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 Werewolf Gladiale [Terminé]

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MessageSujet: Werewolf Gladiale [Terminé]   Jeu 31 Jan - 22:49


WEREWOLF Gladiale
« D'innombrables étoiles éclairent la lune, et pourtant juste une seule semble pouvoir s'y refléter… »


Acharné

Feat Alexei Dinoia
From Tales of Vesperia

INFOS GENERALES

Nom : Werewolf. Le destin est un connard, c'est sans doute ce qu'il vous répondrait, bien que dans les faits, il doit cela à la personne qui l'a reccueillit quand il n'était encore qu'un jeune chien errant. Mais comme il n'avait pas d'identité, il fallait bien lui en donner une pour facilité l'échange avec les autres, alors au fil du temps, et ce bien qu'au début cela lui fût difficile, il se fît à l'idée de porter quelque chose d'aussi ironique et ridicule, et ce même si pour le commun des mortels, cela n'avait pas grande signification.

Prénom(s) : Il ne connaît pas son véritable prénom, et il doit avouer que ce n'est plus vraiment au goût du jour au vue du temps qui s'est écoulé. Lorsque l'on en vint à le ramasser, on lui laissa le choix pour ce qui serait son nouveau nom d'usage, et c'est Gladiale qu'il sélectionna. La sonorité de celui-ci lui fait aujourd'hui penser aux gladiateurs, une image forte qu'il apprécit particulièrement. Les autres propositions fûrent toutefois gardées comme second prénoms, Daedalus, un mot d'une langue oubliée n'ayant plus aucune signification, ainsi que Megalyth, qui désignait d'ancien monument de tout âge et tout temps.

Surnom(s) : Dans les faits, il a écopé de bien des surnoms au cours de sa vie, mais si l'un d'eux devait rester d'actualité, ce serait celui de « Décharné ». Celui-ci peut tout aussi bien lui venir du fait qu'il a vécu la famine pendant des années, et qu'il arborait donc une apparence squelettique. Mais il pourrait tout aussi bien être plus métaphorique et venir du fait que lorsque pour un loup-garou, il a un peu perdu la nature de ce qu'il était, qu'il a perdu l'essence de ce qui faisait de lui un être si exceptionnel pour redevenir plus humain. Certains disent aussi que c'est parce qu'il avait la fâcheuse tendance de retirer tous les muscles de ses victimes et de n'en laisser que des tas d'os ruisselant de sang.

Âge : Concrètement, il serait difficile pour lui de donner son âge exact. Mais il a environ mille cinq cent ans puisqu'il a vécu presque entièrement l'époque du Moyen-Âge.

Nationalité(s) : C'est plutôt difficile à dire pour lui, mais ce serait sans doute Française vu que c'est là qu'il a passé le plus clair de son temps. Mais il ne donne pas énormément d'importance à cela, il considère faire avant tout parti du monde que d'un pays en particulier, et avec les multiples identités qu'il a eu, c'est un peu faussé...

Lieu de naissance : Il serait bien impossible pour lui de dire où il est né exactement puisqu'il ne s'en souvient pas et s'il considérait l'endroit où il s'est réveillé comme son attache, il ne serait également pas capable d'en dire bien plus. Néanmoins, il apprit plus tard qu'il était en France, aussi considère t-il ce pays comme étant sa région d'origine.

Orientation S. : Pourquoi se restreindre à une seule et unique chose ? Pourquoi ne chercher du plaisir que dans ce que les lois de la nature ont initialement dictés ? Pourquoi êtes-vous trop con pour comprendre que le désir n'a de limite que votre imagination ? Vous l'aurez compris, il est libertin, se fichant bien du sexe de sa ou son partenaire, tout ce qui l'importe c'est de s'amuser, et ce même si pour cela il faut que le corps soit agréable à regarder. Ah ! Et plus on est de fou, plus l'on crit, comme il dit.
Mais bon, il reste fidèle à son épouse, juste qu'il aimerait parfois s'amuser un peu plus avec elle, et ce bien qu'il sait que c'est un rêve qu'il ne risque pas de réaliser de si tôt… Quoi que ? Il sait comment la charmer.

Occupation : Cela en surprendra peut-être plus d'un au vue de la nature de l'animal, mais Gladiale est professeur d'Art de la Chevalerie. De part l'époque à laquelle il est né et ce qu'il a accomplit, il ne connait que trop bien les valeurs qui font d'un Homme un véritable chevalier, fidèle et loyal. Selon lui, c'est une des plus belles choses que le monde est jamais créé, plus qu'un simple statut, un véritable mode de vie. Aussi, bien qu'il s'agit maintenant de temps révolus, son arrivée sur Hiromae était pour lui une véritable aubaine. Dans un endroit comme celui-ci, il allait pouvoir inculquer aux jeunes générations les valeurs auxquelles il c'était toujours tenu, essayer de restaurer cette image du passé dont il rêve encore souvent aujourd'hui. C'est avec cette idée en tête qu'il est devenu professeur.

Race : Vous le sentirait tout de suite si un jour vous le voyez sous une pluie torrentielle. Et non, ce ne sera pas un quelconque sixième sens, mais bel et bien votre odorat qui vous dira ce qu'il est vraiment. En effet, l'odeur de chien mouillé ne pourra pas vous échapper ! Et pour cause, il est de ces Hommes qui ont la capacité de se changer en des bêtes sauvages et féroces, les loup-garous. Il est d'ailleurs déconseillé de l'énerver, car il aura très vite tendance à se transformer à la moindre veine se formant sur son front. Mais pire encore, cela réduira ses vêtements en lambeaux, et Dieu sait qu'il déteste faire du shopping… Enfin, rassurez-vous : il n'y a que peu de choses qui peuvent véritablement le faire sortir de ses gonds.

Pouvoir(s) : Manipulation de sa propre densité, un pouvoir qui lui permet de changer certaines propriétés de son corps pour accroître ses résistances et bien que cela soit éprouvant pour lui, cela semble marcher de concert avec sa régénération naturelle. Le Sens gustatif est quand à lui un pouvoir qui lui permet simplement… d'être un véritable prodigue culinaire.

Niveau de licence : L'acharnement dont il a fait preuve tout le long de sa vie a semble t-il été récompensé quand il est arrivé sur l'île et qu'il a été au courant de ce système de quêtes. En effet, Gladiale est un rang S, et sans doute pas n'importe lequel puisqu'il a passé les différents niveaux d'examens en très peu de temps. Pour lui, il était inutile de rester à un rang plus bas et son raisonnement est très simple : il y a des personnes pour s'occuper des tâches moins importantes. Ce n'est pas de la vantardise, mais simplement la vérité. Les jeunes générations évoluent au fur et à mesure, certains ne pourront même jamais atteindre le rang qu'il possède, alors c'est lui qui doit s'occuper des missions de ce niveau. Dans le même état d'esprit, il sait qu'il ne pourra sans doute jamais accéder à un rang supérieur et ne le voudrait probablement pas puisqu'il considère que ce n'est pas son rôle.



PHYSIQUE

Si vous n'observiez que sa silhouette, vous en frissoneriez. En effet, de loin Gladiale est le genre de personne que l'on trouverait inquiétante, tant par sa corpulence que par l'aura qu'il dégage. Il semble planer autour de lui une atmosphère oppressante, sans doute à cause des nombreuses bataille qu'il a mené, il n'a certainement pas l'air très amical. On pourrait même dire qu'il est agressif, que les passants s'écartent sur son passage tant il impose le respect et la crainte.

Pourtant, si vous vous risquez à l'approcher, l'ambiance change du tout au tout, à tel point que vous auriez l'impression d'être dans l'œil du cyclone. Il donne enfin l'impression d'être quelqu'un de calme, de parfaitement posé. Vous pourriez même éprouver de la sympathie à son égard, l'envie de lui parler et d'en savoir un peu plus à son sujet.

Et justement, venons-y, maintenant que vous pouvez l'observer sous toutes les coutures. Déjà, il est grand, avoisionnant le mètre quatre-vingt. Quatre-vingt douze pour être exact. Sa corpulence est plutôt importante, dévoilant des muscles saillants même au travers de ses vêtements. Et il ne fait nul doute que cette chair a été forgée au fil du temps et des combats, que ce n'est pas de la gonflette et qu'il sait s'en servir. On peut donc dire qu'il est bien proportionné, qu'il ne donne pas l'impression d'être trop grand en comparaison de la taille de ses muscles, ni même qu'il est trop mince.

Si l'on rentre dans le détail, on peut remarquer que ses bras et ses jambes son ses atouts les plus efficaces. Dans le moindre de ses gestes, il semble avoir une telle adresse qu'il ne fait nul doute qu'il place sa fierté en ces parties là de son corps. Et il semble également prendre soin de son corps, entre son pouvoir qui le fatigue énormément et les nombreuses bataille qu'il a mené, il a dû prendre l'habitude de se ménager. Mais cela va également avec son apparence entière : il fait toujours en sorte d'être rasé, ses cheveux sont correctement entretenus, il fait preuve d'une tenue irréprochable, jugeant que c'était de rigueur par le passé quand il devait se présenter devant d'autres Seigneurs.


MORAL

Quand on regard Gladiale, l'on se rend tout de suite compte qu'il est quelqu'un de froid et de distant. Ce qui trahit cela, c'est son regard : il a beau faire des efforts pour être social, il n'y peut rien, il n'est pas capable d'afficher un sourire sincère, il y a toujours une autre expression qui vient se mélanger à ses lèvres légèrement remontées, faussant toute sympathie de sa part. Cela peut aussi bien être un sourcil levé, qui laissera à penser qu'il est tout simplement perplexe, ou bien alors un sourire en coin qui lui sera moqueur. En soit, ce n'est pas qu'il n'aime pas sourire, bien au contraire, si on lui demandait il répondrait sincèrement qu'il aimerait pouvoir le faire, mais c'est plutôt qu'il a l'impression de ne pas avoir le droit de pouvoir offrir un sourire joyeux à qui que ce soit, comme s'il craignait que la bête en lui effraie les autres en étant ainsi, que l'on ne verrait pas ses dents mais les crocs d'un prédateur. Aussi en général cherche t-il à rester parfaitement stoïque, à ne pas laisser la moindre émotion se lire sur son visage, seule la dureté se lisant sur ses traits alors qu'il reste toujours quelqu'un de droit. Si un inconnu l'aborde, il en restera néanmoins courtois et bien éduqué, mais gardera une certaine distance, refusant de se dévoiler, conscient que certaines personnes pourraient vouloir tirer profit de la moindre faiblesse.

Mais il reste néanmoins agréable à cotoyer, conversant toujours avec une aisance toute particulière. Bien sûr, il semble parfois être un peu maladroit, prenant le temps de chercher ses mots pour ne pas faire d'erreur, aussi donne t-il un peu l'impression d'être plus pensif que la plupart des gens, mais c'est toujours pour revenir de plus belle dans la conversation. Aussi, bien qu'il ne montre pas beaucoup d'émotions, l'on peut aisément se rendre compte qu'il est quelqu'un de très attentif, s'intéressant toujours à ce que lui dise les autres, aussi anodin puisse être le sujet. Et au moindre signe de contrariété, il fera toujours en sorte de réparer ses erreurs s'il en est la cause, ou bien de venir en aide à tierce personne si cela est dans ses cordes.

Mais cela n'est qu'une de ses facettes, un des côtés de la pièce. L'autre veux qu'il soit nettement plus chaleureux qu'il n'y paraît, bien plus amical et souriant. Il est également encore plus serviable, n'hésitant jamais à proposer ses services pour tout ou pour rien, prétextant que cela lui fait plaisir. Il donnerait même l'impression de faire passer le bien-être des autres avant son propre bonheur. Mais au final, il ne lui faut pas grand chose pour être réellement heureux, le simple fait de savoir qu'il a pût faire quelque chose de bien pour autrui lui suffit, il n'en demande pas plus. Le reste, que la personne soit visiblement satisfaite ou non, qu'elle le remercie ou soit totalement indifférente, ce n'est plus réellement son problème. Tant qu'il essaie, c'est le plus important.

Après, il existe une dernière possibilité à cette pièce qui compose sa personnalité, à savoir, la tranche. Il y a très peu de chance que vous tombiez un jour dessus, et en réalité il faut vraiment le vouloir, mais dans ces cas là, il se révèle être extrêmement dangereux, comme si tous les doutes que vous aviez pût avoir jusque là étaient fondés... Bien sûr, il ne voudra jamais en arriver à une telle extrêmité, mais c'est une possibilité qu'il faut toujours envisager...

