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 Jusqu'à ce que la mer nous sépare [privé Noah]

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MessageSujet: Jusqu'à ce que la mer nous sépare [privé Noah]   Lun 19 Nov - 21:15

19 juillet

La rupture fut très dure. L'île d'Hiromae n'était pas accessible par avion et les parents de Natalia n'avaient pas l'autorisation d'accompagner leur fille dans le bateau qui l'avait mené jusqu'ici. Elle avait pleuré dans leurs bras aussi longtemps qu'elle pouvait avant que son père ne finisse par l'emmener en la portant, les larmes aux yeux. La jeune fille avait continué de pleurer quand sa main lâcha celle de sa mère et quand ses parents lui avaient fait signe depuis le quai.
Puis, elle s'était senti bête, à laisser couler ses larmes seule. Elle s'était calmée peu à peu, chassant de son esprit le concept de "fin" pour adopter celui de "nouveau début". Après tout, c'était pour son bien qu'elle était partie. Tout du moins, un bien potentiel pour le sacrifice d'un bien qui s'était fait rare.
Natalia était arrivé la nuit sur l'île. Elle fut analysée par le "bouclier" du lieu qui lui avait autorisé l'entrée. On lui avait fait brièvement visiter l'établissement où elle allait passer sa prochaine scolarité puis indiqué sa future chambre. Elle avait décidé d'y rester pour ce soir et de se coucher immédiatement.


20 juillet, 8h34

Natalia s'éveilla dans cet espace à peine connu il y a quelques heures. il y avait plusieurs lits, mais elle était seule. Les autres élèves devaient être en vacances chez eux ou autre part. Elle se leva en cherchant de quoi s'habiller. Ses bagages avaient été transportés ici avant son arrivée, mais sa curiosité la mena à fouiller les meubles alentours. Elle ne le regretta pas en découvrant son futur uniforme scolaire. Appréciant particulièrement essayer de nouveaux vêtement, elle l'enfila de suite et trouva qu'elle lui allait à ravir.
Ce petit moment de joie passé, elle se rappela la raison pour laquelle elle était ici. Une petite larme coula sur sa joue gauche lorsqu'elle repensa à ses parents. Elle se frotta les yeux et décida de s'occuper pour penser à autre chose. Elle ne se rappelait plus de la visite de la pension d'hier soir, trop fatiguée pour se concentrer à se moment là. Elle prit tout de même l'initiative de sortir pour s'aérer un peu l'esprit.

Les cours n'avait plus lieu et la pension n'abritait plus que les élèves qui n'ont nul autre endroit où passer l'été, supposait Natalia. Elle portait quand même son uniforme scolaire pour s'y habituer et, surtout, pour le plaisir. Elle trouvait de tels vêtements courts agréables pendant cette période de l'année. Elle prit la porte donnant sur l'extérieur la plus proche de sa chambre pour s'échapper du couloir et profiter du temps. Elle erra en évitant au maximum tout contact avec le moindre pensionnaire.

D'ailleurs, d'après la lettre contenant son invitation à venir sur cette île, ses habitants devaient être aussi "spéciaux" qu'elle ? Natalia ne s'était pas encore trop rendu compte de cela. Elle n'était pas du tout observatrice et dernièrement un peu trop sous le choc de la rupture avec ses parents pour le devenir. Et, même si elle s'en était rendu compte, qu'est-ce que cela aurait changé ? Elle espérait que cet endroit n'était pas juste une concentration de gens marginaux incompatibles avec la société. Il devait y avoir autre chose de particulier, tous les phénomènes étranges qui ont accompagnés sa vie doivent être monnaie courante ici. De la magie peut-être ? ça ne l'étonnerait pas mais la surprendrait probablement. Elle avait aperçu une filière basée sur la magie dans les cours proposés, mais se demandait si cela portait uniquement sur la théorie ou également sur la pratique. Dans le doute, elle avait gardé la filière scientifique qu'elle avait commencé à suivre en cours particulier lors de ses premières années de "lycée".

