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 j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza

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MessageSujet: j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza   Mer 23 Mai - 12:04


Sforza Bambi Tabatha
« Avec un couteau, on peut voir toutes les nuances, toutes les émotions de nos victimes. »


Poupée de marbre

Feat Belarus
From Axis Power Hetalia

INFOS GENERALES

NOM : Sforza. Nom de famille ayant appartenu à une grande famille italienne, active dans le duché de Milan lors de la Renaissance. La raison qui fait qu'elle porte ce nom de famille est que son père était un descendant lointain de cette famille.

PRENOM(S) : Bambi Tabatha. Le premier prénom prête souvent à rire. Très très souvent. En même temps, on pense soit à un faon d'un certain dessin animé, soit au pseudonyme d'une prostituée. Rien qui fasse très sérieux. Le second est un peu plus acceptable et normal. Signifiant "gazelle" en araméen, et orginialement écrit Tabitha, il apparaît dans le Nouveau Testament. Il s'agit du nom d'une femme ramenée à la vie par Saint-Pierre.

ÂGE : 24 ans. ( 60 ans en réalité). Née le 31 Décembre 1951.

NATIONALITE(S) : Italienne de par son père et Norvégienne par sa mère.

LIEU DE NAISSANCE : Elle est née à Sandefjord, à l'est de la Norvège.

ORIENTATION S. : Théoriquement frigide (et toujours vierge), son orientation est donc incertaine.

OCCUPATION : Avec un vieil ami que tout le monde connaît sous le nom de « Patron », elle tient une petite échoppe spécialisée dans les mets à base de viande. C'est elle qui s'occupe de la découper, qui plus est.

RACE : Succube.

POUVOIR(S) : Danza dei coltelli.

NIVEAU DE LICENCE : B.




PHYSIQUE
Vous vous rappelez surement de cette poupée que vous aviez sur votre étagère, étant enfant. La poupée avec laquelle vous ne jouiez jamais, de peur de la casser, tant elle semblait fragile et délicate. Hé bien, Bambi, elle est un peu comme cette poupée. D'apparence, du moins.

Une poupée grandeur nature. Et d'une taille loin d'avoisiner celle d'un jouet, atteignant 1m78 sans le moindre souci, pour 60 petits kilogrammes. S'ajoutent à cela des courbes bien avantageuses, sans pour autant atteindre la perfection très relative d'une autre très célèbres poupée. Tout en ne révélant pas ses mensurations exactes, il est tout de même possible de dire que son buste possède des formes plus que généreuses, atteignant sans peine un honorable bonnet D. Globalement, elle n'est pas particulièrement musclée, mais se tient en forme et s'entraîne régulièrement. Ainsi, elle possède une certaine force, sans avoir une musculature réellement visible ou saillante. Tout en finesse et discrétion. Ce qui contraste avec sa posture. Très droite, un maintien militaire et sévère, cassant un peu cette allure doucereuse et fragile. Quant au reste de son corps, on souligne sans peine une taille marquée mais pas trop fine, des hanches d'une largeur agréable, et surtout, de très longues jambes fuselées et agiles, portant son corps sans le moindre souci.

Son teint de peau assez clair, laiteux, laisse supposer une certaine fragilité vis-à-vis du soleil, et c'est bel et bien le cas. Il lui en faut peu pour passer du pâle au rouge écrevisse. Autant dire qu'elle évite le plus possible de s'exposer, et préfère largement devoir porter des manches longues au soleil que subir les assauts des rayons solaires. Autre chose de très peu coloré chez elle, sa chevelure. Une crinière longue, très longue, mais aussi très fine et terriblement lisse, légère. De couleur blond pâle. Si fine qu'un élastique a du mal à la tenir attachée bien longtemps. C'est pour cela que la plupart du temps, elle la laisse libre, ses pointes coupées de façon bien droites effleurant la rondeur de ses fesses, qui n'est pas forcément des plus prononcée, mais reste agréable. Bambi à pour habitude de passer un ruban assortit à sa robe dans crinière pâle, et de le nouer sur le haut de son crâne.

