne suffiront pas à vous faire pardonner… Après tout, qu'est-ce qui me dit que vous êtes sincère ? Il est facile de parler, mais seuls les actes comptent, au final… »
Il était assez rare qu'elle donne l'impression d'être aussi nonchalante, mais sa journée entière venait d'être gâchée à cause du fait qu'ils se soit tombés dessus. Il allait devoir prendre ses responsabilités pour cela, c'était un fait ! Restait encore à savoir ce qu'il comptait donc faire maintenant. Il n'était pas impossible qu'il soit offusqué par la manière dont elle lui parlait, tout comme il pourrait penser qu'elle avait raison. Pour ce dernier cas, elle se demandait comment il comptait racheter sa faute, mais dans le pire des cas, elle avait déjà quelques idées en tête pour l'aiguiller.
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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Jeu 7 Mar - 16:18

La réponse de la jeune femme fut surprenante. Elle semblait contrariée, voire agacée de la manière dont je m'excusais. Ma gène se décuplait. Ne sachant que faire de la main d'assistance que j'avais tendue, je la laissais retomber mollement par manque de conviction. Cette réaction m’apparut violente et démesurée, sans doute à cause d'une douleur, ou d'un retard qui presserait la demoiselle.j'imaginais que je l'avais mise en retard à un rendez vous ou lui avais brisé un os, et que j'aurais du mal à me le pardonner. C'était dans ma nature d'être paniqué à l'idée de faire du tord à autrui. Sans pour autant être altruiste au point de pleurer les malheurs des autres, j'avais peur d'être responsable de la tristesse de quelqu'un, de lui faire du mal.

Une année après la mort de mes parents, je me souviens avoir fait la rencontre d'un homme en fin de vie, faible et triste. Il dormait dans un carton, à quelque pas de mon trou. J'avais détruit son toit, en sortant du mien, marchant dessus et donc aussi sur le visage du vieillard sans racines. Je m'en étais voulu, et j'avais, malgré la haine du sans abris, retrouvé de quoi lui fabriquer, hors des villes, un petit abris de fortune. Nous nous étions liés, et nous chassions ensemble. Parfois, la bienfaisance peu nous amener à faire de drôles de rencontres. Cet hommes était mort dans mes bras, après m'avoir raconté les erreurs de son passé. Ces souvenirs ne m'avaient pas quittés.

En tout cas, il était sûr qu'il fallait que je répare les dégâts causés. Le problème était de savoir lesquels étaient ils! Pas de sang, ni d'objet cassé. Rien ne semble avoir été perdu, ou abimé. Mes yeux tremblaient nerveusement en parcourant la scène pour trouver un indice qui aurait put indiquer la raison d'une telle réaction. L'idée que la personne a laquelle je m'adressai soit pédante, hautaine, et désagréable m'avais traversé l'esprit, mais je l'avais chassée, par réaction de bien-pensance. Le fait que je n'étais pas vraiment responsable du problème m'échappait et le simple fait de me trouver là ou elle passait me parut raison suffisante pour m'incriminer.

Vous n'êtes pas blessée au moins? Si je peux réparer de quelque moyen que ce soit cet accident regrettable je...

Les gens autour de nous ne semblaient pas porter la moindre attention à la scène. Je me faisais bousculer tout en parlant, et les gens lançaient des regards agacés. Nous nous trouvions sur leur chemin, blessé ou pas, notre problème ne les intéressait pas. Ma main meurtrie commençait à me rappeler qu'elle l'était. La douleur n'était pas insoutenable, mais assez pour captiver une partie de ma pensée.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Lun 11 Mar - 16:39

Le regard froncé, elle ne se détachait pas du jeune homme, se demandant comment il allait interpréter ce qu'elle venait de lui dire. Mais à dire vrai, plus il attardait son observation sur le jeune homme, plus elle se demandait si elle avait bien fait de lui parler sur ce ton. Après tout, lui non plus ne s'arrêtait pas de la regarder et elle commençait à se demander ce qu'il lui passait par la tête. Était-il en train de la contempler ? D'une certaine façon, ce serait normal ! Elle était une belle créature, plus d'une fois on le lui avait fait remarquer et c'était quelque chose de tout à fait logique pour une personne supérieur comme elle, la race à laquelle elle appartenait ayant toujours été au-dessus des autres. Il suffisait de s'attarder un peu sur son physique pour se rendre compte qu'elle était magnifique, en plus d'être séduisante. Ses courbes en avaient charmés plus d'un et ce n'était pas pour rien qu'elle avait fidélisé une clientèle régulière au Cosplay Café, à tel point qu'elle se demandait comment l'on pouvait débourser une telle somme de manière presque journalière juste pour observer quelqu'un. Et puis, il n'était pas rare qu'elle soit accostée dans la rue simplement parce qu'elle était belle, car bien que le fait qu'elle soit une Elfe Noir en rebutait plus d'un à cause de la réputation qu'elle avait, Drisnil pouvait se vanter de jouir d'une certaine notoriété, d'autant plus depuis qu'elle avait présentée l'édition du Hiromae Music Awards de cette année. Nombreux avaient été les jeunes qui avaient eût la joie et les rumeurs à son sujet allaient bon train depuis cet évènement.

Mais peut-être est-ce que ce n'était pas pour cette raison qu'il lui prêtait autant d'attention. Et pour cause, quand elle s'attardait sur l'expression de son visage, il semblait démontrer une certaine inquiétude. Peut-être est-ce que c'était parce qu'il était quelqu'un de peu assuré, manquant sans doute de confiance en lui ou quelque chose comme ça. Il pouvait également être pessimiste, aggravant toujours la vision qu'il avait des choses en imaginant le pire. Ou bien peut-être était-il blessé à cause de cette petite chute ? Enfin, après tout, son corps semblait si frêle qu'elle avait certainement la force de le briser, non ? Elle lui était supérieur en tout point et il ne faisait nul doute qu'elle aurait pût le briser quand bon lui semblait, elle était une Elfe Noire après tout ! Mais il était également possible qu'il avait lui même quelque chose à faire et qu'il était donc contrarié de ne pas pouvoir reprendre ce qu'il entreprenait…