Après plusieurs minutes à avancer au pif, elle se rendit compte qu'elle se trouvait au milieu des différentes ailes de la pension. Natalia sentit son ventre grogner famine. Il était temps de trouver de quoi grignoter... mais où ?
Le mauvais sens de l'orientation aurait bien mis à mal la jeune fille tout au long de sa vie si elle n'avait pas une extraordinaire résistance naturelle. Mais la plus solide des coquilles ne pouvait rien contre un estomac vide. Natalia était bel et bien perdue, ou plutôt elle ne savait pas où se diriger. Tout ces bâtiments se ressemblaient pour quelqu'un qui vient ici la première fois, et la lycéenne ne voulait pas prendre le risque de gambader dans une section où sa présence était prohibée. La personne sombre de l'accueil lui avait déjà donné une mauvais impression de l'ambiance de ces lieux.

Natalia regarda autour d'elle, espérant de l'aide mais en même temps désirant ne surtout pas avoir à entrer en contact avec des inconnus. A la limite, une personne seule. De toute façon, elle n'avait pas trop le choix. Après un court instant à balayer du regard de gauche à droite, elle se risqua à un timide :


"Il... il y a quelqu'un ?"
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mer nous sépare [privé Noah]   Mar 20 Nov - 5:08

C'était une matinée comme les autres maintenant qu'elles étaient en vacances. Akemi-san avait eût quelques obligations pour la journée, et ne voulant pas restée enfermée, Noah lui avait demandée si elle pouvait l'amener dans la cour du Lycée afin qu'elle puisse prendre un peu l'air. Tout naturellement, elle avait voulue protester car il faisait encore un peu frais à une heure pareille, mais la belle avait insisté en lui disant que tout irait bien, qu'elle n'aurait qu'à prendre un gilet pour se couvrir un peu et que le soleil ne tarderait pas à réchauffer l'atmosphère. Elle était donc toujours prévenante à son égard, comme d'habitude, et Noah appréciait vraiment cette facette de sa personnalité, et ce même si elle ne voulait toujours pas dévoiler leur relation au grand jour…

Elle l'avait donc conduit tôt dans la matinée dans la cour du Lycée, lui ayant prit un livre pour qu'elle puisse s'occuper un peu, et ce même si elle savait qu'en très peu de temps elle l'aurait déjà terminé. Et après avoir vérifié qu'il n'y avait personne aux alentours, elle lui avait donc volée un baisé, et c'était avec le sourire que Noah l'avait regardée partir… pour finalement soupirer et ouvrir son livre, commençant déjà à se plonger dans l'histoire qui était rédigée. Elle restait donc là un bon moment, le nez penché sur cet ouvrage, savourant chaque ligne comme s'il s'agissait là d'un fabuleux trésor, appréciant réellement cette forme d'art qu'était la littérature. Des fois, elle se plaisait à rêver qu'un jour, elle aussi pourrait écrire un roman aussi passionnant que ceux qu'elle lisait, que les gens pourraient se plonger dans l'univers qu'elle créerait et qu'ils seraient traversés d'émotions au point d'en pleurer. Seulement, afin de pouvoir percer dans un monde comme celui-ci, il fallait être particulièrement connu, avoir des contacts dans le domaine pour que l'œuvre soit produite en beaucoup d'exemplaire et que les gens entendent parler de ce nom nouveau, et ça, elle doutait fortement d'y parvenir, en particulier dans son état actuel.

Mais c'est alors qu'elle pouvait entendre une voix, féminine, et celle-ci ne semblait clairement pas rassurée. Noah releva donc la tête, cherchant la personne qui avait pût parler, et elle pouvait donc observer une jeune fille d'à peu près son âge non loin de là. Elle était plutôt mignonne en fait, mais la belle n'appréciait pas vraiment de ressentir autant de détresse émaner d'elle, aussi regarda t-elle à quelle page elle en était dans son livre avant de le refermer. Elle releva de nouveau la tête vers la demoiselle en détresse, essayant de lui faire signe juste en agitant la main pour la saluer, et cela tout en lui souriant. Si cette personne demandait s'il y avait quelqu'un, c'était sans doute car elle avait besoin d'aide, non ? Ou bien peut-être voulait-elle simplement vérifier s'il y avait quelqu'un ou non car elle voulait être tranquille, et ce même si ce procédé serait tout de même fort étrange.