Enfin, pour l'individu en lui même, il aime s'amuser quand il le peut, mais cela en petit comité. Il n'aime pas vraiment se faire remarquer, habitude qu'il a gardé de toutes les fois où il devait fuir pour sa survie. Il n'a pas une très bonne mémoire des dates et est plutôt mauvais en géographie, aussi, même s'il a vécu durant bien des années dans bien des pays, il ne serait pas vraiment capable de dire où ni même quand, il ne fait qu'une vague estimation.





POUVOIR(S)
RACE : Loup-garou.

Description de(s) pouvoir(s):

• Sens gustatif :
En soit, ce pouvoir ne semble pas servir à grand chose, il ne lui permet que de voir son sens du goût être poussé à l'extrême. En effet, il est beaucoup plus sensible que celui de la plupart des gens, à tel point que s'il n'aime pas le parfum de quelque chose – ce qui nous en conviendront est assez rare dans la mesure où il avait autrefois mangé de la chair humaine sans sourciller – il peut avoir des haut le cœur et rendre tout ce qu'il a sur l'estomac. Mais en somme, il est capable de faire quelque chose de bon avec à peu près n'importe quoi !
L'une des autres propriétés de ce pouvoir est qu'il est incapable d'oublier le goût de quelque chose, ce qui est assez pratique au vue de sa longue longévité. Il est également en mesure de préparer des plats vraiment bons puisqu'il sait toujours quoi rajouter pour relever le goût ou bien pour lui en donner d'avantage, ce qui est une véritable extase pour les papilles. Mais il n'a jamais pensé, ne serait-ce qu'une seule seconde à profiter de ce don et d'en faire son métier, non, il se contente uniquement de préparer de délicieux repas pour sa femme et de manière un peu plus occasionnelle, pour des invités. C'est un plaisir, et cela doit le rester.


• Manipulation de sa propre densité :
Ce pouvoir permet à Gladiale de modifier la structure physique de son corps, ou du moins, c'est sans doute ainsi qu'il serait le plus simple de résumer la chose. Dans les faits, c'est plus complexe que cela : la peau reste de la peau, la chair de la chair et les os des os, mais il peut choisir de renforcer physiquement son organisme afin de donner l'impression de frapper contre une matière plus dure que prévue, ou à l'inverse, faire en sorte que l'on est l'impression d'attaquer quelque chose qui absorbe plus facilement les coups.
Concrètement, cela lui permet donc de renforcer ses attributs physiques, qu'ils soient offensif ou défensif. Par exemple, il pourra encaisser plus aisément certains types de dommages ou bien augmenter la puissance de ses coups quand il frappe. Dans l'autre sens, cela pourrait lui permettre de mieux absorber un impact dans le cas d'une frappe contondante. Il est toutefois inutile de préciser que même si l'on a l'impression de s'en prendre à une matière différente que celle à laquelle l'on s'attendait, cela est extrêmement éprouvant pour lui, d'une part car les dommages seront bien présents, mais également car maintenir un tel don est fatiguant pour son corps. De plus, il lui est nettement plus facile pour lui de donner l'impression d'être solide comme le roc plutôt que d'avoir l'impression d'être une flaque d'eau.


Statistiques :

TYPE : Aucun_ANO : Charme ; Souffrance
FORCE : 100 _ DEF : 20 _ MAG : 0 _ RES : 0 _ DEX : 100 _ VIT : 80
DMGP : 950 - 1 140 _ DMGM : 0 _ DEFP : 160 _ DEFM : 0 _ PV : 8 000

Objet(s) :

Collbrande ( DMGP +150 ).
C'est l'épée qu'il a le plus longtemps utilisée, une arme fidèle qui l'avait accompagnée dans bien de ses voyages. La garde semble être vieille et usée, et si l'on pourrait douter de son tranchant, il faudrait demander l'avis de toutes les créatures qu'il a tranché grâce à cette lame d'un autre temps. C'est une lame longue et large pouvant être maniée à une ou deux mains, une épée bâtarde en somme, néanmoins un peu plus stylisée que la plupart des armes de ce genre. Gladiale a toujours pensé qu'un outil comme celui-ci était amplement suffisant pour se battre, mais que si la situation l'exigeait, il pourrait parfaitement abandonner cette arme pour se servir de ses poings...








HORS RP
« Trois p'tits chars, trois p'tits chars, trois p'tits chars, chars, chars ! »

    Who are you ? : L'on m'a donné bien des noms, tel Dieu, le Tout Puissant ou bien alors Mon Seigneur. Mais plus couramment, l'on me nomme… Ah merde, j'ai plus d'encre.

    Présence : 04/10. Enfin, je pense que ce sera plus, mais je préfère voir à la baisse et être plus présent que prévu plutôt que l'inverse.

    Comment avez-vous connu le forum ? Comment le trouvez-vous ? : Je l'ai pas connu personnellement, mais je le trouve plutôt sympathique et séduisant !

    Code : Nyan ! It's okay ♥
 



Dernière édition par Werewolf Gladiale le Lun 25 Fév - 19:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Jeu 31 Jan - 22:52

HISTOIRE • LIVRE I


Chapitre I • La bête qui sommeillait.

Vous le connaissez tous, ce moment où il fait incroyablement sombre autour de vous mais où vous vous sentez tellement bien que ce n'est même pas un problème. Vous l'avez déjà vécu, sans la moindre exception, que ce soit de votre grè ou bien à cause d'un coup dur du destin, cet instant où rien ne semble pouvoir vous troubler, où ce qui vous entoure n'a pas de grande importance. Un peu comme un monde à part, votre monde, celui où vous pourriez faire tout et n'importe quoi sans que personne ne puisse vous réprimander, y compris si ce que vous désirez est contraire à l'éthique. Et comme tout le monde, vous avez également été forcé d'ouvrir les yeux un jour, perturbé dans votre sommeil ou bien plus simplement car votre corps n'avait plus besoin de repos. Il est également possible que quelques fois, en vous réveillant, vous ayez pût vous dire qu'il serait idiot de ne pas en profiter encore un peu car vous aviez tout votre temps devant vous.

Doucement, le jeune homme revenait donc se coucher, n'ayant pas vraiment fait attention à son environnement pour l'instant. Il était si épuisé qu'il ne savait pas réellement où il se trouvait à dire vrai, ni même qui il était, mais c'était bien le dernier de ses soucis, tout ce qui lui importait été de continuer de prendre du repos. Cela vous est peut-être aussi arrivé, de vivre une nuit si agréable que vous ne saviez plus vraiment qui vous êtiez. Dans son cas, ce n'était pas qu'une simple impression, il ne savait réellement plus qui il avait pût être avant de s'endormir, et lorsqu'il le compris, c'est soudainement qu'il se redressa sur ses deux jambes, paniquant à l'idée de ne plus se souvenir de son identité. Autour de lui, une plaine sur plusieurs kilomètres et une forêt relativement dense, mais rien d'autre, pas le moindre signe de civilisation. Le Soleil se trouvait juste sous ses yeux, l'éclairant lui qui n'était pourtant rien en l'état actuel des choses, reflettant sa lumière rouge sur le monde entier. Ce devait être le matin car peu à peu le ciel devenait d'une couleur plus froide, alors que pourtant le monde lui se réchauffait car il était engloutit par plus de lumière.

Mais aussi fascinant que puisse être ce spectacle pour cette personne qui était telle un nouveau-né, il pouvait sentir ses jambes se faire extrêmement lourde et sa vue être de plus en plus trouble. Lentement, il tendait donc une main devant lui, essayant de se rattraper au vide, mais tout ce qui en résultait été sa chute sur le sol, retombant dans la poussière sur laquelle il dormait quelques instants plus tôt. Il pouvait sentir le moindre gravier rentrer dans sa peau, la moindre pointe déchirant sa chair alors que la terre en profitait pour se glisser dans cette nouvelle blessure, formant des points de sang au niveau de ses rotules. Mais en cet instant, ce n'était pas sa réelle préoccupation, car s'il avait déjà le problème majeur de savoir qui il était, en amenant une main au niveau de son cou il pouvait remarquer que sa peau était pleine d'irrégularité. Ce n'était pas vraiment des boursouflures due à une brûleure, ni même une cicatrice, c'était vraiment quelque chose d'unique au monde, que l'on ne retrouvait que pour une seule chose. En soit, cela pouvait sans doute rappeler de la terre qui avait séchée, mais la texture était tout de même un peu plus lisse. Son premier réflexe était de gratter doucement sa peau, cherchant à comprendre ce que cela pouvait bien être et voir si cela s'enlevait, et au beau de quelques secondes, il sentait cette matière s'effriter en une fine poudre, venant se loger sous ses ongles déjà pleins d'impuretés. Mais là, en guise de premier souvenir comme quoi il avait posé les yeux sur ses mains, il assistait à un horrible spectacle dont il était l'acteur principale…

Ses mains étaient recouvertes de cette même couche désagréable et qui lui donnait l'impression qu'au moindre mouvement elle se mettait à craqueler. Enfin, sous le reflet d'un ciel encore rougeatre, il constatait que lui aussi était de la même couleur, bien qu'elle était nettement plus foncée. Il écarta alors ses doigts, sentant cette sorte de peau se fissurer et tomber au sol comme la poudre carmin qu'il avait maintenant sous les ongles. Et en portant le regard sur ses avant-bras, il ne pouvait pas manquer le fait que tout son corps était couvert de cette membrane couleur bordeau, aussi baissait-il les yeux sur la plus grande partie de son corps, à savoir son torse. En soit, ce qui lui sautait au visage n'était pas tant le fait qu'il soit presque nu – en effet, il ne portait qu'une sorte de haillon de tissu en guise de pantalon – mais plutôt que la presque totalité de son corps était rouge, et les parties qui ne l'étaient pas été pleine de poussière. Mais surtout, en baissant la tête, il avait pût sentir quelque chose lui tirer dans le dos, comme si son crâne était accroché. Portant rapidement une main au-dessus de lui, il sentait que ses cheveux n'avaient pas non plus échappé au bain qu'il avait dû prendre, mais surtout qu'ils étaient vraiment long, car plus il descendait sa main sur sa nuque, plus il sentait que sa chevelure allait de plus en plus bas, et qu'elle était donc collée à cette couche rouge qui recouvrait son corps.

Qui était-il ? Où était-il ? Et pourquoi se trouvait-il être dans un tel état ? Il n'avait pas vraiment le temps de trouver la moindre réponse que déjà, il sentait une forte odeur arriver à ses narines, le genre d'odeur que l'on ne pouvait oublier dès lors où l'on en venait à la sentir une fois tant elle marquait notre esprit. Et sans qu'il ne sache pourquoi, il bascula de nouveau en avant, mettant ses mains devant lui pour se rattraper et cracha tout ce qu'il pouvait avoir dans l'estomac, quoi que ça puisse être. Le fluide était chaud et si en soit l'on devinait facilement sa couleur, l'on remarquait tout de même des filaments du même rouge que celui qui recouvrait son corps.

Il se sentait horriblement épuisé, la sensation de vide dans son corps ne l'aidant pas vraiment à y comprendre grand chose. Néanmoins, quand il fût certain de s'être calmé et enfin accomodé de l'odeur répugnante qui l'entourait, il se redressa pour se trouver de nouveau sur ses deux jambes, regardant une nouvelle fois autour de lui. Ce garçon était perdu, ne sachant même pas ce qu'il pouvait faire. Il était totalement livré à lui même, et naissait en lui une sorte de rage immense et incontrôlable. Longuement, il essaya d'exprimer ce qu'il avait sur le cœur, sa gorge semblant enrouée, bloquée et extrêmement séche. Pendant plusieurs minutes l'on ne pouvait entendre qu'un bruit sourd et rauque, celui de son cri qui restait étouffé, puis alors qu'il voulait exprimer des mots, seul un hurlement déchirant se faisait entendre… Au-delà de sa mémoire, même sa parole lui avait été prise. Et alors que son regard était dirigé vers le ciel, son cri résonnant dans toute cette étendue sauvage autour de lui, il pouvait observer les oiseaux prendre peur et s'éloigner. Il avait faim, et il allait devoir vivre par ses propres moyens désormais, et ce tout en cherchant à comprendre ce qu'il lui était arrivé, ainsi que la personne qu'il était…


Chapitre II • Quand l'instinct prend le dessus.