Une fois passée l'apparence physique générale, il est de bon ton de se pencher sur les détails. Car ils ont tous leur importance. Son visage est plutôt ovale, avec un menton très légèrement poitrine. Des yeux esquissés en amande, affichant souvent un mélange de dédain et de fatigue. Le tout bordé de longs cils clairs, fournis et fins. Mais plus sombres que sa crinière, cela dit. Ses prunelles, elles, sont un mélange de bleu et d'indigo, donnant un résultat assez foncé, mais aussi, le plus souvent, terne. Car tout n'illumine pas son regard, il faut susciter l'intérêt chez elle pour réussir ce tour de passe-passe. En continuant sur cette lancée, on trouve un nez plutôt discret et pointu, pas vraiment remarquable, donc. Des oreilles toujours dissimulées sous le crin presque délavé qui compose sa chevelure, et des lèvres plutôt discrètes. Légèrement rosées, histoire de se démarquer du reste de son épiderme, mais pas pulpeuses ou très charnues.

S'il y a bien une partie de son corps dont elle fait très souvent usage, ce sont bien ses mains. Certes, son pouvoir lui permet de manipuler des couteaux par télékinésie, mais rien de mieux que sentir le manche solide entre ses doigts. Pourtant, quand on s'y attarde, ce sont des mains très fines et pâles. Des ongles ronds, coupés courts, dépassant à peine du bout du doigt. Cela dit, en regardant encore mieux, on peut voir quelques petites cicatrices parsemer ses phalanges, et devenues légèrement plus claires que sa peau. Choses insoupçonnable par contre, leur poigne est plus que ferme, et il est bien rare que ces jolies mains ne tremblent ou n'hésitent.

Puisque le bal des détails est lancé, autant en ajouter d'autre. Comme ce grain de beauté résidant au coin de son œil gauche, ainsi que trois alignés sur le côté droit de son cou. On en retrouve quelques autres çà et là, entre autre sur le fond de son dos, et une de ses cuisses. Arrivent ensuite des cicatrices bien plus importantes que les petites marques sur ses mains. Son épaule gauche est criblée d'impacts de balles et de coups de couteaux. Ce n'est pas pour rien si actuellement, les mouvements de ce bras et l'épaule correspondante deviennent douloureux, voir difficiles. Étrangement, le reste de son corps ne fut que peu marqué par son passé et les armes le peuplant. Tant mieux en un sens.

Pour la suite de cette liste, il faut en revenir à ses yeux. Bien qu'ayant toujours eu une vue parfaite, elle est actuellement légèrement défectueuse, et ce dû à une exposition trop prolongée à un soleil très fort, ainsi qu'un éclat de verre. Malheureux accident. Après cela, on note qu'elle ne possède pas le moindre piercing, pas même des boucles d'oreilles, n'ayant jamais vu l'utilité de tels accessoires. Par contre, si l'on cherche bien, et qu'on prend le risque de la toucher, on peut découvrir un seul et unique tatouage. Sur le haut de sa nuque, à la base de ses cheveux. Mesurant 5 cm de longueur pour 1.5 cm de hauteur, il s'agit d'un mini code-barre, portant les chiffres 14015113. Voilà le principal.

Nous arrivons à la partie vestimentaire, et là, il faut avouer qu'elle fait dans la simplicité. Tout en ayant une garde-robe quelque peu recherchée. Pour faire simple, ses tenues sont quasiment toutes identiques. Longues robes de couleurs sombres, souvent composées de plusieurs couches de jupons et froufrous, aux longues manches serrant ses poignets et le plus souvent agrémentées d'un tablier blanc. En ce qui concerne la longueur, elle oscille le plus souvent entre le bas de ses genoux et ses chevilles, selon son envie du moment. Elle prend grand soin de ses vêtements, et quiconque oserait les abîmer risquerait d'avoir de très gros ennuis. Outre les robes aux allures d'uniformes de bonnes d'un autre temps, les rubans assortis, ses pieds, eux, sont la plupart du temps parés de bottines à talons moyens, lassée jusqu'à mi-mollet, noires. Et évidemment, faites d'un cuir lustré et de bonne qualité. Et maintenant que nous avons fait le tour de l'emballage, nous pouvons passer à ce qui se cache en dessous. La plupart du temps, de la dentelle fine d'un blanc très pur, de quoi mettre en valeur la chair moelleuse de sa poitrine, mais aussi son fessier, lui donner un galbe agréable. Tout à fait inutile en sachant que personne ne pourra jamais ni voir ni profiter de cela. Ajoutons en plus de ça des mi-bas de soie blanche aux rebords de dentelles et des porte-jarretelles assortis pour les retenir, et vous obtenez les secrets que cache Bambi sous ses jupons.