Mais la belle était tout de même un peu inquiète, d'une part car elle ne savait pas si elle pourrait ou non venir en aide à cette personne, et d'autre part car elle craignait que cette jeune fille est un problème assez grave. En effet, son empathie naturelle l'empêchait de prendre la chose à la légère, aussi pour le moment elle essayait donc de se faire rassurante et chaleureuse. De toute manière, ce n'était pas comme si elle pouvait être une véritable menace et causer grand mal à qui que ce soit dans on état… La jeune fille n'avait donc aucune raison d'être méfiante à son égard, non ?

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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mer nous sépare [privé Noah]   Mer 21 Nov - 20:25

Être en terre inconnue frustrait gravement Natalia. Il n'y a rien de pire que de ne pas savoir où aller. D'autant plus pour une personne pas très ouverte aux autres. Et de surcroît lorsqu'il n'y a personne aux alentours. L'inquiétude de la jeune fille ne pouvait que croître en une telle situation.
Après avoir fait sa demande au vide, elle regarda à nouveau autour d'elle à la recherche d'un signe salvateur. Attendre l'aide d'autrui n'était pas dans ses habitudes, elle s'y était résolue car désespérée. Son angoisse l'empêcha d'apercevoir de suite la main qui lui faisait signe pas très loin d'ici. En faisant quelques pas, l'élève à qui appartenait la dite main entra complètement dans son champ de vision. Natalia vit la fille d'environ son âge qui lui faisait signe, assise un peu plus loin. Elle s'en approcha, heureuse d'avoir trouvé une sauveuse, le coeur accélérant avec le stress de faire une nouvelle rencontre.


"Bonjour, je..."

Natalia commença à balbutier lorsqu'elle se rendit compte que son interlocutrice était assise dans un fauteuil roulant. Cela ne la perturbait pas en soi, mais réveillait plutôt en elle de douloureux souvenirs. Sa vie s'était en partie éteinte sur un telle objet. Elle en garde plusieurs cicatrices, l'une d'elle étant le caractère frêle de ses jambes qui ne sont pas mues par la force de ses muscles. Natalia s'y était habituée en adoptant une démarche tout à fait naturelle, ne laissant rien entrevoir. Elle n'avait même plus conscience de ce phénomène, un peu comme cligner des yeux ou respirer. Son handicap avait été compensé au prix de plusieurs mois de captivité et d'expériences légalement peu tolérées, obligatoirement menées avec des outils mortels pour l'être humain à cause de la résistance du corps de la jeune fille. Son alter-ego crut bon de lui rappeler :

Tu es comme elle. Sauf que tu as la chance de m'avoir comme béquille.

Comme elle ? Natalia ne prendrait jamais le risque de faire de comparaisons si hâtives. Elle savait que les causes d'un tel handicap pouvait être multiples. Et surtout elle ne savait pas à quel point le corps de sa camarade était meurtrie. Dans tous les cas, elle n'aimait pas être comparée aux autres. Avoir des points communs avec quelqu'un ne voulait pas forcément dire qu'on s'entendrait bien avec cette personne. Cependant, cela pouvait la mener à avoir de la compassion et du respect.

"Bonjour. Je suis perdue. Je cherche la cafétéria. Pouvez-vous m'aider ?"

Elle faisait des phrases courtes pour pouvoir discrètement respirer avec le nez entre chaque et éviter de montrer son stress. Elle affichait son expression naturelle, c'est-à-dire la plus neutre qui fusse. Elle regardait dans la direction de son interlocutrice, mais elle était incapable de porter son regard sur ses yeux. Son oeil en l’occurrence, Natalia se rendit compte du bandage qu'elle portait à l'instant.
Elle attendait sa réponse en tentant de diminuer sa fréquence cardiaque par de longues mais silencieuses respirations.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que la mer nous sépare [privé Noah]   Ven 23 Nov - 1:52

Plus le temps passait, et plus l'intuition de Noah se confirmait comme quoi cette jeune fille semblait vraiment craintive. Néanmoins, elle attendait toutefois qu'elle daigne bien vouloir se rapprocher, essayant toujours de rester la plus chaleureuse possible. En fait, grâce à son don, la belle pouvait sentir le stress affluer en elle, et la seule chose qui trottait donc dans l'esprit de la demoiselle était de la rassurer : elle ne voulait pas que quelqu'un soit autant sujet à l'angoisse, en particulier quand cette personne se trouvait si près d'elle. Cela réveillait en elle certains instincts maternels, et ce même si elle savait que jamais elle ne pourrait remplacer la présence d'une mère dans la vie de quiconque… Disons plutôt qu'elle ne pouvait donc pas supporter qu'une personne soit dans le besoin, c'était sa nature et elle ne pouvait pas vraiment aller à l'encontre de celle-ci.