En fin de compte, il semblait bel et bien s'inquiéter pour elle quand il reprit la parole, lui demandant si elle n'était pas blessée et il semblait désireux de vouloir réparer son erreur. Elle se demandait bien comment il comptait s'y prendre. Elle avait eu beau penser il y a un instant qu'elle pourrait l'aiguiller quand à savoir quoi faire, après réflexion, elle trouvait que ce serait trop facile de tout lui mettre entre les mains. S'il considérait avoir fait une erreur, il devait savoir laquelle, non ? Et s'il était conscient du mal qu'il avait fait, il devrait logiquement être en mesure de pouvoir trouver une solution pour se rattraper. Il avait toutes les cartes en main et pourtant, à sa manière de s'exprimer, il semblait vouloir qu'elle lui dise quoi faire. Soupirant donc un peu, Drisnil détournait légèrement le regard, un peu lasse de devoir le mettre sur la voie.
« Ne soyez pas ridicule : une personne telle que vous n'est pas en mesure de pouvoir me blesser aussi facilement… » Surtout après ce qu'elle avait vécue au cours de sa vie, les blessures ayant été monnaie courante durant son enfance, à un point tel qu'il ne pouvait même pas l'imaginer. Fermant les yeux de dépit, elle fronçait un peu les sourcils, se demandant comment il était le plus adapté de réagir dans ce genre de situation. « Mais notre rencontre a bien fait quelque chose de mal, aussi j'imagine qu'il est normal que vous cherchiez à vous repentir… »
Rouvrant doucement les yeux, elle le regardait d'un air un peu dépitée. Est-ce que c'était parce qu'il avait l'air si Humain qu'il paraissait aussi stupide ? Enfin, sa grande sœur lui avait apprit que mise à part les personnes de son espèce, tous n'étaient que des idiots qu'il fallait simplement classer sur une échelle. La belle et plantureuse Elfe à la peau sombre se demandait donc sur quelle branche de l'échelle elle devait le classer, mais pour cela il serait sans doute nécessaire qu'elle s'intéresse un peu plus à lui. Déposant donc ses deux mains au sol pour s'en servir d'appuie, elle se redressait lentement et doucement, avec une grâce qui lui était propre. Le mouvement était fluide et d'une certaine façon, il était beau. Cela devait faire penser à l'apparition d'une Déesse devant un pêcheur, quelque chose de magnifique qui allait pouvoir être contemplé des yeux d'une personne qui n'était absolument rien… Enfin, une fois encore elle était en train de se faire des films, mais vous devriez y être habitués désormais. Néanmoins, il y avait peut-être une part de vérité là dedans car elle restait une belle personne et la manière dont elle se relevait avait son élégance. Sa longue chevelure d'ivoire tombait dans son dos à mesure qu'elle se redressait, la brise légère faisant osciller quelques mèches de manière désordonnée et pourtant si gracieuse. Les courbes de son corps étaient quand à elle bien plus visiblement maintenant, montrant à quel point elle était bien proportionnée. Et puis, son regard d'ambre reprenait une certaine douceur, comme si c'était le fait d'être ainsi à terre qui avait pût la rendre si désagréable.
« Vous avez blessé mon cœur en brisant ma journée, néanmoins, j'accepte de vous pardonner à la condition que vous m'accordiez un peu de votre temps pour me faire oublier cela. » Elle lui souriait légèrement, son regard ambré plongé dans ses yeux. C'était à lui de voir comment il allait s'y prendre pour occuper son esprit maintenant, mais après tout, c'était peut-être pour elle l'occasion de faire une rencontre sympathique, surtout qu'il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre. « Mais si vous commenciez par me faire sortir de cette foule ingrate ? »
Et ce même si ce n'était pas pour aller beaucoup plus loin dans un premier temps, elle en avait juste assez de se sentir piétinée par toutes ses personnes sans importance qui n'étaient que détail dans sa vie. Et puis, peu importe la situation dans laquelle on se plaçait, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus confortable comme situation, quel que soit ce qu'ils allaient faire par la suite.
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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mar 12 Mar - 18:42

Je me sentais un peu mal d'être traité de la sorte. Pris de haut et traité comme un enfant à qui on apprend la notion de faute et de pardon. Je reconnaissais sans peine que je n'étais pas très puissant de consistance, mais parfois une mauvaise chute peut être provoquée par créatures plus faibles encore. J'étais tiraillé entre le fait de mal prendre la basse considération, ou de considérer qu'au fond, ça me correspondait pas mal de ne pas pouvoir faire de mal à une mouche, même en apparence. Dans les paroles de cette jeune femme, je sentais une forme d'exagération, pas forcément consciente, mais je me demandais comment un être pouvais devenir comme ça. Parler aux gens de cette façon, avec cette forme de mépris étrange... On m'avait appris que les elfes noirs étaient un peu comme ça... Mais croire ce genre de bêtises n'était pas mon genre, malgré ce cas qui tendait à confirmer ce que disent les mauvaises langues entre races non magiques.

Elle se releva d'une manière assez étudiée, cela me permis de faire un point sur ma main douloureuse. Cette application qu'elle eut à se redresser fut aussi l'occasion de me souvenir du rendez-vous pris à l'académie. Si je m'attardais j'allais être en retard. Je partais toujours pour être à l'heure, un quart d'heure en avance le plus souvent. Mais là, j'avais déjà perdu cinq bonnes minutes entre la recherche d'un chemin dans la foule et la chute malheureuse. Je me redressai d'une manière machinale, tout en réfléchissant vite, les yeux plongés dans mes pensées.

L'aider à sortir d'ici? Quelle farce! Je ne savais déjà pas moi même comment m'échapper de ce troupeau effrayé animé par un oppressant instinct pendulaire. Elle s'était radoucie, et son visage m'inspira un sourire sincère. Il y'a avait un brin de compassion dans mon cœur. Les gens qui s'éloignent du monde en se mettant au dessus, persuadés de devoir se montrer meilleurs et supérieur en toutes circonstances s'enferment dans un spirale qui m'effrayait un peu. J'avais toujours eu pas mal de tristesse pour la vie gâchée de tout ces idéalistes gouvernants qui après moultes désillusions, finissaient par devenirs avides de richesses et individualistes à en perdre la beauté du cœur. Elle n'était pas comme ça, mais cette manière hautaine de s'élever en précieuse à haut rang ne pouvait pas rendre quelqu'un heureux. En tout cas, même si ce n'était pas tout à fait vrai, j'en étais persuadé.

Je décidais alors d'oublier ma légère réserve, pour lui proposer avec un naturel tout neuf :

C'est le moins que je puisse faire pas vrai? Un sourire bienveillant accompagna le reste de mes dires. Vous arriverai saine et sauve de l'autre coté!

Dans un mouvement léger et entrainant, comme une danse soufflée par le grisou circulant entre les tunnels changeants de ce labyrinthe de chair, prévoyant d'utiliser mon corps comme protection, je m'élançais en agrippant délicatement l'avant bras de la jeune femme. Ma prise fut légère, sans force, comme une invitation, de telle façon que si elle refusait de me suivre dans ce couloir venteux, elle laisse juste s'échapper mes doigts sans leur donner le droit de la saisir réellement. Avec douceur, ainsi qu'un petit sourire engageant, j'écartais aussi de ma main blessée les passants outrés. L'attache en métal du sac d'une dame d'un certain âge, âge plus qu'avancé, vint arracher le fin filament de peau qui protégeait encore l'extrémité de mon membre supérieur. La douleur fut muette, et je faisais tout pour que rien de se voit, et que la jeune fille saisisse l'autre main pour accepter l'invitation à fuir cette tempête de fous.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mer 15 Mai - 11:03