MORAL
S'il y a bien une chose au sujet de laquelle beaucoup s'accordent au sujet de Bambi, c'est bien qu'elle fait partie des gens que l'on devrait éviter de fréquenter. Il faut savoir que la demoiselle s'avère aussi agréable et accueillante qu'une porte de prison. Et encore, c'est peu dire. Pourtant, à première vue, elle semble gentille, malgré ce sourire un peu triste collé à ses fines lèvres, et ce regard terne qui vous fixe sans ciller. Oh oui, qu'elle a l'air douce, inoffensive. Et pourtant. Aucun de ces deux adjectifs, et encore moins d'autres du même acabit ne lui conviennent, loin de là. Les apparences sont souvent trompeuses. Et ça n'a jamais été aussi vrai qu'avec Bambi.

Les premières impressions sont rapidement chassées lorsqu'on lui adresse la parole. Son regard sombre se glisse lentement sur vous, sur votre visage. Il vous scrute et vous détaille dans les moindres recoins, chose qui peut rapidement devenir gênante. Et elle adore intimider rien que par son regard. Elle vous détaille avec précision, semble vous analyser, et peut deviner des choses sur vous rien que par votre posture, votre coiffure ou votre tenue. Une capacité à la fois octroyée par le trouble mental qui anime sa personne, mais aussi par son passé. Un fait évident et facilement décelable pour ce qui comme elle, décortiquent les humains rien qu'à leur façon de se tenir debout. Ainsi, rien qu'à sa posture toujours impeccablement droite, sévère et sans relâchement, on peut deviner de la rigueur dans les événements de sa vie passée.

Puis vient le moment où elle vous adresse la parole. Plusieurs choses interpellent, surprennent les gens. Son accent étrange, déjà, autant présent quand elle parle anglais que japonais -rendant cette langue d'ailleurs difficile à saisir dans sa bouche-. L'italien et le norvégien font décidément un mélange bien particulier. Il y a également le débit de son discours qui en étourdit plus d'un. Elle parle vite, et pourtant de façon distincte, accentuant parfois certains mots, les plus importants, donnant un impact indéniable à ses paroles. S'ajoutent à cela une froideur sans égale dans ses mots, bien rarement agréables pour ses interlocuteurs, et une propension assez évidente aux mouvements de mains lorsque son côté italien ressort un peu trop.

Quand elle parle, justement, elle ne vous lâche pas du regard. Elle vous juge d'une simple œillade, vous rabaisse d'un clignement de cils. Et dans ses mots, tour à tour, l'on ressent mépris et antipathie. Parce qu'elle n'a aucune considération pour quiconque, ou si peu. Il en faut beaucoup et la fois rien pour être bien vu d'elle. Autant dire que comprendre ses critères est tout à fait impossible, ou au moins très ardus, tant ils sont changeants et improbables. Et encore. Parfois mieux vaut être ignoré qu'être aimé par Bambi.

Durant sa jeunesse, elle fut soumise à divers tests psychologiques, d'après les désirs de son père. On diagnostiqua chez elle un cas de trouble de la personnalité antisociale, avec pour manifestations habituelles la psychopathie et la sociopathie. Et pour elle, ce fut le premier, qui se manifeste par un comportement relativement antisocial, une impulsivité caractéristique, un manque flagrant de remords et d'empathie, ou encore, une manifestation très faible de sentiments.

Ainsi, ses relations avec autrui sont souvent très peu développées, du fait de son comportement troublé et souvent inquiétant, à la limite de l'effrayant parfois, mais aussi son manque évident de sentiments et le peu d'expression qu'elle en fait. A croire qu'elle est faite de pierre ou de marbre. L'illusion est là, dans tous les cas. Ne ressentant pas le moindre remords lorsqu'elle blesse autrui, ne considérant par les gens comme tels, mais plutôt comme quelque chose se rapprochant de l'objet. De ce fait, elle ne s'excuse jamais sincèrement pour la moindre blessure qu'elle pourrait causer à quiconque, pas même émue par la violence, sa propre violence, le sang ou la détresse de ses victimes. Et encore, la seule chose capable d'animer ses prunelles, tient en la rencontre du métal froid de ses lames avec la chair. C'est bien là la seule chose qui puisse l'émouvoir un tant soit peu. Cependant, à force d'observer les autres, leur réaction face à telle ou telle situation, elle a apprit à feindre les émotions dites "normales", imiter les regrets et rendre le tout plus naturel, vrai. Histoire d'éviter les remontrances de ses professeurs ou de sa gouvernante, et se faire remarquer le moins possible. Jusqu'à ce son père décide de la prendre en charge. Pour le meilleur comme le pire. Surtout le pire, vu la suite.