Quand la belle inconnue se rapprocha d'elle, l'air toujours aussi pas assurée, Noah se contenta de lui sourire doucement, ne détachant pas son regard du sien. Néanmoins, elle pouvait facilement ressentir de la douleur dans le cœur de cette jeune fille, et cela n'était vraiment apparu qu'au moment où elle avait posée les yeux sur elle. Naturellement, la belle imaginait donc que dans l'entourage de cette fille à la chevelure d'ivoire il y avait dû y avoir quelqu'un qui était également dans une condition physique peu enviable, mais jamais l'infirme ne se permettrait de lui poser la question, et de toute façon ce n'était pas comme si elle en avait vraiment la possibilité en l'état actuel des choses. Patiemment, elle attendait donc qu'elle reprenne ses esprits d'elle même, ne voulant pas la perturber plus qu'elle ne devait déjà l'être. Respectueusement, elle inclina doucement la tête pour la saluer, ne pouvant de toute manière pas faire beaucoup plus, puis elle se contenta d'attendre, voulant savoir en quoi elle pouvait venir en aide à cette jeune fille.

Quand elle reprit la parole, elle disait être perdue et cherchant la cafétéria. Noah était là depuis un peu mois de deux mois désormais, et si elle avait une très bonne mémoire visuelle ainsi qu'un plutôt bon sens de l'orientation, ce n'était peut-être pas le cas de cette demoiselle. Naturellement, l'infirme ne pouvant plus se déplacer seule, elle avait plus d'une fois pensée que tout cela ne lui servirait plus à rien puisque la personne qui l'accompagnerait serait celle qui se chargerait de l'amener à bon port, mais il s'avérait que dans le cas présent, elle allait pouvoir aider cette nouvelle rencontre. D'ailleurs, elle portait son uniforme, ce qui était un peu surprenant puisque c'était les vacances et qu'il n'y avait plus cours, mais sans doute était-ce une nouvelle élève et qu'elle n'avait pas encore eût le temps de bien s'adapter à la vie d'ici, ce qui expliquerait donc pourquoi elle était perdue. D'une certaine façon, Noah la trouvait vraiment charmante, aussi bien dans la gêne qu'elle arborait que de part son apparence, aussi essaya t-elle de se faire la plus rassurante possible, venant lui sourire avec délicatesse en penchant très légèrement la tête sur le côté, ses cheveux raides continuant de rester perpendiculaire au sol cependant.

Il allait falloir qu'elle se fasse comprendre, et le plus simple serait sans doute qu'elle l'accompagne jusqu'à la cafétéria de La Pension car elle n'avait aucun papier sur elle pour lui redessiner un plan avec toutes les indications requises. Oui, une personne normale ce serait sans doute contentait de lui indiquer le chemin, mais Noah, elle, aurait fait l'effort de lui redessiner tout l'établissement s'il le fallait, au moins ainsi elle n'aurait qu'à regarder le plan à l'avenir pour savoir où elle se trouvait et où elle voulait aller. Et puis, elle avait suffisamment étudiée l'architecture du bâtiment pour pouvoir le retranscrire à la lettre. Toutefois, elle doutait également que la demoiselle est de quoi écrire sur elle, après tout elle ne semblait pas avoir de sac et il serait inapproprié d'avoir de telles choses dans ses poches. Hochant donc la tête à l'affirmative afin de lui répondre, accompagnant tout cela d'un doux sourire, elle espérait que cette personne ne prendrait pas mal le fait qu'elle soit dans l'incapacité physique de lui répondre oralement. Elle essaya ensuite de réfléchir au meilleur moyen de lui faire comprendre, mais ce n'était pas vraiment chose aisée, il fallait l'admettre. Mais peut-être que cette jeune fille saurait quoi faire quand elle comprendrait que la belle était aphone ? Du moins, c'est ce qu'elle espérait, car Noah voulait vraiment lui venir en aide, mais pour cela, toutes deux allaient devoir y mettre du leur…

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