Elle était tout de même tombée sur un drôle d'oiseau. Ou bien peut-être était-ce lui qui lui était tombé dessus, allez savoir. Cette rencontre du destin avait néanmoins le loisir d'intriguer Drisnil au plus haut point – comme chaque rencontre qu'elle faisait, à dire vrai. Existait-il une quelconque entité supérieur qui avait tout prémédité depuis le début ? Voilà une question qu'elle se posait bien souvent. Mais si cette hypothèse se révélait exacte, quel en était l'objectif ? Peut-être que cette personne apporterait un jour son aide à la jeune femme, peut-être l'aiderait-il à gagner confiance en elle afin qu'elle devienne un jour une grande matriarche des plus respectables et dont tout le monde se souviendrait. Tout comme il était également possible que les rôles soit inversés, qu'elle serait celle qui offrirait à cet individu l'opportunité d'atteindre ses rêves grâce à son soutien. Il n'était pas non plus à exclure que cette rencontre ne verrait jamais suite, que plus jamais elle ne le croiserait et que le seul et unique but qui se trouvait derrière tout cela était de troubler les deux individus… Au final, peu importe les suppositions et théories qu'elle pouvait établir à ce sujet, elle n'aurait jamais la réponse qui se trouvait derrière, peut-être également car il n'y en avait aucune…

Au cours de sa réflexion, le jeune homme avait reprit un peu de consistance pour s'adresser à elle d'une manière nouvelle. La gêne et l'embarras dont il avait pût faire preuve au préalable ne semblant être plus qu'un vague souvenir, l'expression avec laquelle il s'adressait maintenant à elle paraissant être celle qu'il arborait au quotidien, ce qui n'était pas pour déplaire à l'Elfe à la peau d'ébène. Dans la mesure où elle avait toujours eût du mal à interragir socialement avec les autres, que l'on s'adresse à elle de manière naturelle lui avait toujours été d'une grande d'aide, une étape de moi à franchir pour pouvoir tisser des liens. Surtout que l'individu n'avait pas l'air d'être un mauvais bougre, simplement un peu maladroit, peut-être ? C'était donc avec un sourire délicat et innocent qui en avait déjà fait fondre plus d'un qu'elle l'avait laissée saisir son bras, sans chercher à s'en détacher. En temps normal, elle aurait sans doute été offusquée qu'il vienne la toucher de ses mains souillés, elle, une personne de haut rang aussi bien de classe sociale que d'éthnie, mais sans doute était-elle attendrie par son comportement de chevalier servant en cet instant.

Elle le suivait donc sans dire mot au travers de la foule de personne qui ne faiblissait pas. Elle en était même venue à agripper son poignet de sa main libre pour être certaine de ne pas être séparée de lui durant cette traversée, tout comme son regard ne se détachait pas de sa silhouette à un seul instant, faisant une parfaite abstraction de ce qui l'entourait afin de ne pas le perdre de vue. Seule, elle n'aurait certainement pas été capable de sortir de cette marée humaine, et il en était sans doute de même pour cette personne, sinon, pourquoi lui serait-il rentré dedans ? Lui aussi devait avoir du mal à naviguer au travers de ce flot continu de chair, ce qui expliquait certainement la raison de cette rencontre. Séparés, aucun d'eux ne serait parvenu à se sortir de là, mais ensemble, avec un but commun, ils devaient posséder l'énergie nécessaire à une telle prouesse ! Il n'y avait pas d'autre explication possible, c'était même très probablement la raison pour laquelle ils étaient rentrés l'un dans l'autre.

La marée humaine se faisait alors moins présente à mesure qu'ils avançaient, ils pouvaient même déjà en voir la sortie, une brise légère faisant osciller la chevelure d'ivoire de la jeune femme, preuve que le vent parvenait mieux à s'engouffrer ici qu'au milieu de la foule. Elle ressentait également cette oppression s'évanouir un peu, ce qui l'amenait par ailleurs à être un peu moins attentive… Aussi, alors qu'ils pouvaient enfin voir le bord de la rue, la maladresse de Drisnil la rattrapait plus vite qu'elle n'aurait pût l'imaginer en si peu de temps. Elle était tombée en avant, poussant ainsi le jeune homme contre le mur qui se trouvait non loin d'eux. Il n'y avait heureusement pas grand mal, ce même mur avait amorti la chute, mais la jeune femme se trouvait maintenant très proche de lui, son corps partiellement collé contre le sien, elle n'avait qu'à lever les yeux pour voir dans le moindre détail chaque trait de son visage, seuls quelques centimètres les séparant l'un de l'autre.

Immédiatement, quand elle c'était rendue compte de la situation, elle avait sentie le sang lui monter au visage, assombrissant d'avantage sa peau d'ébène au niveau de ses joues. Elle pouvait presque sentir le souffle de cette personne caresser ses lèvres, à tel point que cela la faisait trembler, paralysant aussi bien son corps que sa raison. Miséricorde ! C'était comme dans les mangas Shojo que lui prêtait sa sœur : une rencontre due au hasard, le garçon un peu fétiche au cœur pur et la belle mais maladroite demoiselle. Elle ne devait surtout pas croiser son regard, sinon… ! Trop tard… Elle venait tout juste de lever un peu plus les yeux pour l'observer, ses prunelles d'ambre se plongeant dans les siennes comme si elle cherchait désormais à lire en lui. Elle devait impérativement se sortir de cette situation on ne peut plus embarrassante, sinon elle se retrouverait bientôt en train de l'embrasser, ou bien peut-être est-ce que ce serait lui qui amorcerait un tel geste, mais qu'importe, le résultat ne serait au final pas différent.

Elle ne devait pas paniquer, ce n'était pas parce que son cœur battait très vite dans sa poitrine – poitrine d'ailleurs collée au torse du garçon – qu'elle devait être inquiète. Dans les livres, il y avait toujours quelque chose qui venait interrompre cet instant, surtout qu'elle ne pouvait pas encore l'embrasser : elle ne savait même pas comment il s'appelait ! Dans les mangas, le jeune homme ne chercherait pas à brusquer la demoiselle, il rougirait probablement et s'excuserait pour ça, ce qui mettrait alors un terme à cet échange brûlant de regard. Dans les histoires, ce n'était pas possible que les choses se passent aussi vite, les protagonistes devaient d'abord apprendre à faire plus ample connaissance. Mais dans la réalité, qu'est-ce qu'il se passait vraiment… ?
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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Ven 17 Mai - 13:31

Une sorte de brouillard épais avait couvert ma vision, et au travers de la foule, je suivais une idée, plus qu'une direction. L'acte faisait transpirer mon cœur d'une adrénaline mêlée à une auto-satisfaction naïve. Un je ne sais quoi qui me donnait l'impression de vivre une aventure fabuleuse, comme une sorte d'être chevaleresque sortant d'une guerre la veuve d'un brave homme dignement empalé par un pieux de balistique. En tout cas je ne sortait pas ma main de la sienne, comme une lourde responsabilité.
J'avais remarqué son relâchement de garde, et l'être humain que j’entrapercevais me donnais l'impression d'être prisonnière d'une partie de son propre caractère. J'aimais essayer de comprendre les gens intéressants et spéciaux. Chaque tension entre nos mains, chaque regard perdu ou décidé qu'elle laissait trainer, chaque soupir ou chaque surprise, je m'y intéressais comme un indice de plus pour connaître cette personne.