A partir de ce moment-là, toutes les facettes de son caractère si peu accueillant purent se développer. Que ce soit, encore une fois, son absence totale d'empathie, se plaisant à voir souffrir et à faire souffrir sans en être secouée, ou le manque de profondeur des émotions qu'elle pourrait ressentir ou éprouver. La peur notamment. Même celle de mourir ne la fait que peu réagir, la seule menace susceptible de l'ébranler et de la faire réagir est celle de lui voler ce qui lui confère sa vie éternelle. Une éternelle vie aux reflets d'acier maculé de sang.

Assez renfermée, elle ne parle que peu. Et c'est très bien ainsi, sachant qu'elle ne possède aucune délicatesse ni souci de faire plaisir. Même l'envie de plaire, souvent bien présente chez ceux atteint de son trouble, n'est pas des plus présent, sauf dans un ou deux cas particuliers, exceptionnels, même. Le premier étant son père, auquel elle a cherché à plaire toute sa vie, et le cherche peut-être encore, sans l'avouer. Le second est la personne qu'elle désigne en tant que souffre-douleur. Quoi que ce terme est peut-être trop léger, étant donné la relation complexe qui en découle. La belle, contrainte de museler ses penchants pour la mutilation à l'aide de ses bébés s'est découvert une tendance assez particulière. Elle aime dominer et maltraiter autrui. Et c'est là que le fameux souffre-douleur entre en jeu. Partenaire unique de jeux parfois cruels, elle ne le choisit pas n'importe comment. S'il n'en tire aucune satisfaction, elle n'en tirera pas non plus, et le renverra bien rapidement. Ainsi, elle le maltraite, à coup de lames aiguisées mais parfaitement maîtrisées, l'humilie et le rabaisse, tout en le couvant de regards ravis et satisfaits, de paroles agréables, et parfois même de félicitations. Chose absolument exceptionnelle chez elle, d'ailleurs. Un mal pour un bien, mais peu de personnes accepteraient. Et pas question de le faire de force, une fois de plus. Car dans cette relation complexe, faite de douleur et de plaisir, de satisfaction dans les traitements parfois humiliants, elle a réussi à rassembler son désir de faire du mal à un autre être, tout en donnant satisfaction à ce dernier. Une sorte de violence contrôlée, peut-être bien.

Sa violence, justement, n'est pourtant pas l’œuvre de son trouble. Ce n'est qu'un catalyseur, qui la met en phase avec ce qu'elle est, qui la canalise, ou presque. Disons que c'est avant tout son éducation qui a permis cet développement violent de sa personne. Son impulsivité la rendant imprévisible, son manque de remords impitoyable.

On arrive ainsi au caractère impulsif, ou encore irresponsable de sa personne. Deux traits bien moins présents que les précédents. Peut-être est-ce dû à sa formation militaire et la rigueur demandée à ce moment-là de sa vie, mais il est certain qu'elle est capable de faire preuve d'un certain sang-froid, et de museler son impulsivité. Le tout ne la rendant que plus efficaces. Quant à son attitude face aux responsabilités, contrairement à beaucoup, elle à apprit à y faire face et est capable de les supporter, sans prendre la fuite, comme elle l'aurait fait étant plus jeune.

Il ne faut cependant pas croire que cette fille est totalement folle à lier, dangereuse en tout temps. Ce serait verser dans les clichés. Même si sa psychopathie est bien présente, elle n'est pas totalement submergée par celle-ci, sa maladie ne se caractérisant pas primordialement par la violence, et est capable d'adopter un comportement d'apparence normale et naturelle. Et puis bon, vu le travail qu'elle fait actuellement, on ne la voit pas vraiment, donc il n'est pas nécessaire pour elle d'être trop normale non plus. Si tant est qu'on puisse qualifier les personnes comme elle de normaux. Cependant, savoir qu'elle est capable de feindre la normalité est à la fois rassurant et inquiétant. Pour bon nombre, elle ne sera donc qu'une femme trop froide pour être innocente, et il n'y en aura qu'un ou deux qui rencontreront la véritable Bambi, et toute la cruauté dont elle est capable. De même, n'espérez pas l'apitoyer ou essayer de la séduire. D'une part, ça l'agace, et de l'autre, étant théoriquement frigide -c'est ce qu'elle dit et s'en est convaincue histoire de repousser tout risque de perdre sa virginité- vous ne risquez pas de réussir à la séduire avec votre joli sourire ou les muscles de votre torse. Il faut bien autre chose.