Cette forêt sombre près de laquelle il c'était réveillé était son habitat. Au début, il avait longuement vagabondé afin de trouver un point d'eau, non pas pour se laver, après tout c'était une notion qui le dépassait un peu et ce n'était pas vraiment sa priorité, mais afin de pouvoir boire. Peut-être que la chance était de son côté, ou bien peut-être est-ce que c'était le destin, difficile à dire, mais une rivière parcourait cette forêt, aussi se précipitait-il vers celle-ci, plongeant sa tête dans l'eau avec hâte en buvant de grande gorgée. Il pouvait sentir cette eau froide et clair glisser dans sa gorge, et pour la première fois depuis qu'il était réveillé, il avait l'impression de se sentir bien. C'était un plaisir tout ce qu'il y avait de plus normal, celui d'apprécier une chose totalement anodine dans la vie, mais cela lui semblait tellement bon qu'il en avait les larmes aux yeux. Ce n'était pas tant car il allait pouvoir continuer de vivre, mais vraiment car pour lui, ce cadeau que lui offrait la nature avait quelque chose de divin…

Mais si la question de l'eau était réglée, il allait également devoir manger. Alors quand il fût assuré de s'être suffisamment hydraté, il se mît en quête de nourriture, faisant bien attention de ne pas s'éloigner de trop de la rivière qui était pour le moment son premier et unique point de repère. Il déambula longuement dans cette étendue verte, cherchant la moindre chose à se mettre sous la dent. Il avait bien vu des rongeurs, mais ceux-ci étaient rapides et lui échappaient toujours, et quand il remarquait un fruit qui pourrait être comestible dans un arbre, il ne faisait que s'écorcher les mains sur l'écorce en essayant d'escalader, pour ensuite tomber lamentablement… Il y avait néanmoins un détail qu'il avait remarqué en tentant de chasser : lorsqu'il se blessait, son corps cicatrisait extrêmement vite, et il ne restait jamais de trace de ses égratignures. Mais il était encore trop jeune pour vraiment chercher à comprendre, aussi continuait-il sa quête qui semblait désespérée.

Au bout de quelques heures sans rien avoir trouvé à se mettre sous la dent, il en vînt à retourner près de la rivière, s'essayant au bord de celle-ci, grognant son mécontentement. Pourquoi est-ce que c'était si difficile de vivre ? Il avait beau se poser la question, il restait parfaitement incapable de trouver la moindre réponse, ne pouvant mettre aucun mot dessus. De temps en temps il se regardait, touchant son visage, son buste, ses bras ou ses jambes, mais il ne comprenait rien. Il ne savait même pas ce qu'il était vraiment car il ne savait tout simplement rien. Il pensait uniquement être seul, et qu'il le resterait… Alors il venait de nouveau boire, un peu plus lentement, moins assoiffé, ne faisant pas vraiment attention au bruit qui l'entourait. Et puis, quand il relevait les yeux juste devant lui, il pouvait voir une biche, buvant elle aussi dans l'eau de la rivière. Quand est-elle arrivée ? Il n'en savait rien, mais il comprenait qu'elle était bien plus silencieuse que lui. Il resta donc ainsi longuement à l'observer alors qu'elle faisait de même. À cet instant, un profond désir sauvage naissait dans son cœur, exactement comme au moment où il avait poussé ce cri déchirant, mais cette fois-ci il restait là, sans bouger. Il sentait son rythme cardiaque s'emballer, vibrer dans son corps tout entier. Il avait si faim, et là, juste devant lui se trouvait une potentielle source de nourriture. Qu'attendait-il ? C'est comme s'il voulait voir la peur de la part de cette bête, qu'il désirait du plus profond de son être lui faire comprendre qu'elle était condamnée, qu'elle allait lui servir de repas. Mais au bout d'un moment, elle partait à toute hâte, et le garçon bondissait, traversant la rivière ! Mais lamentablement il s'effondrait, ses jambes ayant du mal à suivre à cause du courant et l'animal s'échappait rapidement, alors que déjà au bout de quelques secondes il n'était plus visible… Venant frapper l'eau qui l'avait retenu à plusieurs reprises, il s'épuisait d'avantage, et puis au bout de quelques minutes il abandonnant finalement, rejoingnant la terre ferme, trempé. Il avait froid, et il s'écroulait lentement, fermant les yeux. Est-ce qu'il allait mourir ? Tuer par une biche car elle lui avait échappé, ce n'était clairement pas ce qu'il y avait de plus glorieux, mais en cet instant, il s'en fichait…

Quand il rouvrit les yeux, il était sec, mais un peu trop d'ailleurs. Rapidement, il porta une main à ses lèvres, et il pouvait sentir cette même couche rouge se faire plus abondante. Mais avant de pouvoir se poser la moindre question, il remarquait qu'il faisait nuit mais qu'à nouveau, le Soleil n'allait pas tarder à se montrer de nouveau. Lentement, il tentait donc de se lever de nouveau, se rendant compte qu'il n'avait aucun mal alors que pourtant, avant de sombrer il se sentait horriblement faible. Il essayait d'avancer, mais il trébucha sur quelque chose d'assez mou, grognant d'énervement. Qui avait bien pût poser cette biche éventrée sur son chemin ?! Le temps qu'il comprenne que c'était celle qu'il avait vu s'enfuir tout à l'heure et que le sang qu'il avait sur le visage était celui de cette pauvre créature, l'astre qui illuminait le monde était déjà bien haut dans le ciel…


Chapitre III • La révélation.

Des scènes comme celle-ci se répétaient de plus en plus souvent. À chaque fois il se réveillait sans jamais se souvenir de quoi que ce soit, jusqu'à ce qu'un jour il reprenne conscience au beau milieu de la nuit. Ce qu'il voyait était des plus étranges. Pour commencer, sa vision : elle semblait plus développée, remarquant le moindre détail, même au beau milieu de cette obscurité. Tous les mouvements de la faune et flore sauvage lui apparaissait, et il ne savait même pas vraiment sur quoi focaliser son attention. Il en était de même pour son ouïe, le moindre bruit lui apparaissait nettement, des sons qu'il aurait jugeait en temps normal anodin, parfaitement naturel. Il avait presque l'impression de pouvoir sentir chaque insecte grouiller sous ses pieds… Mais le plus étrange, c'était sans doute qu'il se sentait libre, capable de bien des prouesses. Il ne contrôlait pas vraiment le moindre de ses mouvements, mais tout lui paraissait simple à faire, le moindre pas par exemple, il avait l'impression de ne même plus sentir ses jambes.

Alors il décidait de baisser les yeux sur son corps, et il remarquait que celui-ci avait grandement changé, à tel point qu'il ne se reconnaissait même pas. Le seul détail qui trahissait vraiment son identité était ce haillon qu'il portait depuis son éveil, mais le reste de son corps, lui, était recouvert de poils des pieds à la tête. Mais il n'en était pas effrayé, simplement surpris et finalement il se plaisait à avoir une apparence comme celle-là. Tel un enfant, il découvrait ce dont il était capable, à commencer par sa force prodigieuse, ses griffes tranchant l'écorce des arbres sans le moindre mal. La détente dans ses jambes lui permettait d'atteindre la cime des arbres et il pouvait guetter le moindre animal avant même que celui-ci ne le repère.

Oui, l'on pouvait dire qu'il s'amusait. Jusqu'à ce qu'une faim insatiable le tiraille de l'intérieur, aussi cherchait-il une proie dont il pourrait se repetre. Elle ne pouvait pas lui opposer grande résistance, puis une fois morte, il se rendait compte qu'il était vraiment facile de faire disparaître une vie. Alors il voulait réessayer, cherchant encore un autre animal, le prédateur qu'il était ne voulant que découvrir un peu plus encore ce dont il était capable. Et une fois encore il tuait, massacrait toutes choses se retrouvant sur sa route. Peu à peu, le sang recouvrait son corps, l'odeur étant telle qu'elle lui donnait d'avantage envie d'y goûter. Plus il en offrait en sacrifice, plus il voulait en offrir, ce cercle vicieux continuant ainsi jusqu'à ce que les choses commencent à dégénérer...

Il avait l'impression de ne plus être totalement maître de ce qu'il faisait, de son corps. Sans qu'il ne sache pourquoi, tuer était devenu un automatisme. Alors qu'il voulait épargner un autre animal, il était déjà en train d'en traquer un autre. Au fur et à mesure, il ne ressentait même plus cet émerveillement qu'il avait pût entrevoir, mais uniquement une haine grandissante. Il avait beau chercher à vouloir se calmer, rien y faisait, il chassait encore et toujours, ayant de plus en plus de mal à se rendre compte qu'il ne voulait plus continuer, seule la penser de tuer hantant son esprit...

Et puis finalement, une chose vînt tout arrêter. La peur. Celle de ne plus jamais pouvoir ressentir cette sensation de liberté qu'il avait eu l'occasion de connaître, de ne plus jamais découvrir. Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, sa volonté avait été suffisamment forte pour qu'il puisse se calmer et reprendre son apparence humaine et bien qu'il était toujours effrayé, il était néanmoins soulagé de se sentir être de nouveau lui même...


Chapitre IV • Un chien perdu.

Il n'avait pas vraiment de notion du temps, les jours se succèdaient simplement et ils étaient toujours pareil. Il voyageait un peu, faisant toujours en sorte de rester près de la rivière, descendant inconsciemment celle-ci, mais en soit, il chassait, se reposait, traquait de nouveau, reprenait du repos, et ainsi de suite… Cela faisait si longtemps qu'il était éveillé désormais, à tel point que le souvenir de ce jour lui semblait lointain, un peu trop même.

Il n'y avait plus vraiment de différence entre l'Homme et la Bête, son comportement humain avait peu à peu disparu – si bien sûr on pouvait dire qu'il avait un jour été présent – et même au beau milieu de cette forêt, il restait une créature sauvage couverte de sang, un prédateur. D'une certaine façon, l'on pouvait dire qu'il régnait en maître sur cette végétation étouffante, plus aucune proie ne pouvant lui échapper. Même sous sa forme initiale il restait un très bon chasseur, réussissant à se fondre dans le décor pour s'approcher le plus près possible de ses proies, utilisant généralement des pierres pour fracasser le crâne des animeaux qu'il comptait se mettre sous la dent. Mais jamais il ne se serait un jour attendu à voir un autre Homme. Immédiatement, il sentit la crainte s'instaurer en lui, un sentiment qu'il ne connaissait pas, mais restait à le toiser, grognant telle la bête qu'il était. Il pouvait déjà sentir l'odeur de sa chair tendre et pas si différente de celles des animaux, alors s'il le devait, il le tuerait lui aussi.

Mais la personne s'approchait de lui, s'exprimant à son intention, et ce bien qu'il ne comprenait pas un traître mot de ce qu'il pouvait raconter. Pour lui, c'était simplement une forme d'hostilité alors il décida de foncer sur lui. C'était sans compter le coup de pied magistral qu'il se prenait en pleine figure, l'envoyant à terre sans qu'il ne comprenne comment cela avait été possible, et l'instant d'après il sombrait, inconscient…

Quand il rouvrit les yeux, il ne pouvait plus observer le ciel car il y avait quelque chose au-dessus de lui. Il ne sentait pas non plus le souffle du vent, il faisait même assez chaud dans cet endroit. Mais plus étonnant encore, il n'y avait plus cette couche épaisse et rouge sur son corps, ni même cette odeur très prononcée. Immédiatement, il se redressait, regardant ce qui se trouvait autour de lui, mais il ne connaissait rien de ce genre de décor, si différent de la forêt dans laquelle il vivait. Une autre personne se trouvait là, très proche, ayant à peu près la même taille que lui mais possédant des traits plus fins, moins marqués. Elle affichait une expression étrange, dévoilant ses dents, mais il ne ressentait pas d'hostilité, simplement une sorte de chaleur qu'il ne pouvait pas expliquer. Mais cette personne qu'il supposait être une jeune femme tendit une main vers lui, et il la repoussa violemment en grognant, reculant sur la surface molle mais néanmoins confortable sur laquelle il se trouvait. Comment pourrait-il accepter qu'on le touche ? Il était le prédateur et eux les proies, ils n'avaient le droit que servir de repas et rien d'autre !