La foule décroissait, et avec son départ, une fatigue m'emplit. Je ne sais pas si c'était le fait d'avoir trop réfléchi, une réaction à l'intensité perçue du moment, ou bien la force du soleil qui toquait à mes tempes brûlantes.
Dans ma course je sentis comme un déséquilibre, et, me tournant pour en connaître l'origine, j'eu à peine le temps d’apercevoir un cuir chevelu qui glissa sur mon menton pour projeter ma poitrine contre le mur qui se trouvait derrière moi. Le déplacement ne fut pas violent, mais rapide, et quelques secondes de désorientations s'en suivirent. Ma main rouverte laissa une marque de sang sur le mur, en s'y agrippant, comme pour rester debout. Mon souffle se fit plus précis, plus contrôlé, et plus chaud. Mes yeux cherchaient un point où s'accrocher, et au bout d'un court instant, trouvèrent refuge dans ceux de la jeune femme.

Le temps de me rendre compte de la nature exacte de notre position, de la chaleur de son corps et de la profondeur de son regard, il s'écoula tellement de temps que je me trouvais lent à la réaction. Je glissais un peu sur le coté en m'écartant du mur pour visualiser l'étendue des dégâts, mais tout cela en une seconde. Tout fut exécuté avec un légèreté, comme l'aurait fait un enfant svelte et joueur. Une forme de retraite mêlée de convenance, de gêne et d'inquiétude. Une sorte d’ambiguïté innocente. Tout de suite je retirais tout contact en nous et avec un rire un peu trop réservé, je glissais:

"Je pense qu'il serait plus prudent de ralentir l'allure maintenant, on ne risque plus de se faire piétiner!"

Dans ma naïveté habituelle, mon sourire blanc démonstratif témoignait d'une incrédulité presque maladive. J'eus l'éclair de génie de me rendre compte de l'état étrange de déstabilisation émotionnelle dans lequel se trouvait ma protégée.

"Hey, tout vas-bien? Si vous voulez je peux vous accompagner, même si je ne sais pas vraiment où vous allez, j'ai un peu de temps devant moi..."

Je ne me rendais compte qu'après coup que parler du temps que j'avais à accorder était assez peu courtois mais ce qui est dit est dit. Ma main douloureuse avait maintenant foulé un mur couvert de salissures, et nécessitait quelques soins, mais toujours avec une habileté de jongleur, je cachais toujours le bon flanc pour qu'il n'entre jamais dans son champ de vision.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Ven 24 Mai - 18:50

Paralysée par cet enchaînement d'événements qu'elle ne savait comment gérer, Drisnil n'osait même pas détacher son regard de celui de cet inconnu, comme si elle craignait qu'il puisse profiter de l'occasion pour tenter le diable. Mais l'attente de le voir faire quelque chose était aussi insoutenable que la situation en elle même, et si vous vous disiez qu'elle pourrait très bien agir pour voir comment cela évoluerait, elle n'en était tout simplement pas capable dans la mesure où son esprit lui disait que c'était à l'homme de faire le premier pas. Cet échange brûlant de regard durait donc, elle avait bien écartée un peu ses lèvres dans un petit bruit sourd facilement couvert par la foule derrière elle, son doux souffle chaud en ayant profité pour s'échapper, mais même cela n'avait pas suffit à le faire bouger. Ou bien, peut-être que si, car peu après il finissait par opter par une tactique de fuite sur le côté, ce qui en un sens décevait un peu la demoiselle pour la simple et bonne raison qu'elle avait à un moment nourrit l'espoir de vivre une nouvelle aventure avec ce jeune homme. Mais la déception n'était pas grand chose en comparaison du sentiment de soulagement qui l'envahissait, car peu importe à quel point elle aurait voulue expérimenter de nouvelles choses, elle manquait bien trop de confiance en elle pour réellement pouvoir vivre ça.

Riant donc de chœur avec lui, bien que nerveusement, elle se demandait s'il n'y avait pas une métaphore cachée derrière ses mots, comme quoi ils feraient mieux d'apprendre à se connaître avant de brûler les étapes, quelque chose comme ça… Mais elle ne voyait pas trop ce que venait faire la peuplade là dedans, sauf si cela était une manière subtile d'introduire sa phrase aux nombreux sens. Toujours est-il que dans le sens premier des choses, ils étaient en effet hors de « danger » maintenant, bien qu'elle ne devait pas avoir l'air bien plus rassurée.
« Ha ha ! Oui, nous sommes maintenant en sécurité ! » Elle essayait néanmoins d'avoir l'air rayonnante. Non, elle l'était naturellement, sa grâce naturelle ainsi que sa beauté enchanteresse ne pouvaient jamais être altérés ! Elle essayait donc plutôt d'être chaleureuse et amicale, avant de finalement s'incliner respectueusement à l'égard de ce garçon : après tout, elle ne serait pas là sans lui. « Je vous remercie, c'est grâce à vous si j'ai pût arriver sans encombre de l'autre côté. »
A la manière dont elle c'était penchée pour le remercier, les jambes bien droites et le haut du corps presque perpendiculaire au reste, il allait sans doute imaginer qu'elle avait pût avoir une éducation bien strict, ce qui était plus ou moins le cas en réalité. Ce n'était pas sa mère qui s'en était chargée vu qu'elle était bien trop occupée, mais une sorte de… gouvernante. Même si en soit, elle tenait surtout cette manie de s'incliner avec respect de son travail de serveuse au Cosplay Café, son rôle lui collant parfois un peu trop à la peau, même si c'était sans doute ce qui faisait qu'elle attirait tant de clients au sein de l'établissement, car elle était devenue naturellement ainsi et cela rendait donc le service que plus appréciable encore.