HISTOIRE
31 Décembre 1951, Sandefjord, Norvège.

Tout était blanc. De la neige à perte de vue, répandant et étendant son manteau immaculé sur la ville au bord de l'eau. Eau qui avait gelé, d'ailleurs. En ce dernier jour de l'année, les gens du coin avaient le coeur à la fête, pour la plupart du moins. Car certains, comme ce couple qui tôt le matin de la veille, s'était rendu à l'hôpital. Madame allait accoucher, et vu son état déjà peu engageant et la faiblesse de son corps, son époux n'avait pas réfléchit à deux fois. Ainsi, même alors que la fin de cette année-ci approchait à grands pas, il ne la quittait pas, serrant cette main si faible, et à mesure que la délivrance de l'enfant approchait, la fin de la mère se faisait plus nette également. Ainsi, elle ne put pas observer longtemps cette petit fille aux cheveux blonds et à la peau si pâle qu'on lui mit dans les bras. Épuisée, à bout de forces et de souffle, elle n'eut le temps que de murmurer le prénom qu'elle désirait lui donner. Bambi. L'infirmière dut se retenir de rire, alors que le mari, lui, acceptait la dernière volonté de sa femme, l'air grave et bien morne. A ce patronyme déjà bien fantasque en fut rajouté un autre, Tabatha, le tout accolé au nom de famille de ses parents. Sforza. Ce fut ainsi que se déroula la naissance de la seule et unique héritière du couple.

Suite à cela, elle ne resta que très peu de temps dans cet hôpital, son père préférant la ramener chez eux, et la laisser au soin d'une nourrice, spécialement engagée pour l'occasion. Il fallait dire qu'il avait quelques détails à dissimuler à propos de sa progéniture, autant que sa femme. Après tout, cette dernière, tout comme leur fille, n'était pas humaine. Ca non. Plutôt une bien délicieuse créature démoniaque du nom de succube. Souvent représentées en tant que séductrices infernales auxquelles il était très difficile de résister. Et Bartolomeo Sforza pouvait le confirmer sans mal, lui le banal humain qui n'avait pu fermer les yeux face à la superbe demoiselle qu'il avait rencontré, lors d'un de ses nombreux voyages. Et même après son décès, Agnieszka garda une place assez importante dans la vie, le cœur et l'esprit de son époux, comme pouvaient en certifier l'impressionnant tableau représentant sa douce épouse. Grande, bien plus que lui. Blonde, la peau pâle. Très douce et calme, se faisant peu remarquer, autrement que par son charme. Délicate et toujours ce même air mélancolique collé au visage. Voilà une femme que ce jeune homme d'à peine 22 ans n'oublierait jamais.


5 Septembre 1956, Sandefjord, Norvège.

Pas un seul bruit dans la maison des Sforza. Papa était en train de travailler, enseveli sous une montagne de papiers, et sa fille dormait, tout simplement. Seulement, ça n'allait pas durer une éternité non plus. Lorsque l'on veut avoir la paix, les enfants finissent toujours pas s'éveiller. Et ainsi, après une petite sieste bien méritée, la petite avait fini par rouvrir les yeux, avec une idée bien précise en tête. Manger. Échappant même à la surveillance de sa nourrice, trop occupée à suivre un énième téléfilm à l'eau de rose et persuadée que l'enfant dormait toujours, elle réussi donc à rejoindre la cuisine, portée par ses petites jambes agiles. Là, un autre problème s'était posé devant elle. Elle voulait un morceau de gâteau. Ce dernier était certes accessible, mais pas question de tout manger. Capricieuse, elle n'en voulait qu'une seule tranche. Et tous les couteaux étaient soigneusement rangés sur le comptoir. Hors de sa portée, bien évidemment. N'ayant pas l'idée de prendre une chaise pour les atteindre -le mobilier en chêne massif étant de toute façon trop lourd pour une petite fille de même pas encore cinq ans- elle préféra donc rester là, debout. Fixant les manches des couteaux, fait d'un bois brun sombre et laqué, décoré d'un arabesque doré sur une des tranches. Elle en voulait un. Elle le voulait parce qu'elle avait faim. Et on ne rigolait pas avec son estomac. C'est alors que, à force de le fixer, quelque chose d'inattendu se produisit. La lame qu'elle fixait jusque là venait de s'élever dans les airs, suffisamment pour quitter son support, et tout en continuant à flotter, avait fini par se retrouver dans ses mains. En bonne enfant ignorante qu'elle était, elle se remit à fixer celui qu'elle avait en main, dans le but de le ranger, et cela fonctionna aussi. Bien rapidement, une idée germa dans son esprit. Un parfait moyen d'impressionner son père, non ? Lui toujours plus intéressé par ses papiers, ses affaires alambiquées que par sa propre chair.