L'homme qu'il avait vu dans la forêt arrivait alors, parlant de nouveau. Lui aussi devait être un autre prédateur, sinon il n'aurait pas été capable de le mettre à mal aussi facilement. Mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était pour qu'elle raison il était toujours en vie. Pourquoi neutraliser une proie si ce n'était pas pour la manger ? Pourquoi est-ce que cet endroit était si différent de la forêt ? Pourquoi est-ce que c'était si bruyant ? Si oppressant ? Étouffant ? Plus le temps passait, et plus il y avait d'autres personnes dans cet endroit, de toutes tailles et de toutes formes, des mâles et femelles. Pour un peu et il aurait pensé être en train de rêver, mais son imagination n'aurait jamais pût concevoir quelque chose d'aussi abjecte…


Chapitre V • Quand l'on dresse un chien sauvage.

Peu importe de quelle manière il tournait la chose, le garçon ne pouvait pas se résoudre à faire confiance aux Hommes, pensant qu'ils n'agissaient que par intérêt. Pendant plusieurs semaines il refusait de se laisser approcher, grondant dès que l'on tendait la main dans sa direction et jetant un regard noir à ceux qui l'observaient. Plus d'une fois, il avait même tenter de s'échapper, mais à chaque fois il pouvait sentir le regard de cette jeune fille être posé sur lui, aussi ne pouvait-il pas fuir dans de telles conditions, il ne fallait qu'aucun ne puisse se rendre compte de son évasion sans quoi l'on partirait probablement à sa recherche. La nuit, il était enfermé dans une pièce à part qu'il ne pouvait ouvrir, se changeant à chaque fois en la bête féroce qui sommeillait en lui, l'adulte le plus coriace le mettant à l'écart des autres et ce bien qu'il ne comprenait pas pourquoi. En soit, il détestait cela, mais au moins il n'y avait personne pour le surveiller, aussi pouvait-il donc se reposer en toute tranquillité.

Mais finalement, son comportement commençait à changer de manière progressive. C'était un jour où le monde était recouvert de blanc, et c'était la première fois qu'il voyait une telle chose, observant cette couche épaisse qui recouvrait tout. D'une certaine manière, il était intrigué par ce qu'il voyait, désireux de vouloir observer cela par lui même, toucher cette poudre qui venait du ciel. La jeune fille le regardait depuis un moment, puis finalement elle vînt le prendre par la main pour le tirer dehors, ayant compris ce qu'il désirait. Aussi surprenant soit-il, cette autre enfant était entrée en contact avec lui sans qu'il ne la repousse. Peut-être n'avait-il pas eût tout de suite conscience de ce qu'il se passait, ou bien peut-être avait-il décidé de supporter cela afin de savoir ce qu'il arriverait. Toujours est-il qu'il se retrouvait donc au beau milieu de la neige, venant poser ses mains encore chaudes au milieu de cette poudre blanche, l'enfonçant jusqu'à ce qu'elle oppose une résistance. Étrangement, il se sentait plutôt bien en contact de cette chose froide, et ce même si son corps finissait par être engourdit.

Depuis ce jour, il acceptait un peu plus la présence des autres personnes dans cet endroit, se laissant peu à peu approcher, ne grognant plus que très rarement. C'est à partir de ce moment là que son éducation pouvait commencer : l'homme qui l'avait reccueillit il y a de cela des semaines essayait de lui faire comprendre le fonctionnement des choses, commençant par des bases. Dans un premier temps, les vêtements, ce qui lui permettait de protéger son corps du froid et de ne pas l'exposer au grand jour. Le garçon en avait déchiré plus d'un, ne trouvant pas cela agréable, trop serré ou bien trop lourd. Pour lui, c'était une restriction et il détestait vraiment ne plus se sentir aussi libre. Vînt ensuite les couverts, puisqu'il ne pouvait se nourrir tel un animal, mais comme le faisaient les Hommes. À de nombreuses reprises, le jeune homme perdait son sang-froid et utilisait sa force exceptionnelle pour retourner la table, râlant en partant ensuite se réfugier dans un coin de la forêt aux abords du bourg dans lequel il vivait désormais. La fillette quand à elle essayait de lui apprendre à parler, mais il mît longtemps avoir réussir à prononcer son premier mot, et celui-ci n'avait rien de très trivial : une insulte qu'il avait entendu de la bouche de l'un des autres habitants de cette maison.

Puis les saisons passèrent, le garçon devenait un jeune homme, cessant chaque jour un peu plus de son comporter comme une bête. Souvent il sentait son sang ne faire qu'un tour en lui, mais il faisait toujours en sorte de réfreiner cette pulsion, sachant qu'il ne devait pas succomber à la tentation et ravager tout ce qui passait à sa portée. Il restait tout de même violent, à tel point que les autres enfants préfèraient l'éviter, jugeant qu'il n'était qu'une brute épaisse, mais lui s'en fichait bien : depuis toujours il était seul et il n'avait certainement pas besoin de la compagnie d'Hommes faibles comme eux. Il avait eût beau faire des efforts pour se rapprocher d'eux, essayant de se sociabiliser comme le lui disait la personne responsable de lui, puisque les autres gosses refusaient de parler avec lui en le traitant de chien sauvage, il n'allait pas s'acharner à cotoyer des gens aussi peu intéressants. Mais quelques fois, il était bien contrait et forcé de faire parler sa rage en frappant sur quelques-uns, en particulier quand on le traitait de vulgaire cabot alors qu'il était un honorable Loup, et ce même s'il ne pouvait pas le dévoiler…


Chapitre VI • Les chiens éprouvent de la reconnaissance.

Maintenant qu'il était en mesure de parler et de comprendre le langage de ses semblables, le garçon allait enfin pouvoir recevoir un nom, et ce après tant d'années à vivre aux côtés des Hommes. Contrairement aux autres enfants avec lesquels il avait grandit, il ne pouvait pas faire parti directement de la famille, il était simplement accueillit au sein de celle-ci, mais il était trop différent pour que l'on puisse prendre le risque d'entacher le nom de toute une Maison. L'homme qui gérait tout ça décida donc de lui trouver un nom dont il pourrait faire usage à sa guise, celui de Werewolf, aussi ironique soit-il. L'enfant n'y voyait cependant aucun inconvéniant : il inspirait la crainte, il était agressif et sonnait agréablement à l'oreille. Mais là où il eût cependant le choix, c'était quand à son prénom, et ce même si l'on lui offrait trois possibilités. Le premier était Daedalus, un mot dont la sonorité était agréable et qui semblait appartenir à une langue déjà oubliée à l'époque. Le second était Gladiale, celui d'une divinité propre à la famille dans laquelle il vivait, et ce même si ce n'était aujourd'hui plus qu'un mythe auquel plus personne ne croyait. Le troisième était Megalyth, qui désignait un ancien édifice colossale selon certaines croyances.

Il ne lui fallut pas longtemps pour choisir le deuxième, beaucoup plus simple à retenir et qui était le moins extravaguant des trois. Ainsi donc il existait enfin auprès des Hommes, après tant d'années d'errance à apprendre à leurs côtés. Il ne ressentait toutefois aucune fierté à faire partie des leurs, bien conscient qu'il était différent et qu'il le serait toujours. Il savait également qu'il inspirait la peur chez bien des gens en tant qu'être humain, et il ne doutait pas une seule seconde que cette effroie serait d'autant plus présent dans leurs esprits si un jour il en arrivait à révéler sa véritable nature. Mais il avait néanmoins juré à la personne qui l'avait récupéré qu'il ferait toujours en sorte de contrôler ses instincts, comprenant que sans ça, il serait traqué et probablement tué, dans le meilleur des cas…

Néanmoins, cela lui laissait à penser que si le maître de maison lui avait dit une telle chose, c'est qu'il n'était pas le seul de son espèce, qu'il devait y en avoir d'autres sans quoi cette crainte n'aurait pas lieu d'être. Et même si cela était tout droit tirée d'un mythe ou d'une légende, il devait y avoir une part de vérité dans tout ça. Jamais il ne pût se résoudre à penser qu'il était le seul à être ainsi, qu'il était le premier né d'une nouvelle race, c'était bien trop invraisemblable…

Puis la jeune fille avec laquelle il vivait et qui avait grandit à ses côtés passait de plus en plus de temps en sa compagnie, voulant toujours sortir elle aussi quand il avait quelque chose à faire en ville, voulant l'accompagner pour la moindre course. Et au fur et à mesure, même s'il ne savait pas encore vraiment ce que c'était, il éprouvait de la reconnaissance à son égard, appréciant et surtout supportant sa présence. Plus d'une fois, il en était même venu à l'aider dans les tâches ménagères qu'elle devait l'effectuer, ce afin de la remercier pour ce qu'elle avait fait pour lui, de l'avoir accepté tel qu'il était alors que pourtant il était arrivé couvert de sang ce jour là… Et plus il passait du temps avec elle, plus il se rendait compte qu'il était important de ne jamais être seul, la chance qu'avaient les Hommes à vivre en société, à se rassembler et à bâtir des choses ensemble. Certes, la vie pouvait paraître cruelle, mais tant que l'on avait quelqu'un à ses côtés il était possible de tout braver. Alors il avait prit sa décision : plus jamais il ne serait un chien errant, et pour elle il serait un animal apprivoisé dont l'on pouvait être fier, car lui l'était d'avoir été éduqué par une telle personne !


Chapitre VII • Le chien est un membre à part entière de la famille.

Il avait continué de grandir, ayant fait tout son possible pour devenir écuyer. En soit, au vue de sa force il aurait nettement préféré devenir chevalier, manier une arme et se trouver sur un champ de bataille était sans aucun doute quelque chose qui lui conviendrait bien plus, mais il n'était pas noble et clairement pas l'aîné de la famille dans laquelle il se trouvait. Néanmoins, il avait prit la décision de demander la main de la fille au père de celle-ci, et il avait accepté, lui disant qu'au moins ainsi il pourrait enfin faire parti de la famille ! Alors il se mariait à elle, n'étant pas très à l'aise avec la bénédiction du Seigneur ou même encore les contacts physiques avec sa femme, mais il voulait réellement s'assurer qu'elle était heureuse, qu'il parvenait à faire son bonheur.

Chaque jour qui passait maintenant qu'il vivait à ses côtés lui semblait différent. Peut-être est-ce que c'était car ils avaient leur propre maison, ou bien peut-être est-ce que c'était parce qu'il n'y avait plus qu'eux deux. Il n'avait jamais autant sourit depuis qu'il était avec elle, et d'ailleurs, c'était même la première fois qu'il souriait vraiment. Elle lui disait souvent qu'elle adorait le voir avec une telle expression, que l'on pouvait se rendre compte qu'il était une personne vraiment douce et gentille. Elle avait osée dire une telle chose alors qu'elle connaissait sa véritable nature, et ce même s'il ne lui avait jamais montrée, elle l'avait certainement entendue et son père avait dû le lui dire… Son innocence était toutefois plaisante à voir, en particulier car lui était toujours si méfiant, au moins il apprenait ce qu'était réellement les émotions en sa compagnie, elle lui apprenait…

Et puis elle décidait finalement de ne rien lui cacher, l'emmenant à l'écart de la civilisation, assez profond dans cette forêt où il avait vécu, plus particulièrement au niveau de cette rivière. Elle n'avait d'ailleurs pas changée : si lui avait grandit, la flore sauvage restait la même, transcendant l'histoire des Hommes, gardant en mémoire l'histoire de ce monde. Peut-être que les arbres étaient les gardiens des souvenirs, du moins, c'est ce qu'il se plaisait à penser. Toujours est-il qu'après cet instant nostalgique, il se dévoila à elle, retirant un à un ses vêtements pour ne pas les déchirer, puis il laissa la rage envahir son sang, le faisant bouillir. Cela faisait des années qu'il n'était pas devenu cette bête, mais la force qui s'écoulait en lui était une véritablement extase ! Est-ce que c'était parce qu'il avait renforcé son corps humain qu'il se sentait aussi puissant ? Aussi libre ? Et le plus surprenant, c'est qu'elle ne semblait même pas avoir peur, ou du moins, elle s'efforçait de ne pas le montrer. Il lisait cela dans ses yeux, le prédateur qu'il était en santé même l'odeur, mais elle lui faisait face, s'approchant lentement pour venir le toucher. Elle lui disait qu'il était fascinant, qu'elle avait bien fait de le prendre pour époux, que son instinct ne l'avait pas trompé. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'elle lui disait, lui demandant donc des explications. Elle lui répondait que c'était l'amour, un mot qu'il avait bien souvent entendu sans jamais en comprendre sa signification, mais maintenant tout se faisait plus clair dans son esprit.