Mais voilà que maintenant il se souciait d'elle, ce qui avait pour mérite de mettre dans l'embarras la demoiselle. Est-ce que c'était par réel soucis de son cas qu'il souhaitait l'accompagner, ou bien est-ce que c'était la dernière technique de drague à la mode ? L'un comme l'autre serait gênant à dire vrai, surtout que les deux n'étaient pas incompatibles. Les joues un peu rouge, elle détournait donc le regard sans trop savoir quoi répondre. Pour la plupart des gens c'était peut-être une question simple, mais pour Drisnil, c'était extrêmement compliqué ! En soit, elle n'avait pas de raison d'aller mal, surtout maintenant qu'elle était arrivée de l'autre côté de cette foule de personnes, mais le fait qu'il se soucie d'elle – que ce soit par intérêt ou non – était plutôt déstabilisant, aussi ne pouvait-elle donc pas répondre être au mieux de sa forme. De plus, elle allait bien avant qu'il ne lui pose la question, or elle avait due montrer le contraire pour qu'il l'interroge, aussi devait-elle savoir ce qui l'avait laissé penser qu'elle pouvait ne pas aller bien pour pouvoir lui répondre, et actuellement, elle n'en trouvait pas la raison. De quoi ? Vous trouvez qu'elle est trop compliquée ? Rassurez-vous, c'est une réaction tout à fait normale !
« Euh… Je… vais bien… » Son embarras était au moins aussi visible sur son visage que dans la manière dont elle s'exprimait. D'ailleurs, son accent germanique ressortait un peu à cet instant, signe que ses émotions prenaient doucement le pas sur ses pensées. Elle faisait néanmoins un effort pour être la plus lucide possible, mais rappelons qu'initialement, elle n'était clairement pas douée en ce qui concernait les relations sociables ! « Si… cela ne vous dérange… Nous pourrions peut-être nous asseoir un peu… histoire de discuter… Non ? »
Elle battait doucement des cils, ayant toujours l'air aussi peu confiante à faire une pareille demande. Elle regardait alors un peu atour d'elle, aussi bien pour fuir son regard que pour voir où est-ce qu'ils pourraient s'installer, jusqu'à remarquer un banc de pierre un peu plus loin. Déglutissant, elle venait alors fermer les yeux pour attraper son poignet avec douceur, le tirant ensuite là bas sans réellement lui laisser le choix. Elle venait de toucher quelqu'un de sa propre initiative… elle avait du mal à y croire. Mais sans doute ne voulait-elle pas qu'il puisse lui faire faux bond. Une fois devant le banc, elle le lâchait pour ensuite passer ses mains sous ses fesses de manière à ce que sa tenue ne soit pas froissée, attendant qu'il s'installe pour reprendre la parole.
« Alors, qu'est-ce qui a pût vous amener à traverser cette foule de manière si matinale ? » Une question particulièrement simple pour engager la conversation, mais qui pouvait découler sur des discussions ayant de l'intérêt. Sur l'instant, vu qu'elle était un peu tête en l'air, elle n'avait pas pensée à lui demander comment il s'appelait, ce qui aurait pût faciliter le dialogue. Non, à la place elle se contentait de pousser un peu plus loin sa curiosité. « Vous vous rendiez sur votre lieu de travail peut-être ? Que faites vous dans la vie ? »
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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Lun 27 Mai - 11:36

Bien sûr, il était purement impossible que je remarque la gêne évidente occasionnée par sa question, mais quelque chose n'était pas normal, et je le sentais. Lorsque, à ma grande surprise, la jeune femme me remercia de manière tant chaleureuse que formelle, une sorte de contradiction commença à agiter mes cellules grises. Tant de facettes du caractère de cette jeune personne m'étaient dévoilées, mêlées, en si peu de temps. Cette gratitude alors qu'elle semblait prétendre que l'aide était une sorte de dû.. C'est comme s'il manquait un maillon à ma chaine réflexive pour que je comprenne, mais non... Impossible d'y trouver quelconque logique, et plus la situation durait et plus des contradictions apparaissaient.

J'en fis de nombreuses conclusions tout en gardant à l'esprit que je pouvais me tromper, et au beau milieu de ma réflexion intense, je l'écoutais devenir aussi rouge qu'une tomate gorgée de soleil en plein saison. Elle qui semblait pressée et préoccupée prétendais être en pleine forme alors que tout indiquait le contraire dans son attitude, et sans même que je n'arrive à trouver quoi dire, elle demandais si je pouvais rester à bavarder un peu...

Oui, j'avais le temps. Mais j'avais seulement songé à la raccompagné. Je n'avais pas songé une seule seconde à l'idée de rester discuter, d'autant plus que si je reste trop longtemps ici, à discuter, je n'aurais pas le temps de la raccompagner... Ma foi, elle fait ses choix, et si elle préfère ma compagnie à mon escorte, je lui doit au moins ça. Mais au final elle prit la décision pour moi d'un manière assez expéditive, en m'accrochant le poignet et en m'entrainant sagement vers un lieu qu'elle avait repéré. Par chance la bonne main, mais l'autre, ma tête était trop prise par autre chose pour que cela reste l'un de mes centres d'attention.

Je m'installais confortablement de biais pour être toujours en face de la demoiselle. Je m'obligeais à modérer ma curiosité à son égard en ne la fixant pas avec excès. Une question fut posée, mais je ne l'entendis pas vraiment, pourtant j’opinais du chef en étant persuadé d'avoir au moins compris le sens général de la question, alors que pas du tout, trop de voix dans ma tête. Elle ne s'en rendit pas compte, et elle enchaina directement sur une précision de sa question première. Avec une mauvaise foi intérieure redoutable, je me persuadait : "C'est bien ce que j'avais compris".

En fait, j'allais sur le chemin de l'Académie dans l'espoir d'y décrocher un poste. Ils n'ont pas d'enseignement de Théâtre et j'espérais les convaincre de me prendre pour... Enfin... Enseigner quoi...

M'expliqueriez vous que je venais de sortir que je faisais du théâtre comme si tout le monde était au courant alors que personne? Ce serait inutile. Je parlais machinalement, avec tellement de pensées qui se superposées que j'en oubliais totalement que je venais de dire quelque chose qu'elle était forcément, vu qu'on venait de se rencontré, obligée d'ignorer.
Je pensais alors au temps passé ici. Tout en calmant mon cerveau devenu un peu encombrant, je m'imaginais qu'elle allait penser que j'avais un rendez-vous, une heure à respecter, et avec une certaine panique, dans une précipitation soudaine, je ne put m'empêcher d'ajouter :

Mais, je n'ai pas de rendez vous, alors... Ca ira... J'ai le temps.

Cette discussion n'avait pas commencée réellement, mais ma curiosité était embrasée. J'avais une envie mortelle de comprendre les aspects étrange de cette personne, et mon intérêt devait très probablement transpirer au travers de mes yeux à tiers-clos, qui avaient la volonté pourtant de paraître calmes et sans objectif.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Jeu 6 Juin - 9:38

Les mains posées sur ses cuisses, Drisnil regardait avec une attention toute particulière ce jeune homme qu'elle venait rencontrée dans des circonstances toujours aussi spéciales. Elle avait l'habitude de faire des bourdes ce qui l'amenait toujours à attirer l'attention d'au moins une personne sur elle, mais pour une fois elle était tout de même plutôt satisfaite d'avoir pût le conduire au niveau d'un banc dans le simple but de discuter et de faire plus ample connaissance. En temps normal elle ce serait mise à rougir, à bégayer, elle n'aurait même pas osée croiser son regard et finalement ils ce seraient certainement séparés en s'excusant mutuellement. Elle se demandait si c'était à cause de ce qu'il dégageait, un sentiment de normalité qu'elle avait connue lorsqu'elle était encore en Allemagne à côtoyer des humains qui l'avait amenée à pouvoir procéder ainsi, la rendant plus confiante. Il était également possible que ce soit en raison de la foule tout autour d'eux : elle était une Elfe Noire, elle devait donc se montrer comme une personne socialement supérieur aux autres ! Les deux étaient probablement vrais, les circonstances avaient tout simplement rendues les choses plus aisées.

Elle attendait donc assez surprise d'entendre une telle chose à son sujet. Ne disait-on pas que la pension regroupait l'élite des professeurs ? Et il cherchait à intégrer se prestige ? Deux suppositions venaient donc à l'esprit de notre chère Drisnil. En premier, il était possible qu'il ne soit pas conscient de ça, et même si c'était le cas il était quelqu'un qui essayait de se vanter ou bien il se surestimait. En second, il pouvait tout aussi bien être conscient d'être suffisamment bon, ayant passé une bonne partie de sa vie à cela. La belle elfe aimait beaucoup la seconde théorie. Cela prêtait à penser qu'il était tout simplement quelqu'un dont la vie personnelle et la vie professionnelle étaient deux choses bien distinctes. Il semblait être une personne qui se lançait tout simplement dans son projet d'avenir, donc il manquait encore un peu d'assurance.