Alors, elle alla le voir, son géniteur, avec ce couteau entre ses petits doigts pâles. Elle avait même fait attention à ne pas courir avec, ne pas faire de bêtises. Gentille petite. Et arrivée devant son père, elle lui avait montré. Cette chose bizarre dont elle était capable. Pour le père, c'était enfin l'arrivée d'un événement utile, de quelque chose dont il pourrait tirer un profit. C'était bien la seule chose qu'il avait en tête depuis la mort de son épouse. Le profit, l'utilité qu'il pouvait donner à toute chose, ce qu'il pouvait par la suite en retirer. Et sa fille faisait partie de ces plans plus que matérialistes et si peu humains.


Courant de l'année 1964.

Les Sforza avaient fini par quitter le nord pour le sud. Une jolie maison en Sicile, bien trop grande pour deux personnes et leurs trois employés. Mais tant pis. Plus il y avait d'espace, et plus le père était loin de la fille. Et pourtant, l'enfant était devenue au centre des activités du père. Que ce soit des entraînements quotidiens, où elle était forcée d'user de son don à s'en effondrer d'épuisement, aiguiser ses sens et ses réflexes, ou encore, son corps, pour le rendre plus résistant, endurant. Il avait un projet bien précis pour la jeune fille de 13 ans. Valeureuse demoiselle qui passait plus de 4 heures par jours à se plier aux exigences de son paternel. Sans jamais broncher, finissant même par agir de façon si peu naturelle, mécanique. Étirements, pompes, abdos, exercices d'équilibre, etc. Tout était bon pour plaire à son tyran de père. Car voilà son seul et unique but dans la vie. Plaire à papa. Le rendre heureux. Être félicitée par lui.

Elle était étrange, Bambi, si peu expressive, comme sa mère. En pire, peut-être bien. Rien ne semblait l'émouvoir réellement, pas même son corps suant sang et eau. Loin d'être insensible à la douleur pourtant, elle ne montrait pas quand elle avait trop mal, quand elle sentait ses membres s'engourdir. Elle s'arrêtait, tout bonnement. Pour reprendre plus tard, ou le lendemain. Cependant, elle intriguait beaucoup son père, qui fini par lui faire passer toute une batterie de tests psychologiques. Pour obtenir des résultats à la fois effrayants et concluants. Psychopathie, hein ? Pas de remords ? Parfait. Oh oui, c'était parfaitement ce qu'il fallait à Monsieur Sforza. Un petit soldat docile et dévoué, dénué de la notion de culpabilité ou d'attachement sentimental. Que demander de plus ?


Fin Septembre 1969.

A force de l'entraîner, de la voir devenir redoutablement efficace, son père avait fini par arriver à la presque conclusion de son plan. Jusque là encore, jamais elle n'avait été mise au courant de la réelle occupation de son père. Cet homme si froid et autoritaire était en réalité dirigeant d'un petit groupe de mercenaires. 12 membres. Cela pouvait paraître peu, mais ils étaient diablement efficaces. Après tout, aucun d'entre eux n'était humain. Employés pour diverses tâches, de la plus dérisoire à la plus dangereuse, ils savaient se faire discrets tout en ayant une réputation solide basée sur l'efficacité et la discrétion.