Par la suite, ils étaient rentrés, commençant à couler des jours paisibles dans ce bourg. Autrefois, vivre avait le goût du sang des créatures qu'il chassait. Aujourd'hui, cela avait un parfum particulièrement doux et légèrement sucré…


Chapite VIII • Même les bêtes les plus fortes luttent pour leur vie.

Et puis, la guerre arrivait finalement, une lutte de pouvoir pour une notion qui le dépassait totalement. Comme bien des hommes, il fût appelé à prendre les armes et à se rendre sur le champ de bataille, et ce même si son rôle n'était que d'assister un guerrier que l'on disait plus puissant. Intérieurement, Gladiale savait qu'il serait en mesure de tuer toutes les personnes qui se trouvaient devant lui, et pourtant il devait obéir aveuglément, n'être que le pion d'une personne qui allait en tuer d'autres sans savoir pourquoi. C'est à ce moment là qu'il compris que la race humaine était abjecte. Sous prétexte que l'une personne dirigeait, il fallait prendre les armes pour défendre ses idéaux ? Il fallait qu'il mette sa vie en jeu, pouvant perdre énormément, et ce uniquement pour le profit d'un autre qui continuerait toujours de vivre de manière aisée quoi qu'il arrive ?

Quelle conclusion devait-il en tirer ? Il ne pût le savoir tout de suite car la bataille faisait rage, l'odeur du sang et de la chair brûlée envahissant la plaine dans laquelle ils se battaient. Le chevalier pour lequel il combattait avait même reçu un coup de lance décisive en pleine gorge, et voilà que maintenant il se retrouvait à ne pas savoir quoi faire. Il craignait que son nom ne soit entaché car il n'avait pas défendu son Seigneur au péril de sa vie, aussi devait-il laver cet affront. S'approchant de la dépouille il vînt prendre son épée alors que l'assassin s'approchait désormais de lui. Et s'il aurait pût réveiller la bête qui sommeillait en lui, il savait que l'Inquisition le pourchasserait, et quand ce ne serait pas eux, ce serait les villageois. Alors il utilisa simplement ses capacités humaine puisqu'après tout, il ne c'était pas entraîné pour rien. La lame transperçait le corps de l'ennemi, à la gorge, lui infligeant la même blessure qu'avait reçu le chevalier. Il pouvait entendre la voix du pauvre homme aux portes de La Mort se faire de plus en plus faible, un son guttural dans lequel l'on entendait clairement qu'il implorait la pitié. Mais Gladiale ne connaissait pas ce mot, alors il retira simplement l'épée en terminant de trancher cette tête qui s'effondrait.

S'il ne voulait pas être un chien enchaîné, il allait devoir montrer qu'il valait bien plus que ça. Il fonça donc au milieu des lignes ennemis, tuant les pauvres hommes qui osaient se mettre sur son chemin. Bien sûr, il recevait parfois des coups, mais ses plaies se refermaient lentement, alors il continuait la lutte, sentant ses instincts primaires reprendre le dessus. Mais tout en combattant, il essayait de les empêcher de surgir, sans quoi il marquerait certainement sa fin.

Et puis finalement, la bataille se terminait. Qui avait été victorieux ? Sans doute la faction à laquelle il appartenait, sinon il ne se tiendrait pas debout à l'heure actuelle. Mais il s'en fichait, il était en vie et c'était tout ce qui importait. Un autre chevalier venait le voir, lui disant qu'il avait été remarquable, et ce même si la mort de son Seigneur avait été regrettable. Il allait encore devoir faire ses preuves mais peut-être qu'on jour il pourrait accéder à un rang de noblesse. Ce n'était pas quelque chose qui parlait vraiment à Gladiale, lui n'avait théoriquement pas besoin de ce genre de chose pour vivre aisément, un peu de compagnie lui était amplement suffisant, c'était tout ce qu'il lui fallait pour empêcher ses instincts primaires de se montrer...

Finalement, il était revenu à son village, reprenant sa vie en compagnie de sa femme. Mais déjà, avant même qu'il n'est eût le temps de s'en rendre compte, une autre bataille se préparait, alors il retournait combattre. Et à chaque fois qu'il revenait, une autre survenait toujours, encore et encore… Son épouse vieillissait à vue d'œil alors que lui restait toujours le même, seul son corps se forgeait au fil du temps, donnant l'impression d'être plus usé par la fatigue de la guerre et les muscles qui travaillaient constamment. Il avait acquit un peu plus de notoriété depuis, les gens commençaient à le reconnaître comme un combattant émérité, et il fût même convié à la cour d'un Roi dont il ne se souviendrait jamais du nom, et ce car il pensait que cela ne faisait pas parti de son monde. Sa femme tomba même enceinte, mais le temps jouait contre lui, et peut-être pas seulement…


Chapitre IX • Ne jamais sous-estimer un animal.

Neuf mois plus tard, son fils voyait le jour. Mais une fois encore, le destin semblait être contre lui... En effet, si son épouse avait déjà suffisamment souffert de cet accouchement, voir que sa progéniture était de la même chair que son père semblait l'anéantir. Bien sûr, elle appréciait Gladiale pour ce qu'il était et jamais elle n'aurait méprisée son fils pour cette même raison, si seulement le monde acceptait qu'il puisse y avoir des êtres différents. Le père essayait toutefois de contrôler les instincts de son enfant, n'hésitant pas à user de sa force pour le contraindre à se calmer. Malmener ainsi la chair de sa chair ne l'enchantait guère, il avait l'impression de perdre encore un peu plus son humanité, mais c'était un mal nécessaire.

Jusqu'à ce qu'un jour son enfant parvienne à s'enfuir de la maison pour se rendre en ville, et ce sous sa forme bestiale. Entre temps, il était parvenu à accéder au rang de chevalier, le Roi l'ayant reconnu comme digne d'un tel titre. Il ne possédait certes que très peu de terres, mais nul ne doutait que l'on lui en offrirait d'autres s'il continuait d'accomplir des prouesses comme il en avait toujours fait jusque là. Aussi, quand sa descendance causa des troubles en ville, il ne l'apprit que plus tard puisqu'il était en voyage dans l'un de ses domaines. La nouvelle avait beau lui avoir été apportée rapidement, il était déjà trop tard, le mal était fait... Il y avait eu des victimes et des rumeurs commençaient à être colportées, surtout que son fils était toujours porté disparu, aussi il ne faisait donc nul doute qu'il allait de nouveau devoir chasser.

Il décidait donc d'attendre la tombée de la nuit, l'arme à la main. Son épouse avait bien entendue essayait de l'en empêcher, mais il était résolu à en finir. Il était celui qui avait engendré une telle chose, celui qui avait propagé en ce monde le fléau qu'il représenté, et voilà que maintenant cette chose qui était son fils semait le chaos autour de lui, perturbant son existence qu'il avait eût tant de mal à mettre sur pied, ruinant tous les efforts qu'il avait fait pour s'efforcer d'être humain. Aussi, quand la jeune bête se présentait devant lui, il n'hésita pas une seule seconde avant de le traquer au beau milieu des ruelles de la ville. Il était le Seigneur de cet endroit, il ne pouvait pas laisser sa propre progéniture mettre en péril la vie de ses sujets. Alors finalement, pour protéger le plus de vie possible, il avait été contraint et forcé de faire ce sacrifice, celui de tuer son enfant...

Longuement, il était resté devant sa dépouille, son épée à la main, le regard plongé sur le corps sans vie. Il s'en souviendrait toujours, il pleuvait ce jour là, l'eau se mélangeant à tout le sang qu'il avait répandu durant cette chasse. Il se rendait compte qu'il n'était pas si différent de ce qu'il venait d'abattre, ils étaient exactement pareils d'ailleurs, lui avait simplement l'apparence d'un Homme. Mais plus encore que la pluie, il se souviendrait sans doute toujours du regard de son fils. Évidemment, pour le commun des mortels c'était celui d'une bête, une créature immonde et tout droit sortie d'un conte ou d'un mythe, mais lui qui l'avait affronté avait pût voir autre chose. La peur. La même peur qu'il avait connu quand il avait été reccueilli. Il ne chassait pas par choix, mais par instinct. Il ne tuait pas de sang-froid, mais parce qu'il ne pouvait faire autrement. Tous les deux n'étaient que des animaux qui avaient cherchés à éliminer les Hommes, les menaces, avant que ce ne soit eux qui entreprennent de s'en charger. Ils ne voulaient pas être traqués, ils voulaient tout simplement survivre... Il se rendait compte de l'atrocité qu'il venait de commettre, tuer son propre enfant pour protéger des gens qui n'hésiteraient pourtant pas une seule seconde à l'amener sur un bûcher s'ils apprennaient sa véritable nature. Et cette nuit là, derrière lui, il avait entendu sa femme en pleur sans même pouvoir lui accorder un regard, la honte l'empêchant de lui faire face.


Chapitre X • Quand l'instinct reprend ses droits.

Cette même nuit, et ce pour une raison qu'il n'avait jamais connu, l'Inquisition était arrivée en ville. Toutes les portes et toutes les fenêtres c'étaient rapidement fermées ce jour là, dehors ne restant que Gladiale et son épouse devant le corps inerte de son fils. Tous les deux avaient été arrêtés et enfermés dans des cellules différentes, jusqu'à ce que l'aube se profile à nouveau, et ce bien qu'ils ne pouvaient la voir tous les deux, tapis au fond de leur sombre trou.

Et puis, une nouvelle lune arrivait. Il avait été tiré du cachot alors qu'il était encore endormi, mit au fer et jeté dans une cage pour se retrouver sur une place qu'il ne connaissait que trop bien, la même sur laquelle il avait tué sa descendance. Il était encore abattu par ce qu'il avait fait, ne pouvant accepter son geste. Mais peu à peu, une lumière chaude venait attirer son regard au milieu des paroles fanatiques qu'il n'écoutait pas depuis qu'il était derrière les barreaux. Et plus il levait les yeux sur la source de cette chaleur, plus ses yeux s'écarquillaient, ses poings se serraient, son corps se crispait... Là, juste devant lui, il pouvait observer son épouse attachée sur un tronc, le bois qui se trouvait à ses pieds étant déjà en train de s'embraser. Les mots de l'Inquisiteur lui parvenaient enfin et le nom de sa famille était baffoué, tous étant accusés d'hérésie. Mais rapidement, les paroles n'étaient plus audibles tant les cris de détresse de sa femme se faisaient de plus en plus fort. Il tirait sur ses entraves, mais elles étaient trop solides pour lui. Il entendait celle qui l'avait acceptée comme ce qu'il était hurler son nom, chacune des vibrations de ses cordes vocales lui donnant la force de tirer à nouveau ses ses chaînes à s'en faire saigner les poignets et les chevilles.

Et puis plus rien, si ce n'est le bruit des flammes qui détruisaient la chair, les os et le bois. En l'espace de deux nuits, il venait de perdre tout ce qu'il possédait. Sa propre vie ne semblait même plus avoir de valeur à ses yeux, il était tel un mort. Avant qu'il ne puisse s'en rendre compte, toute la haine qu'il avait ressenti durant ces années à vivre comme un humain revenait en lui, toute cette rage qu'il avait cherché à taire pour rester en vie prenait le dessus. Dans cette cage, il reprenait sa forme bestiale et monstrueuse, brisant ses entraves ainsi que les barreaux pour sortir lentement sous la lumière de la lune. Déjà, les gardes s'agitaient autour de lui, un jeune homme impétueux décidait de prendre l'assaut avant qu'il ne le fasse. Mais le métal froid avait beau tranché sa chair, ce n'était pas suffisant pour l'arrêter, tandis que ses griffes à lui arrachaient les os du corps de son assaillant. Toute sa vie il avait sacrifiait ce qu'il était initialement pour permettre à des Hommes de vivre et voilà la manière dont il était remercié. Alors cette nuit là, il décidait de faire les choses autrement, de payer le prix de toutes ses vies pour compenser la perte de la sienne. Personne ne semblait être en mesure de pouvoir l'arrêter, son courroux était tel que lui même ne parvenait plus à le contrôler. Il tuait, encore et toujours, au début ses imposants, puis les bourreaux, ensuite ceux qui prenaient la fuite, et pour finir les innocents... Il était hors de contrôle et il aurait pût continuer ainsi des journées entières.