Elle analysait le moindre détail, elle voulait savoir comment fonctionnait cet homme, deviner un peu son existence. Elle l'avait déjà fait il n'y a pas si longtemps à son travail, au Cosplay Café, avec un homme en costume, quelqu'un d'inhabituelle pour sa clientèle. Elle l'avait trouvée un peu étrange alors elle c'était permise de deviner sa personnalité, son identité. Elle avait plutôt bien réussie son coup cette fois là. Il y avait des fois où elle faisait ce genre de rencontre, celle où elle pouvait parvenir à discuter avec un parfait inconnu. Quand ce n'était pas le cas, elle était gênée, embarrassée, n'osant rien faire, pas même croiser le regard de la personne. Au fond, elle était plutôt fière d'elle.
« D-Désolée si je vous retarde… » Lâcha t-elle un peu tristement, comme si elle avait un peu l'impression de l'ennuyer… Elle aussi avait quelque chose à faire avant de le rencontrer, mais elle n'avait pas pensée que c'était également son cas à lui. Elle culpabilisait un petit peu… « Et… Euh… Pardonnez-moi, je ne sais pas trop quoi dire… Je n'ai pas l'habitude de rencontrer des inconnus… »
Elle se sentait un peu obligée de se justifier, elle n'était vraiment pas à l'aise, surtout maintenant qu'elle s'en voulait. Elle baissait simplement la tête en regardant qu'elle jouait avec ses doigts, les joues un peu rouge, le regard un peu triste. Pour un peu et l'on aurait même pût penser qu'elle allait se mettre à pleurer. Au fond, elle donnait un peu l'impression d'être encore une enfant…

Elle restait donc là, sans bouger, ne sachant quoi faire. Elle pensait un peu le comprendre maintenant, mais elle n'arrivait pas à agir, ne sachant pas quoi faire. C'était son véritable problème, elle n'avait aucune confiance en elle. Quand elle travaillait au café, elle était dans un rôle en permanence pour servir les clients, mais là elle ne pouvait tout simplement rien faire… Vous vous dites sûrement qu'elle pourrait tout simplement rentrer dans l'un de ses personnages pour être sociale, mais ça, elle ne pouvait pas le faire. C'était impossible, bien trop différent, il n'y avait pas l'ambiance et le costume. On pouvait donc dire que d'une certaine façon, elle faisait du théâtre elle aussi… Il ne semblait pas si différents tous les deux, mais il leur était malheureusement difficile de pouvoir établir un quelconque lien pour le moment.

Et puis elle voyait enfin quelque chose qui surpassait sa gêne. Sa réaction était presque impulsive, quelque chose qui l'avait frappée. Elle n'osant pas porter son regard sur lui, aussi elle regardait au niveau de ses jambes et elle remarquait ce détail qui faisait remplir son cœur de différentes émotions. Il y avait une peine immense, qui faisait jaillir des perles le long de ses joues d'ébène… Et puis, il y avait cette colère grandissante, qui aurait presque pût la rendre destructrice.
« Votre main ! » Elle venait rapidement attraper son poignet pour le tourner face à elle et le rapprochait. Elle se faisait tout de même assez douce pour ne pas lui faire mal, mais on voyait qu'elle ne lui laissait pas le choix, aussi bien dans ses gestes que dans son regard. « Pourquoi vous ne m'avez rien dit… ? » Oui, elle était inquiète pour ce jeune homme alors qu'elle ne le connaissait pas, tout comme elle lui en voulait pour avoir caché une telle chose. « Vous devez faire attention avec ce genre de chose ! J'avais l'habitude d'être blessée par le passé, je sais de quoi je parle. »
Plus particulièrement durant son enfance et même si elle n'avait jamais de souvenir de la raison pour laquelle elle était blessée, les conséquentes étaient toujours gravées dans son esprit… On lui avait toujours dit qu'elle était maladroite, mais peut-être est-ce que c'était à cause de ça qu'elle l'était devenue socialement…

Pour le moment, elle se relevait : ils en avaient fini avec leur discussion sur le banc. Elle devait agir, faire quelque chose pour arranger sa blessure. Elle le tirait donc un peu pour le forcer à se relever et commençait à marcher, évitant les passants alors qu'elle en avait pourtant été incapable auparavant. Elle faisait attention à sa main, n'hésitant pas à avoir un regard froid et sévère à tout ceux qui étaient susceptible de se mettre sur son chemin. Elle était une Elfe Noire et elle avait une dette envers cet homme. Il l'avait sorti de cette marée de chair un peu plus tôt, aussi devait-elle maintenant faire quelque chose pour lui. De toute manière, ils auraient l'occasion de discuter aussi bien en même temps que par la suite.
« Nous devons trouver une pharmacie, je vais acheter de quoi vous nettoyer ça. » Après tout, elle avait de l'argent sur elle, elle avait prévue de faire le plein de fourniture à la base histoire d'être prête pour toute son année. « Je ne vais pas vous laisser comme ça, surtout si vous avez un entretien. » Lui lâcha t-elle cette fois-ci dans un léger sourire, toujours aussi lunatique la belle. « Et puis nous pourrons mieux parler quand il y aura moins de monde. »

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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Ven 7 Juin - 11:06

En plein de dans le mile. Je me doutais qu'elle n'avait, en effet pas l'habitude des rencontres. C'était donc bien ce genre de personne. A la fois j'en déduisais de nouvelle choses, et cela chassait d'anciennes conclusions. Mais d'autres doutes persistaient. Il fallait que j’arrête de trop réfléchir, ou j'allais imploser. Il se passa comme un moment de silence que je ressentis comme étant d'une intensité, et d'une longueur extrême. Puis tout d'un coup son regard s’arrêta sur un point que ma réflexion avait oublié, ma main.

Mon cœur se mit à battre, et prit d'une panique assez excessive, comme si elle venait de découvrir le secret le plus caché de mon être, comme si un plan complexe datant de 100ans venait de s'effondrer. Tandis que je donnais à la fois un image de moi des plus paniquée en étant persuadé de contrôler la situation, je cherchais une solution rapide au problème. Mais non seulement c'était trop tard, mais en plus je ne m'expliquais déjà plus trop pourquoi je l'avais caché... Peut-être pour ce qui allait arriver.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la jeune femme m'avait empoigné la main pour en observer la balafre, et d'un air qui me parut à la fois inquiet et accusateur, voire matriarcal, me demanda pourquoi je n'en avais pas parlé plus tôt. Je ne le savais pas moi même, et si j'avais pu, je serais rentré tout entier dans une coquille de noix, tellement elle semblait contrariée. Cette forme d'inquiétude était à la fois adorable et effrayante, à tel point que je m'en sentais paniqué et flatté à la fois, comme un gamin grondé par sa mère. En fait, elle n'était pas si brusque et si effrayante, mais l'espèce d'obsession de cacher cette blessure que j'avais, faisait que ma perception de la découverte de cette plaie était exagérée. Très exagérée en réalité... Mais d'autres facteurs entrent en compte, notamment ce changement immédiat d'attitude, précédé par un arrêt net et précis sur l'objet incriminé : ma main.