Ainsi, à force de la voir si adroite avec son don, sans que ce ne soit encore parfait ou infaillible, il la fit rejoindre ce fameux groupe, arrivant donc au symbolique chiffre 13. Un groupe de portant pas réellement de nom. Seul celui du chef était connu, et c'était toujours lui, le père Sforza, que l'on contactait. Ses mercenaires, eux, portaient chacun un nombre en guise de nom de code, selon leur ordre de recrutement. La blonde hérita alors de La tredicesima, la treizième.

« J'ai beau être une succube, une créature non-humaine, ce n'est pas ma race qui va m'aider à tenir cette place. Loin de là. Déjà que je hais me transformer. Ce corps est juste fait pour attirer les hommes, et les faire saliver. Ce n'est pas ce que j'ai envie de devenir, une vulgaire putain. Ça non. Et je leur prouverait que je peux réussir à être la meilleure, sans cela. J'ai mon pouvoir, je le chéris. Comme ces couteaux. J'en prend grand soin. Et je le sais, plus que d'autres, je vais devoir m'entraîner. La force physique et l'endurance ne sont pas des attributs naturels des créatures comme moi. »

Il n'avait pas fallut attendre plus de quelques mois pour qu'elle puisse intervenir pour la première fois sur le terrain, accompagnée de celui qui deviendrait plus tard son coéquipier régulier, et plus encore. Il quinto, le cinquième. Un homme plus vieux qu'elle. Grand, musclé, déjà bien couvert de cicatrices. Les cheveux déjà quelque peu grisonnants, un air bourru. Une personne sur qui on pouvait compter. Un loup-garou de surcroît. Leur mission ? Régler un conflit entre deux familles de la ville voisine. Rien à voir avec une quelconque mafia ou organisation criminelle, non. Juste deux familles en guerre perpétuelle depuis des décennies, et incapables de régler ça calmement. Pour sur, même eux ne savaient plus pourquoi ils se battaient comme ça, sans pourtant que cela ne les pousse à cesser. Au contraire. Dans tous les cas, un des deux partis n'avait finalement rien trouvé de mieux que faire appel aux mercenaires de Sforza.

Un franc succès. Sans bévue, propre, net et rapide. Une lame scintillante filant entre les rideaux, une gorge tranchée net, et plus rien.


Événements survenus enter 1972 et 1989.

Finissant par faire ses preuves de façon tout à fait remarquable, à force d'entraînements intensifs, s'en étaient suivies des missions solo pour certaines, ou en équipe, mais plus importantes. Des interventions à plus grand échelle. Que ce soit pour de conflits mineurs en Afrique ou en Asie, des histoires d'assassinat parfois, ou même d'espionnage, etc. Bambi avait acquis une technique discrète et meurtrière. Et il fallait parfois du temps pour que ses opposants comprennent comment la mettre hors d'état de nuire, les deux solutions principales étant soient de la priver de la vue, ou se cacher à son regard. Et encore, à force de rester des heures les yeux bandés, à se repérer dans des salles remplies d'objets, parfois dangereux, elle avait réussi à affiner quelque peu son ouïe. Dangereuse demoiselle. Adepte des éliminations rapides et sans bavures.

Seulement, dans le courant de l'année 1988, elle se fit capturer par un groupe d'extrémistes, qui la gardèrent 3 jours captive. Juste trois jours. Dans un premier temps, les yeux bandés, ils purent la torturer, et tenter de lui soutirer des informations. Mais rien de bien utile ne sortait de la bouche de cette femme froide et sans expression. Et en un sens, elle avait eut de la chance de tomber sur eux des geôliers aussi naïfs et stupides que peu enclins à la violer ou ce genre de choses.

Arrivés au troisième jour, elle avait fini par faire une demande. Très simple demande. Qu'on lui rende la vue, qu'elle voit au moins à quoi ressemblaient ses agresseurs, avant de mourir. Demande que bêtement ils acceptèrent. Et heureux hasard ,du moins pour elle, l'un des hommes faisait joujou avec un de ses couteaux. Ni une ni deux, elle put en prendre le contrôle, usant de son pouvoir, et se débarrassa des quatre soldats, sans qu'aucun ne comprenne rien à son sort. Une fois la cellule nettoyer, elle n'eut qu'à couper les cordes la retenant suspendue au plafond, ses bras souffrant de douloureuses courbatures, et elle put s'enfuir de là, récupérée par le cinquième, dépêché sur les lieux pour la récupérer. Morte ou vive. Soulagé de la voir en vie, même si en retour, elle ne semblait pas très affecté de le voir là. Comme toujours. Évidemment, ils ne manquèrent pas d'éliminer tous ceux qui auraient pu les voir ou les entendre, histoire de quitter les lieux sans laisser de traces gênantes.