Mais au milieu de cette rage qu'il ressentait et qui allait le perdre à jamais, il y avait une voix. Elle essayait de l'atteindre depuis le début au milieu de ses propres cris. Elle était petite et faible, si lointaine, tellement qu'il lui semblait qu'elle n'était qu'une illusion dans son esprit. Mais elle était pourtant bien l'un de ses souvenirs, le plus lointain qu'il gardait et sans doute le plus cher. Le jour où il avait rencontré cette petite fille qu'il avait ensuite épousé. Ce jour là, elle lui avait dit qu'il faisait peur mais qu'elle savait qu'il était quelqu'un de gentil. Alors quand il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire, il essaya de faire marche-arrière. Mais c'était loin d'être aussi simple, la rage qui l'habitait voulait plus de sang et de morts, et bien qu'il freinait ses envies de meurtres, son corps continuait de se déplacer seul. Jusqu'à ce qu'il perde totalement conscience...

À son réveil, il n'y avait que l'odeur du sang et des braises froides. Pas un seul bruit alors que pourtant il était bien dans la ville qu'il devait protéger. Mais il ne restait rien de ce qui faisait une ville ce qu'elle était, à savoir les gens. Il en avait tué le plus possible avant de pouvoir reprendre le contrôle, et s'il n'en avait pas été capable, nul doute que le massacre aurait continué ailleurs. Alors en levant les yeux sur ce qu'il restait du bûcher, il se mit simplement à pleurer, maudissant cette existence sordide qu'il menait.


Chapite XI • Un chien érrant à besoin d'un foyer.

Par la suite il changea totalement de vie, partant loin de là où il se trouvait, le plus loin possible. Il était certes redevenu un paria, mais avec l'expérience du roturier et le savoir du noble, aussi pensait-il qu'il pouvait espérer à une vie meilleur. Peut-être était-il trop tard, il n'en savait vraiment rien, mais il voulait au moins essayer, pensant que c'était ce qu'aurait souhaité son épouse, aussi désirait-il au minimum honorer sa mémoire, à elle qui l'avait toujours soutenu.

Mais peu importe où il se rendait, les batailles faisaient toujours rage, quand ce n'était pas des guerres. Il décidait donc de proposer ses services en tant que mercenaire, mais il ne tuait cette fois-ci que quand c'était nécessaire, considérant qu'il avait déjà bien trop de sang sur les mains. Bien sûr, il continuait d'en avoir, mais il cherchait à le faire couler le moins possible jusqu'à ce qu'il soit capable de faire autre chose. Parfois, des gens semblaient le reconnaître, aussi partait-il généralement peu de temps après de la ville où il était établi pour en rejoindre une autre, plus éloignée, espérant que son passé cesserait de le poursuivre.

Autour de lui, les gens vieillissaient et mourraient au fil des années, le Roi changeait, laissant la place à son successeur ou à une personne qui avait eût suffisamment de force pour pouvoir prendre le pouvoir. Les personnes qu'il connaissait quand il restait dans une ville très longtemps devenaient méconnaisble, tandis que lui était toujours le même, comme à cette époque... Combien de temps c'était-il écoulé depuis le jour où il avait tout perdu ? Il n'en savait trop rien, peut-être un siècle, si ce n'est deux. À force il n'y avait plus personne qui pouvait savoir qui il était autrefois et son histoire avait été totalement oublié entre les guerres et la famine... Mais il était toujours là, témoin de ce monde qui évoluait au fil du temps. Alors il s'adaptait. Parfois il n'était qu'un simple fermier, essayant de lutter à sa manière contre le faim, voulant nourrir les autres plus que sa propre personne. D'autre fois il était forgeron, observant les jeunes qui voulaient partir au front pour défendre des idéaux qu'ils pensaient juste. Quelques fois il se voyait même être reconnu pour ses compétences au combat, des Seigneurs lui proposant de devenir l'un de leurs chevalier, aussi acceptait-il toujours puisque c'était la vie qu'il connaissait le mieux et que cela pouvait lui permettre de faire changer les choses de l'intérieur. Mais le peuple était toujours mécontent, frappant aux portes des maisons nobles, se révoltant. Plus il vivait et plus il trouvait ce monde atroce, n'arrivant plus à y prendre goût. Il restait toujours persuadé que les valeurs de la chevalerie était une chose exceptionnelle, mais c'était les gens qui ne savaient pas reconnaître la beauté de cela.

Un jour, alors qu'il venait de quitter une ville qui venait d'être incendiée, il fût trouvé par un esclavagiste sur le bord de la route. Alors qu'il aurait eût la force de se défendre et de reprendre son voyage, il avait tellement perdu sa volonté qu'il se résigna à ne pas résister, acceptant son sort, cette épreuve à laquelle le destin décidait encore de le tester. Jamais il n'avait connu une chose aussi dure, c'était comme s'il n'avait jamais été humain. On le remarquait à peine, et les seuls fois où on lui adressait un regard, c'était pour lui administrer un coup de fouet car il ne travaillait pas suffisamment selon les dires du bourreau. Il était parfois vendu, l'on mettait en valeur sa robustesse et son acharnement à vivre, il excellait une fois de plus dans ce qu'il faisait, aussi misérable soit sa vie. Certains Seigneur étaient prêts à payer cher pour l'avoir avec eux, reconnaissant qu'il était un travailleur hors pair. Lui s'en fichait, il espérait simplement qu'un jour ce monde ne serait plus aussi dénué de sens.

Jusqu'à ce qu'il perde son sang-froid en voyant qu'un enfant dans le même cas que lui était maltraité par la personne qui avait déboursée une belle somme pour l'obtenir. Il ne fît rien sur l'instant, manquant de moyen pour sauver cette jeune vie, mais il attendait, se préparant. Il mit au point un plan avec les autres esclaves pour qu'ils puissent tous quitter cet endroit, se soulever et renverser le cruel Seigneur à qui ils appartenaient. Et le jour venu, ils parvenaient à s'enfuir, au prix de nombreuses vies, aussi bien du côté de la noblesse que du leur, mais au moins quelques vies avaient été sauvées, libérées... Ce n'était pas un grand jour, mais une petite victoire.

Et puis une autre guerre arrivait...


Chapitre XII • La mort n'est qu'un commencement.

Une fois encore, il y participait, non pas pour défendre un quelconque idéal, protéger un Seigneur ou pour baigner sous la gloire et l'or. Non, il désirait toujours défendre le peuple, sauver le plus de vie possible de ces batailles sordides. Ironiquement, il devait tuer, toujours plus, mais combien de personnes étaient-elles sauvées en contrepartie ? Sans doute plus qu'il ne pouvait l'imaginer... Les meurtriers avaient été châtiés, les innocents préservés. Mais pendant qu'il se battait, les villes étaient pillés, les femmes violées, les gens assassinés... Il ne pouvait pas être partout à la fois, bien malgré lui. Alors à la guerre suivante, il décidait de rester en ville pour protéger ceux qui ne pouvaient pas se défendre eux-même, mais cela ne changeait rien puisque l'armée ennemi finissait toujours par arriver et tout saccager également.

Au final, s'il se trouvait au front, il ne pouvait défendre ceux qui étaient derrière lui car des Hommes profitaient du chaos pour leur propre plaisir ; et s'il restait en retrait pour empêcher cela, les sièges finissaient toujours par atteindre les villes également. Quoi qu'il fasse, le résultat était le même, encore plus de morts, des personnes innocentes qui devaient subir les affres de la guerre. Alors encore une fois, il essayait de s'y prendre autrement. De part sa force qu'il pouvait imposer, il décidait de ralier d'autres combattants à sa cause, des personnes qu'il jugeait digne de confiance. S'il ne pouvait rien faire seul, peut-être que l'union serait la force dont il avait tant besoin pour accomplir son but. À nouveau, il était donc un chevalier et un Seigneur respecté, formant lui même les hommes et les femmes à se battrent, suant eau et sang sans jamais fatiguer. Son corps semblait être de plus en plus usé, lui donnant encore quelques années de plus, et puis finalement la guerre revînt encore une fois, mais cette fois-ci il pensait être prêt.

Erreur grossière ou rêve idéaliste ? Difficile à dire, mais une nouvelle fois tout ce qu'il avait prit tant de temps à bâtir s'effondrait pierre après pierre. Il pouvait tenir le siège plusieurs jours, mais ces soldats s'épusaient, la nourriture manquait, le moral des troupes volait en éclats. Pour sauver une personne, il était obligé de sacrifier une dizaine de ses Hommes ; tandis que pour protéger la vie de ces soldats, il devait accepter de perdre une centaine de civils... Pourquoi ce monde était-il ainsi ? Pourquoi le destin avait-il autant décidé de s'acharner contre lui et tout ce qu'il décidait d'entreprendre !? Finalement, il ne lui restait qu'une seule et unique solution. Elle n'était pas facile à prendre, pas après tout ce qu'il avait fait, mais il n'avait pas le choix.

Il décidait de ne garder avec lui que les Hommes les plus fidèles et ce, seulement s'ils le désiraient. Il confiait le pouvoir à la personne à laquelle il avait le plus confiance et lui donnait pour dernier ordre de partir avec tous les habitants, d'abandonner cette ville et de construire quelque chose d'autre, ailleurs. Lui allait rester ici avec le détachement qui acceptait de combatttre jusqu'à la mort. Il ne pouvait pas fuir avec eux malgré le fait que l'on lui avait demandé, son honneur était bien trop important pour qu'il puisse réaliser une telle chose. Il allait les couvrir jusqu'à ce qu'il tombe...

La bataille dura plusieurs jours, c'était une véritable guerre d'usure. Il essayait d'être méthodique, établissant bien souvent des stratégies au dernier moment car la situation changeait constamment. Les remparts de la ville n'était plus que ruines, mais il continuait de tenir bon, refusant d'abandonner, pas avec toutes les vies qu'il couvrait. Et finalement, l'assaut final avait lieu... Les ennemis étaient bien plus nombreux mais eux étaient plus organisés. Pendant une journée entière l'on ne faisait qu'entendre le bruit du fer qui se croisait, les hurlements des Hommes et les tirs d'armes de sièges. Tous finissaient par tomber, des deux côtés, et le soir il n'y avait plus que le crépitement des flammes mêlés à l'odeur du sang et de la chair putréfiés... Lui même se trouvait là, adossé contre un arbre au moins aussi vieux que lui mais qui avait périt dans les flammes. Il avait plusieurs flèches et lames plantés dans le corps, il sentait la douleur ruisseler de tous les pores de sa peau, se propager en même temps que son sang. Il en avait assez de vivre ainsi, de batailles continuelles qui ne résultaient toujours que de pertes. Il était sans doute l'un des derniers survivants de cette lutte, mais à quel prix ? Toute sa vie, tous ces siècles auxquels il avait survécu il n'avait fait que sacrifier sans jamais rien obtenir. Son existence était vouée à n'être qu'une succession de perte, alors finalement il fermait les yeux, son souffle se faisant plus faible, son cœur battant plus lentement.

Il en avait assez de vivre, surtout si c'était quelque chose d'aussi dénué de sens...



Dernière édition par Werewolf Gladiale le Ven 1 Fév - 11:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Jeu 31 Jan - 22:52

HISTOIRE • LIVRE II


Chapitre XIII • Sur le bas côté du sentier.

La suite se passait bien des années plus tard, à une autre époque, un autre cycle, mais au même endroit. Le monde avait continué d'évoluer, avec ou sans lui, la nature de l'Homme voulait que les temps changent et personne ne pouvait y échapper. Autour de cet arbre mort, la civilisation c'était étendue. Les corps de cette bataille n'étaient plus depuis bien longtemps, même cet arbre mort n'avait pas pût perdurer éternellement... Mais un autre le remplaçait, plus jeune, mais également plus fort, comme s'il puisait dans la terre de son ancêtre pour étendre ses branches le plus loin possible.

Le monde était maintenant quelque chose de bien différent. Chaque chose qui avait été à cette époque avait changée, laissant sa place à une version plus évoluées de l'utilité qu'avaient autrefois chaque objet. Le fonctionnement de toutes ces choses devenait plus compliqué, mais c'était pour en faciliter l'usage. L'Homme recherchait a améliorer son confort et il y parvenait avec briaud au fil du temps. C'était sa véritable force, le fait de repousser les limites de l'impossible grâce à l'innovation.