En fait, en l'écoutant me parler, un phrase se grava évidemment mon esprit. Si des mots pouvaient bien même le feu aux poudres de ma curiosité maladive, s'était bien "l'habitude d'être blessée par le passé". Cette étrange confession non maîtrisée pouvait en dire long sur elle. Mais si ces mots s'imprimèrent en moi, je n'avais pour l'instant pas le loisir d'y réfléchir plus amplement. M'agrippant de toute sa volonté, elle m'attira à travers le foule dans l'espoir, que dis-je, la certitude, de trouver un pharmacie, et vue sa détermination, je ne donne pas cher du pharmacien s'il est un peu lent!

Sur le chemin, elle écartait le passants avec un facilité déconcertante, à en jurer que ce n'était pas la même personne frêle qui a corps perdu, s'était élancé dans l'espoir de traverser la chaussée, et qui m'avait heurter sans même y faire attention. La gêne, la panique, les airs qu'elle se sentait obligée de se donner parfois... Tout ça semblait avoir laissé place à une forme de cas d'urgence qui concernait en fait l’hémorragie plus si légère que ça d'un membre dont je ne sentais même pas la douleur. Je pense qu'à ce moment là, malgré le fait que dans la vitesse et la contrainte de velours noir qu'elle m'imposait, je manquais de nombreuses fois de trébucher, que je trainais un peu la patte, quelque chose m'apparaissait comme évident à l'esprit, c'était assez rare mais c'était évident : Je commençais vraiment à apprécier le caractère de cette personne.

Quelque chose de louche planait sur cette plaie. Mine de rien, jamais je n'avais bronché, émis de râle ou même grimacé de douleur. Et au vu de l'analyse qu'elle avait faite de la blessure, je me demandé, paranoïaque complet, si mon absence de douleur allait la choquer. Aussi, comme pour me persuader qu'elle ne remarquerait rien, je m'imposais de sentir la douleur dans ma main. Et bien ce fut une erreur, et je compris tout de suite la profondeur de l'égratignure. Rien de bien grave, mais de très douloureux. Enfin sortit ce petit râle de surprise face à la douleur revenue. Je masquais la douleur de nouveau, je n'avais pas envie de devoir la supporter plus longtemps. D'ailleurs je pense que le fait de ne jamais ressentir la douleur fait que quand je décide de la sentir j'y suis plus sensible que les autres... Par manque d'habitude...

Je ne savais pas si je devais l’arrêter pour la rassurer, je me voyais mal me faire payer des soins en pharmacie et puis d'un autre coté... Cet élan... Je n'avais pas envie de l’arrêter... Je la rembourserai en lui payant un verre plus tard... Même si j'essayais souvent de me persuader que pour ce genre de choses, il n'y avait pas de dettes, j'avais du mal à recevoir sans prévoir de rendre tôt ou tard... Ce qui dans certain cas peut être un défaut des plus problématique...

Je révisais mon plan de la ville... La prochaine pharmacie... Aïe... En effet c'est loin. A y réfléchir nous sommes à 3 rues actuellement de ma trousse personnelle à pharmacie. Et même si je ne pense pas que ce soit un bonne idée de l'entraîner de ce genre de rues, tout le monde m'y connais... Il suffit que je reste avec elle quand elle partira et tout ce passerait sans problèmes... En même temps restait dans ma tête la nature incorrecte de mon entreprise. Mais des choses incorrectes, j'en avais faites et j'en ferais encore, sans aucun doute! Et puis, elle voulait parler loin du monde? Je ne connais pas d'endroit plus calme, tranquille et reculer que mon petit théâtre planqué.

Attendez, mon théâtre est à deux pas et j'y ai tout ce qu'il faut, et puis la pharmacie la plus proche ne l'est pas tant que ça... Je n'ai pas d'argent sur moi et je m'en voudrais de vous faire dépenser le votre...

Je devais juste rajouter de quoi l'inclure pour ne pas la rendre inutile à tout cela, et ne pas briser sa lancée... Même si je pense que je l'avais déjà bien arrêtée à ce moment là, malheureusement.

Vous pourriez me faire le bandage là-bas, avec une seule main pour moi... C'est difficile... Hum

Je crois que je mis plusieurs secondes à me rendre compte de la nature ridicule de cette phrase. Mais au fond, ce n'était pas faux.
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Cobalt

MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mar 23 Juil - 15:06

Alors qu'elle était prête à traverser ciel et terre pour trouver une pharmacie, la foule se montrait toujours aussi incessante. Mais cette fois-ci, Drisnil n'avait aucune difficulté à la traverser, dominant tout ceux qui avaient l'audace de se mettre sur son chemin en les écartant de sa main libre. Parfois, elle n'avait même pas besoin de lever le petit doigt, un simple regard particulièrement meurtrier lui suffisait à faire fuir les passants les moins téméraires. Et après tout, c'était parfaitement naturel pour elle : en tant qu'Elfe Noir, elle possédait une prestance suffisante pour que tous aient à s'incliner à sa simple présence. Pour un peu et elle aurait pût exiger que toutes les personnes ici présentes s'agenouillent devant elle avec respect, et que tout ceux qui refuseraient d'obéir se verraient châtier de la plus horrible manière… Mais à côté de ça, elle était parfaitement consciente que le monde ne pouvait pas cesser de tourner simplement pour elle, sans parler du fait qu'elle tenait à la vie de ceux qui pouvaient être ses sujets, aussi devait-elle leur laisser un minimum de liberté.

Soudain, alors qu'elle avançait à bon rythme, elle se voyait arrêter par les paroles de l'inconnu qu'elle souhaitait aider. Se tournant vers lui au milieu de la foule, elle écoutait ce qu'il avait à dire en analysant minutieusement le moindre de ses mots. Pendant un instant, elle avait bien crue qu'il allait chercher à se dérober en refusant toute aide, mais il n'était semble t-il pas assez idiot pour lui faire cet affront. Non, à la place il lui proposait une alternative qui semblait bien arrangeante, peut-être même un peu trop…

L'esprit volatile de l'Elfe à la peau sombre lui faisait imaginer que tout cela n'était que mise en scène. Peut-être que cet inconnu avait prévu tout cela dès lors où il avait trouvé une proie dans ses filets, et qu'il souhaitait maintenant l'emmener dans un endroit à l'écart pour… Dieu sait quoi. Sans doute était-elle trop imaginative, mais après tout elle ne connaissait pas du tout cet individu, aussi ne pouvait-elle donc savoir de quoi il était capable. C'est alors qu'elle se remémorait sa pensée précédente, celle comme quoi cette histoire ressemblait un peu à un manga Shojo, et cela pouvait donc également concorder avec la situation : le jeune homme était trop intimidé pour se laisser aller en public, aussi désirait-il rejoindre un lieu à l'abri des regards avant de faire sa déclaration ! Tiraillée entre la haine qu'il soit un mauvais bougre et le fait qu'il pouvait être un potentiel prince charmant, Drisnil rougissait alors que pourtant l'expression de son visage ne démontrait pas la moindre trace de gêne. Finalement, elle se disait qu'elle allait devoir accepter sa proposition pour connaître le fin mot de l'histoire. Et s'il tentait quoi que ce soit de déplacé, elle n'aurait qu'à consumer son existence de ses flammes purificatrices.
« Très bien, je vous laisse donc guider la marche. » Finissait-il par dire tout en soupirant, néanmoins un peu dépitée qu'il n'est pas eût cette idée plus tôt. Mais après tout, c'était sa santé à lui qui était en jeu, et bien qu'elle lui reprochait de ne pas y faire davantage attention, elle ne pouvait pas dire que c'était son problème. « Mais hâtez-vous je vous prie, plus vite cela sera traité et moins vous aurez à souffrir. »
Finalement, bien qu'elle avait montrée un peu de sympathie un instant plus tôt, sa nonchalance avait fini par reprendre le dessus, bien qu'il ne fallait pas douter que d'une minute à l'autre, elle pourrait de nouveau se montrer radieuse. Elle le laissait donc passer devant sans pour autant lâcher son poignet, d'une part pour ne pas le perdre de vue, mais d'autre part car en le lui tenant ainsi, sa blessure se trouvait entre eux et elle était donc moins sujette à rentrer en contact avec des passants bien indignés. La belle jeune femme le suivait donc bien docilement et pouvait donc avec joie constater que ce n'était effectivement pas très loin. Mais en fin de compte, c'était loin d'être ce qui frappait le plus la demoiselle, car ce changement radical dans l'ambiance entre la rue principale et celle où il semblait vouloir l'emmener avait vraiment de quoi la déstabiliser, à tel point qu'elle se montrait tout de suite bien moins confiante…

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MessageSujet: Re: En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]   Mer 24 Juil - 10:25

Je ne faisais plus vraiment attention à la situation de mon poignet. Je menais cette fois la marche en remarquant que j'étais moins efficace, et que ces trois rues ne sont pas très courtes, il faut l'avouer.

Dès la première rue, la foule commença à se faire moins dense, puis nous sommes rentrés dans une petite rue, en contournant par l'ouest, qui ressemblait à ces rues de vieux quartiers laissés à l'abandon. Elle était divisée en une allée, très étroite, et la rue elle même qui donnait sur une placette peu spacieuse, mais grand lieu de rendez-vous par ici. C'était étrange de trouver une rue qui faisait ancienne dans le quartier neuf de la ville, mais nous sommes vraiment sur le bord du quartier, prêt des vieux bâtiments, anciennement riches, maintenant habités par des vagabonds.
Notre marche, de par ma propre allure, se ralentit. J'imagine que j'ai ressenti l'inquiétude qui planait autour de la jeune femme. D'un autre coté, ce n'est pas le genre de rues à traverser à toute hâte, sinon on se fait immédiatement remarqué par quelques chercheurs d'ennuis.

L'allée que nous franchissions était très sale et très malodorante. Mais il n'y avait pas de chemin que je connaissais mieux, et le détour aurait été de taille sans passer par ici. Un bruit de couvercle de poubelle tombé fit fuir un rat qui tentait de se glisser à l'intérieur. Prenant la moitié de l'allée, affalé sur le mur de droite, sous une fenêtre cassée se trouvait Henri, le marin. Il avait toujours des histoires à raconter, mais tout le monde n'avait pas la patience d'écouter les récits d'un ancien marin d'Amsterdam en mal de pays, mais plein d'alcool. Si son haleine empestait le mauvais vin, ses vêtements, eux, en lambeaux et laissant apparaître une partie du ventre, ne sentaient plus le sale depuis longtemps, mais l'urine récente mal séchée. Une gamelle avec trois centimes divisés en deux pièces trônait sur une boite en bois qu'il gardait sans jamais avoir avoué ce qu'il avait caché dedans. C'était sa manière de faire la manche.

"Mais c'est l'minot du monstre!" s'écria t'il en me voyant approcher.
"Alors, s'est trouvé une belle, le salopard? Hmm? Vlà l'beau diamant mon gars!"
Il me regardait, rayonnant de sa dent en or et de son regard franc et sincère. Ici, la loi et les mœurs n'étaient pas ceux de dehors. On ne se choquait pas pour rien, et on apprenait la légèreté, et l'humour mauvais. On aimait apprendre qu'un forme de beauté pouvait côtoyer la médiocrité d'une situation pitoyable.

Henri, bois un coup et tourne les yeux, tu vas l'effrayer!

S'en suivit le rire gras du Henri, et je lui répondis de mon rire habituel, blanc mais discret.

Tandis que nous avions dépassé Henri, il s'écria au travers de la rue : "Faudra qu'tu passes lire l'papier à JoJo, tu sais elle va pas bien la bonne femme. L'est malade, ça lui f'rait plaisir!"

J'y passe demain!Ciao Henri!

Et le vieil ivrogne acheva seul sa bouteille tandis que nous entrions dans la rue donnant sur la placette. Un ancien bar abandonné tenait de refuge à des jeunes qui discutait en fumant des substances qui couvraient l'odeur précédente. De l'autre coté de la rue, Sélie et Farès, ceux qu'on surnomme les orphelins français malgré qu'ils soient nés ici, jouaient avec une sorte de sabre en plastique abîmé, probablement trouvé ou volé dans un quartier riche. Les yeux s’illuminant à mon approche, ils commencèrent à courir vers moi en criant "Adris, Adris" Et se rendant compte que j'étais accompagné, ils s’arrêtèrent nets, et mirent les mains dans le dos d'une manière trop éduquée, et Sélie seule sortit de toute ses dents écartées : "Bonjours Adris!". Je ne leur répondit que d'un bonjours de la main et d'un sourire. Après quelques pas, je me retourne juste rapidement pour leur lancer:

N'oubliez pas, demain huit heure, hmm?

Un hochement de tête plus tard, ils étaient repartis vers le vieil Henri pour écouter sa centième histoire de voyage. Nous nous sommes engagés dans une seconde rue, très haute, très longue mais très maigre, avec des linges étendus entre les bâtiments, et un sol en pavé gris sale, puis nous avons vite tourné sur notre gauche pour entrer dans une impasse sombre, plus sombre encore que les rues précédentes. une ambiance étrange, comme en suspend temporel planait. On ne voyait plus le sol à cause des taules et des linges au dessus des têtes. Quelques têtes aux fenêtres m'adressèrent un bonjours, et très vite, nous nous retrouvions en face d'un gros portail de taule opaque. J'ouvris une petit porte à cadenas à code à 6 chiffres sur le coté, puis je pénétrais dans la cour du Monstre. Ce jardin à l'abandon plein de vieilles choses rouillées, d'herbes sèches et de sa propre ambiance, donnait sur une sorte de hangar très spacieux sans fenêtres. Une porte ouvrait sur une antichambre extérieure au hangar, et un panneau tordu et pas mal incliné indiquait "Théâtre du Monstre".
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En chemin [Drisnil Dana Shrineerune + Libre]

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