Par le passé, ce loup-garou avait essayé de défendre cette humanité, de préserver cette chose magnifique qu'était l'unisson des Hommes pour s'accrocher autant à la vie, alors que pourtant elle était loin d'être tendre avec eux. Il avait admiré cette force et avait décidé d'en être le gardien. Il n'avait jamais été chevalier pour défendre une personne en particulier, mais toutes celles qui pleuplaient ce monde. Il c'était battu jusqu'au bout pour ce qu'il pensait être juste, jusqu'à son dernier souffle. Mais aujourd'hui, il n'était plus dans les mémoires de personne, son nom n'était dans aucun livre d'histoire, il avait été oublié de tous en commençant par le temps. Il n'avait pas d'héritage, ni même de descendance. Il était à l'image de tant d'Hommes qui avaient foulés cette terre avant lui, une simple goûtte d'eau dans un océan, un grain de sable dans un sablier...

Et pourtant, il se tenait de nouveau devant cet arbre, se rappelant de son histoire entière. Ce jour là, il aurait sans doute dû mourir, il avait reçu de nombreux coups d'épées, de lances ou de haches. Mais le destin qui avait été si dur avec lui jusque là décidait encore une fois de s'amuser avec son corps, aussi s'il avait pût résister de la sorte, c'était parce que son autre pouvoir c'était réveillé. Durant cette bataille, les propriétés de son corps avaient changées, les lames c'étaient parfois brisées sur sa peau tant elle était devenue résistante. Il n'avait pas compris sur l'instant comment une telle chose pouvait avoir lieu, mais il en avait profité et c'était ce qui lui avait permit de rester en vie.

La suite de son existence avait donc reprit, mais cette fois-ci il avait décidé de ne plus s'impliquer autant. Il se battait toujours, mais moins régulièrement, essayant surtout d'accomplir des tâches difficiles que peu de gens pouvaient accomplir. Quand il avait dû temps libre, il réessayait d'utiliser ce pouvoir qui sommeillait en lui depuis si longtemps, mais celui-ci était difficile à maîtriser, son corps supportant mal un tel changement de métabolisme. Il devait donc s'entraîner, longuement, jusqu'à ce que son organisme s'habitue à pouvoir être différent. Il y passait énormément de temps, arrêtant même de se battre pendant un certain temps. Le monde avait bien évolué durant cette période, il pourrait même dire qu'il avait entièrement changé, et même s'il continuait de s'exercer, il pouvait maintenant reprendre de l'activité et espérer cette fois-ci accomplir quelque chose...


Chapitre XIV • Le monde change, mais les Hommes restent les même.

Durant cette longue période de sa vie, il n'avait goût à rien, œuvrant simplement là où il le pouvait. Il combattait lorsque c'était la guerre, apprenant à utiliser les armes de l'époque à laquelle il se trouvait. À chaque fois qu'il désirait rejoindre une armée, il faisait en sorte de trouver tout ce qu'il fallait pour s'intégrer à la société, se faisant passer pour un individu qu'il n'était pas. Il multiplait rapidement les identités et les expériences de combat, changeant parfois de pays pour en apprendre encore plus. Les cultures étaient toujours différentes et il en profitait pour apprendre la cuisine de chaque pays puisqu'il avait l'avantage d'avoir un don dans ce domaine.

Mais des fois, il changeait d'arme et de champ de bataille, prenant le temps qu'il fallait pour pouvoir combattre sur un front différent : celui des médecins. S'il ne pouvait pas sauver des vies en éteignant celles des autres, peut-être pouvait-il en sauver en essayant de ramener celles que des gens avaient essayés de faire disparaître. Bien sûr, ce n'était pas tâche aisé, il comprenait à quel point il était tellement plus difficile de préserver une existence aux portes de la mort que de l'y conduire. Mais il voulait vraiment faire tout ce qu'il pouvait, lui qui avait autant tué par le passé... Plus d'une fois, il avait eût l'impression que son esprit allait finir de se briser entièrement, mais il utilisait toujours la rage qui sommeillait au fond de lui pour tenir bon, ne pas céder au désespoir qui persistait à vouloir le ronger.

Quand la guerre ne faisait pas rage, il prenait le temps d'accroître son savoir pour pouvoir aider là où l'on manquait de main d'œuvre. Apprendre était parfois long, mais il avait tout le temps qu'il lui fallait devant lui...

Chapitre XV • Le tournant du destin.

C'était la rencontre de toute une vie.

C'était la première rencontre d'une vie.

Cette femme qu'il observait allait littéralement faire basculer toute son existence.

Cette tombe qu'elle regardait été toute son existence.

Remarquant qu'elle pleurait, il vînt s'approcher d'elle, passant lentement sa langue sur sa joue, sa manière à lui de sécher ses larmes, tel le ferait une bête apprivoisée voulant réconforter une personne, sensible aux sentiments qu'il percevait. Il avait beau ne pas la connaître – ou du moins, pas encore, car il comptait bien tout faire pour en savoir plus – il ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à la voir ainsi, plus mal qu'il ne l'avait jamais été…

Alors que le chagrin l'envahissait, ce qu'il se produit eût pour effet de la faire réagir par un instinct, un geste défensif. Elle giflait la personne qui avait osée la toucher, premier contact qu'elle avait eût avec quelqu'un depuis des années. À dire vrai, c'était même la première fois qu'une personne autre que son défunt maître qui reposait devant venait à la toucher. Prit de panique, elle préférait prendre la fuite, ne pouvant même pas prononcer le moindre mot.

Il ne regrettait aucunement son geste, n'ayant à ce jour jamais goûté un parfum aussi délicieux que celui-ci. Mais maintenant elle n'était plus là, à cause de son comportement irréfléchit. Au bout de quelques minutes, il commençait par prendre la direction de la sortie, espérant bien la revoir un jour. Mais si elle était devant la tombe de quelqu'un, elle y reviendrait forcément, surtout si elle avait eût une telle expression sur le visage, et il avait l'éternité devant lui pour l'attendre.

Elle en perdait tous ses moyens, c'était la première fois qu'elle se retrouvait dans une situation comme celle-ci. Jamais personne avant son maître n'était entré en contact avec elle, et là, quelqu'un avait décidé de la toucher de la manière la plus étrange qui soit ! Elle en était effrayée, terrifiée même, malgré bien ce qu'elle avait subit pour ne pas être affligée par ce genre de chose. Et finalement, elle dûe s'appuyer contre le mur du cimetière, sentant ses jambes se dérober en-dessous d'elle alors qu'elle sombrait, inconsciente…

Un peu perdu dans ses pensées, le goût de cette jeune femme si exquise toujours en bouche, Gladiale ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait, aussi chutait-il sur quelque chose de mou, se demandait qui avait bien pût mettre cette femme sur son chemin. Le souvenir de son premier jour où il était tombé sur le corps inerte de cette biche lui revenait en mémoire, se rappelant le cadeau qui lui avait fait le destin. Aussi, il leva les yeux au ciel, la pluis venant fouetter son visage, et il remerciait le destin pour ce nouveau cadeau que l'on lui offrait…

Mais il ne pouvait se résoudre à laisser cette femme au goût si particulier au milieu de la route, surtout dans un monde où la plupart des gens étaient aussi mal intentionnés. Alors il la souleva et l'emmena chez lui, la changeant pour qu'elle n'attrape pas froid, lavant ses vêtements.

Quand elle rouvrit les yeux, elle prit peur, le toisant du regard, un regard plein d'incompréhension. Elle regardait cet homme qui lui tendait un bol de soupe. L'odeur avait beau être alléchante, elle ne pouvait pas lui faire confiance, pas après ce qu'il avait fait quand ils étaient dans le cimetière... Et puis, où était-elle ? De quel droit cette personne se permettait-elle d'en amener une autre dans un endroit qu'elle ne connaissait pas ? Elle ne portait même plus ses vêtements et qui sait ce qu'il avait pût faire pendant qu'elle était endormie !

Mais elle avait beau se montrer froide et distante, il restait insistant avec elle... Elle essaya tout naturellement de partir, mais il apparaissait sous sa vraie forme pour l'en empêcher, continuant de vouloir qu'elle mange. Malgré sa réticence, elle était bien obligée d'accepter...


Après qu'elle est enfin décidée d'avaler quelque chose, il soupirait d'aise, sans doute un peu soulagé. Il lui rapporta donc ses vêtements qu'il avait lavés puis lui demanda si elle reviendrait un jour. Pour donner plus d'ampleur encore à ses mots, il lui dit qu'il l'attendrait encore une éternité s'il le fallait, puisqu'il avait dû attendre aussi longtemps pour pouvoir la rencontrer... Elle semblait gênée, mais prit finalement congé.

Il avait fait une rencontre des plus surprenantes, et il ne pourrait jamais oublier le parfum qu'elle portait.

Elle avait fait une rencontre des plus atypiques, et elle n'oublierait jamais la manière dont il l'avait approchée...

Chapitre XVI • L'animosité est source de conflit.

Un jour où il avait réussit à la convaincre de sortir pour voir le monde extérieur, ils se tenaient main dans la main. Depuis leur rencontre, il avait tout fait pour se rapprocher d'elle, prêt à faire d'inombrables sacrifices pour cela, plus qu'il n'en avait jamais fait. Au début, ils n'avaient fait que se côtoyer, la demoiselle restant toujours méfiante à son sujet et ce même si elle acceptait tout de même sa présence. Ces fois là il ne se passait pas grand chose, ils discutaient à peine, bien que c'était surtout lui qui faisait la conversation. Il avait dû se forcer, n'ayant plus l'habitude de parler, mais si c'était pour elle, il aurait été capable de faire d'avantage d'efforts encore.

Puis ils étaient devenus un peu plus proche, se voyant plus régulièrement. Leur relation se tissait au fur et à mesure, chaque fil de leur existence se rencontrait, formant des liens, jusqu'à ce que finalement chacun puisse se rendre compte qu'ils avaient bien plus à partager qu'ils n'auraient pût l'imaginer initialement. Gladiale restait toujours aussi attentionné à son sujet, conscient qu'elle était encore un jeune animal sur le plan émotionnel, alors il restait prudent, et elle semblait être sensible à cela. Depuis, ce n'était donc plus lui, ni même elle, mais eux...

Malgré tout, ce jour où ils étaient main dans la main, une des faiblesses du loup semblait avoir contrariée Asuna. En effet, si elle était une bête apprivoisée depuis sa naissance, lui avait dû apprendre à le devenir pour se mêler à la foule. Or son côté sauvage et volatile reprenait donc parfois le dessus, aussi quand une autre femme lui adressa la parole et qu'il discutait avec elle de manière parfaitement naturelle, elle en devint tout naturellement jalouse. Mais en soit, les choses auraient parfaitement pût en rester là s'il n'était pas quelqu'un qui pouvait avoir du charme. Sa nature serviable faisait qu'il avait été naturellement proche de cette femme, qu'il lui avait fait un baise-main et qu'il lui avait proposé son aide pour quoi que ce soit, qu'elle n'avait qu'à demander. Asuna qui observait la scène semblait de plus en plus perdre patience, et elle donnait vraiment la sensation d'être invisible alors que pourtant son pouvoir n'était pas actif.

Aussi, quand ils se retrouvaient à nouveau seuls tous les deux, elle paraissait tout de suite nettement plus froide et il n'était pas nécessaire d'avoir un bon flair pour s'en rendre compte. Il essaya donc d'en savoir plus, de comprendre pourquoi elle réagissait ainsi et finalement, à force qu'il insiste, il eût la réponse à sa question, mais certainement pas de la manière voulue. C'était sans doute l'une des premières fois qu'il la voyait être aussi en colère, énoncer tout ses défauts, dire qu'il était quelqu'un d'ignoble qui ne se souciait même pas de ce qu'elle pouvait ressentir et quand elle eût terminée, elle commença à courir, le plus loin possible, sans s'arrêter.

Lui était resté là quelques instants, le temps de digérer l'information. Il était conscient qu'il pouvait parfois être un véritable idiot, ce n'était pas parce qu'il avait vécu des siècles qu'il en était nécessairement plus sage que la moyenne des gens. Mais ce dont il était également sûr, c'est qu'il ne voulait pas qu'elle s'éloigne de lui comme ça, alors il commença à la poursuivre. Il avait beau l'appeler, elle ne réagissait pas, continuant de le fuir, jusqu'à ce qu'ils arrivent au niveau d'un pont. Il ne savait pas ce qu'il lui était passé par la tête à cet instant, mais elle avait voulue s'élancer de l'autre côté de la route, sans doute car il ne pourrait pas la rattraper si elle réussissait à passer... Mais un camion approchait et il ne faisait nul doute qu'il allait la percuter. Son sang ne fît qu'un tour à cet instant, et il fût prêt à surmener son corps comme il ne l'avait jamais fait, ne voulant pas perdre une autre personne à qui il tenait, et surtout pas ainsi. Il allait s'interposer, utiliser son pouvoir de changement de densité pour encaisser l'impact et la protéger...

Mais avant qu'il n'agisse il se rendit compte lui même de son erreur. Il aurait beau s'interposer, il finirait forcément blessé et elle n'aimerait probablement pas ça. Sans doute ne voudrait-elle jamais qu'il se sacrifie pour elle, cela ne servirait à rien qu'elle reste en vie si lui ne l'était pas, alors il l'attrapa rapidement au niveau du poignet pour la tirer vers lui, la prenant dans ses bras alors que tous les deux retombaient sur le trottoir. Moins d'une seconde plus tard, le camion passait dans un bruit lourd. Lui ne bougeait plus, la gardant contre lui alors qu'elle pleurait. Cette nuit là, bien qu'il en était déjà certain, il compenait à quel point elle était importante pour lui, tandis qu'elle prenait conscience de la manière dont il l'aimait. Peut-être était-il parfois indélicat, mais il était toujours sincère...


Chapitre XVII • Quelques mots peuvent tout changer.

Par la suite, ils c'étaient encore d'avantage rapprochés l'un de l'autre. Ils vivaient ensemble depuis bien longtemps quand il lui parla de cette vieille lettre qu'il avait reçu il y a de cela quelques années. Il s'en souvenait encore trop bien : il venait de participer à une guerre, ayant profité du chaos des armes de l'Homme pour se faire passer pour mort une fois la victoire remportée par le pays auquel il appartenait à l'époque, et à son réveil au beau milieu des décombres de la bataille, il y avait eût cette enveloppe devant lui. Elle était si blanche, si propre, tandis que lui était couvert de sang, de cendre et de poudre... Il l'avait ouvert dans l'instant, mais avait reporté sa décision, pensant qu'il avait encore du monde à voir, des gens à sauver. Ce serait sans doute un voyage sans retour, il en avait toujours été conscient, aussi c'était pour cette raison qu'il avait attendu si longtemps avant de se décider.

Mais aujourd'hui il ne pouvait plus supporter le monde dans lequel il vivait. Il avait apprit au sujet de l'histoire d'Asuna, pour ce que lui avait fait son Maître, pour l'enfant qu'elle avait portée... Aussi, quand il la voyait partir chaque semaine sur cette tombe où il l'avait rencontré, il sentait sa rage revenir, alors qu'il luttait toujours pour la faire taire depuis des siècles... Comment pouvait-elle restée fidèle à une personne comme lui ? Lui même aurait tué son Seigneur sans hésiter s'il savait que celui-ci se détournait d'une voie noble et honorable ! Mais plus encore, il s'en voulait de l'avoir accompagnée tant de fois alors qu'il était encore inconscient des faits... C'est donc pour cette raison qu'il proposa cela à Asuna, de partir, loin de tout ce qu'elle connaissait, loin de tout ce qui l'avait fait tant souffrir. Il devait la faire oublier son passé, elle avait besoin d'avancer, de savoir ce que c'était que de vivre réellement. Cette lettre, elle leur en offrait la possibilité...

Elle prit son temps pour se décider, alors il restait patient, prenant sur lui pour ne pas aller profaner cette tombe afin qu'il ne reste rien qui pourrait lui servir d'attache en ces lieux. Il n'appréciait pas vraiment cette situation, mais s'il fallait au moins ça pour qu'elle se décide à vouloir bâtir une vie où tous les deux pourraient vivre paisiblement, il était prêt à attendre encore un peu...

Le temps qu'elle se décide, il continuait de mener une vie paisible. Il profitait de ces derniers instants au beau milieu des Humains, continuant d'en apprendre un peu plus sur la cuisine de ce pays pour ne pas que Asuna soit trop dépaysée quand ils seraient sur l'île. Et puis, un jour où il rentrait de son travail du moment, il passait devant une brocante. Qu'elle ne fût pas sa surprise quand il remarqua cette épée au beau milieu des babioles. En soit, un japonais aurait déjà trouvé surprenant de voir là une lame occidentale, mais pour lui, c'était encore plus surprenant car c'était exactement la même arme qu'il utilisait autrefois. À cet instant, il avait levé les yeux au ciel, ne sachant pas s'il devait remercier le destin ou continuer de penser qu'il était en train de se foutre de lui. Il utilisait donc une partie de ses économies pour s'offrir ce qui avait un jour été son bien.

Peu après, elle lui donnait sa réponse, énonçant ses conditions. Il les acceptaient toutes, sans même rechigner puisqu'après tout, ce qu'elle demandait n'était rien de réellement exceptionnel. Bien au contraire, elle allait devenir sa femme une fois qu'ils seraient sur l'île, il continuerait de la voir autant si ce n'est plus s'ils travaillaient au même endroit, et puis ce n'était pas comme s'il avait un jour envisagé d'arrêter de lui préparer à manger. Elle était vraiment loin de demander la Lune, aussi attendre deux mois de plus qu'elle soit enfin prête était tout à fait à sa portée.

Et puis finalement ils se trouvaient là, sur le quai. Il ne regarda jamais derrière lui ce jour-là, bien décidé à enfin accéder à une vie un peu plus épicé que tout ce qu'il avait pût connaître. Ils n'auraient plus besoin de se cacher, ils pourront faire ce qu'ils voudront et surtout, ils allaient enfin pouvoir se reposer comme il se doit... Cela semblait être des vacances par rapport à la vie qu'il avait mené. De longues et plaisantes vacances...


Chapitre XVIII • Rester droit et fier.

Cela faisait maintenant quelques temps qu'ils étaient ici, sur Hiromae. Pour sa part, il n'avait jamais eu aucun problème à s'adapter : bien au contraire, il y était même habitué au vue du nombre de vie qu'il avait vécu aux côtés des Hommes. Il trouvait rapidement ses repères, se plaisant même à apprendre les coutumes de cet endroit si atypique. Quand il se proposa en tant que professeur d'art de la chevalerie, certaines personnes étaient tout naturellement réticentes. Après tout, il était un Loup-Garou, une bête sauvage assoiffée de sang et de violence. Mais il avait passé toute son existence à vivre de la manière la plus honorable possible, il avait même eût l'occasion d'être un véritable chevalier. Aussi, plus que la créature sauvage, il respirait la chevalerie, la bonté qu'il dégageait, l'honneur, la loyauté. Il l'était jusqu'aux bout des griffes, jusqu'au plus profond de son être...

Et il devînt finalement professeur. L'on disait souvent qu'il était dur et sévère, mais toujours extrêmement droit et calme. Jamais il ne montra le moindre signe de colère, même lorsque les élèves auraient pût faire perdre patience à bien d'autres professeurs. Il connaissait la jeunesse, il avait eu l'occasion de l'observer à maintes reprises, alors il restait patient et attendait toujours le moment le plus propice pour donner une leçon qu'ils ne pourraient pas oublier, qui marquerait leurs esprits et leurs cœurs à jamais. Alors finalement, on finissait par dire qu'il était excellent dans son domaine, peut-être même trop, à tel point que les étudiants aimaient à raconter qu'il aurait plutôt sa place au sein de la garde royale. Mais lui, ce qu'il voulait, c'était justement former des jeunes hommes et femmes qui seraient suffisamment doués pour être de loyaux sujets envers le Roi.

En parallèle, durant son temps libre, il continuait toujours de s'exercer, parfois durant des heures. Pas une seule seconde il ne pensait à se reposer, ce qui devait sans doute inquiéter Asuna, mais il voulait toujours être au meilleur de sa forme. Quand il apprit qu'un système de quête existait, il décidait très rapidement d'en savoir plus, mais il était navré de voir qu'il fallait d'abord commencer en s'occupant de basse besogne pour avoir enfin le droit d'accéder à quelque chose de plus honorable. Alors dès sa première mission, il demandait à passer au rang supérieur, ne voulant pas perdre de temps. S'il existait des missives dangereuses que peu de gens pouvaient se vanter de réussir, il devait rapidement pouvoir s'y joindre, jugeant que son aide serait sûrement précieuse.

En réalité, il visait une licence en particulier, le rang S. Il connaissait sa force et également ses faiblesses, aussi ne voulait-il pas monter plus haut, mais ne pas être plus bas non plus. Une quête d'un rang supérieur serait probablement difficile à accomplir, même pour lui, et il y avait certainement des personnes plus adaptées pour cela. Et finalement, il atteignait son objectif au prix de nombreux efforts et de nombreux sacrifices. Combien de fois était-il rentré tardivement, couvert de blessures car il avait dû abuser de son pouvoir pour rester en vie ? À chaque fois, il se faisait réprimander par Asuna qui lui disait qu'il en faisait trop, mais si des gens avaient besoin d'aide, qu'ils devaient être protégés, l'on pouvait être sûr qu'il accourait toujours et ce, le plus rapidement possible.

Voici le récit de son existence pleine de sang et de combat. Jusqu'à son dernier souffle de vie il continuera probablement de se battre, c'est dans sa nature. Mais à la différence de bien de ses semblables, il ne se bat pas pour assouvir sa soif de violence, mais réellement pour protéger, défendre et servir. Il a plus d'une fois faillit succomber à la rage et devenir un Perdu, aussi ne veut-il plus jamais goûter à une telle chose, le parfum de la haine étant devenu nauséabonde pour lui... Tout ce qu'il désire, c'est enfin pouvoir profiter de son existence qu'il a toujours dévoué aux autres, et ce en compagnie de Asuna, à qui il allait bientôt faire sa demande en bonne et due forme...



Dernière édition par Werewolf Gladiale le Ven 1 Fév - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Jeu 31 Jan - 22:54

Et voilà, fiche terminé !

Désolé, j'ai du la segmenter en plusieurs parties car c'était trop long... >< J'espère que vous m'en tiendrez pas rigueur ! ^^'

Ah, et si on pouvait aussi me donner mes statistiques, car j'arrive pas à utiliser le logiciel.

En vous remerciant par avance !

Edit : Ah, et je sais pas pourquoi mais le code a visiblement bugé. Si on pouvait me donner un petit coup de main, car je suis pas très calé dans le domaine. ^^'
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Jeu 31 Jan - 23:16

Eh bien, avant de considérer cette fiche comme finie, j'aimerais bien voir la partie moral, qui n'apparait pas sur ta fiche ~

Quant au code, je ne vois pas où il bug °°

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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Ven 1 Fév - 11:12

Oups, autant pour moi ! C'est ajouté. ^^
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Lun 25 Fév - 11:35

Bon, eh bien c'est l'heure du verdict ! Désolée que celui-ci est mit autant de temps à arriver d'ailleurs...

Je n'ai rien à redire sur le physique et le moral, c'est impeccable.

L'histoire, dans l'ensemble, est bien : elle ne comporte aucune incohérence, et c'est bien écrit. Cependant, je penses qu'elle aurait pu être clairement raccourcis, notamment le Livre I. A part ça, j'aimerais juste en savoir un peu plus sur les parents de Gladiale, et comment se fait-il qu'il soit seul au début de son histoire. Tu peux tout à fait me l'expliquer par MP si tu ne souhaite pas que cela figure sur sa fiche. Le poste de prof en Art de la Chevalerie t'es bien évidemment accordé.

Les pouvoirs sont impeccable, rien à redire dessus, quant à l'épée, je laisserais à Eria le soin de te donner ces dégâts

Bon courage pour les modifs !

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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Lun 25 Fév - 18:30

Pour la longueur de la fiche, je m'en excuse : je me suis rendu compte que le Livre I était excessivement long mais quand c'était fini, et c'était bien trop galère de tout recommencer, déjà que j'ai supprimé pas mal de passages qui pouvaient être occultés car pas important. ><

Ensuite, quand aux parents, je pensais justement laisser le staff imaginer ce qu'il en était réellement, Gladiale ayant perdu la mémoire à cause du traumatisme de sa toute première transformation, je trouvais ça plus sympa de pas savoir si cela allait un jour lui revenir dessus malgré le fait que 1 500 ans ce soit écoulés. Mais après si ça pose problème, je peux effectivement trouver de quoi il retourne !

Par contre, j'ai pas pût faire les statistiques de mon perso', le logiciel ne marche pas chez moi. é.è
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MessageSujet: Re: Werewolf Gladiale [Terminé]   Lun 25 Fév - 19:56

Bon, eh bien maintenant que tout est ajouté, tu peux dès à présent être validé !

Tu auras le droit de créer 18 techniques, et n'oublies pas de remplir ton profil ~

Bon jeu **

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