« Peur ? Je ne crois pas. Je ne me rappelle pas avoir eut peur, et je ne sais même pas si je l'ai déjà réellement connu. Disons que j'étais surtout contrariée de ne pas pouvoir rentrer au moment prévu. Père n'aime pas les retardataires, il hait ça. Ca m'embête de lui avoir déplu. Et au retour, j'ai passé une demi-journée à l'infirmerie, à me laisser soigner sans broncher. Ce docteur est un imbécile, qui plus est. Actuellement, mes bras sont encore un peu engourdis, ils sont restés trop longtemps levés. J'ai du mal à écrire, d'ailleurs. Et la première chose qu'il m'a demandé, c'était si j'avais été violée. Quelle bêtise. On voit qu'il ne me connait pas. Jamais un homme, ni même une femme, ne me touchera de la sorte. C'est tout à fait vide d'intérêt, à mes yeux. Et surtout... Tous ces autres gens me dégoûtent. »

Années 1990 à 1991

Deux années pas forcément fructueuses. C'était la période de la Guerre du Koweït, et les mercenaires furent discrètement engagés autant par la coalition que leur ennemi commun. Sabotages parfois, quoi qu'il était surtout question d'éliminer des petits groupes de soldats, histoire d’affaiblir l'adversaire. En soi, ça n'a rien de très correct ou reluisant, et pourtant. Tout est bon pour triompher de celui qu'on considère être notre ennemi, tout bonnement.

« c'est bête. Mon épaule est encore en plus mauvais état qu'avant. Les cicatrices ne partiront jamais. Des trophées ? Des souvenirs ? Juste des marques. Et pourtant, elles parlent. Que ce soit ces marques pâles zébrant grossières zébrant mon épaule, ma cuisse, ou le reste. Elle sont là pour que je me rappelle pourquoi je suis là. »

Années 2003 à 2008.

Encore. encore la guerre, les massacres, les morts, et tout ce qui va avec. Des choses injustes, terribles parfois et pourtant. Cela ne semblait pas vouloir s'arrêter, ni même s'apaiser, juste un peu. Mais elle, elle n'en avait rien à faire. Elle travaillait, comme le ferait un boulanger ou une serveuse. C'était son job, on la payait pour enlever des vies, les trancher sur le fil de ses couteaux. Pas le moindre émoi, la moindre larme de regrets. Tous, elle les regardait tomber, les uns après les autres. Que ce soit son œuvre ou celle de ces compagnons. Ces soldats n'avaient que peu de chance contre ces tueurs inhumains, au sens propre.

Irak. Il y avait cette petite fille, la peau mate, les cheveux noirs, épais et emmêlés. Elle n'avait surement pas le temps de prendre soin d'eux, et à 10 ans à peine, et encore, on ne se soucie par forcément de ça. Se cacher, échapper aux affres de la guerre était bien plus important en ces temps dangereux. Pourtant, elle était bien mignonne, avec cette robe déchirée, marchant doucement vers le groupe de soldats américains établit non loin de son village. Ils ne le savaient pas encore, et ne le surent peut-être jamais, mais elle aurait pu causer leur perte. Si Bambi n'avait pas été là.

Elle était mignonne, cette enfant, le rouge brillant de son sang rehaussant le tissu de sa tenue rapiécées, imbibant le coton grossier, alors qu'elle s'effondrait sur le sol, lâchant la télécommande de la bombe qu'on lui avait attachée au corps, dissimulée sous le tissu. Il n'avait pas fallut grand chose à la lame si bien effilée pour trancher cette gorge tendre, lui arracher cette vie bien trop courte. Dissimulée dans l'ombre, personne ne l'avait vue. Personne ne la verrait jamais, à vrai dire. Cette femme fixant ce petit corps étendu à présent dans la poussière. Ce petit être pourtant innocent.

Et encore des années plus tard, marquée par cette événement pour une raison inexplicable, peut-être son regard si clair qu'elle avait croisé l'espace d'un instant, elle continuera de dessiner cette scène, encore et encore. Ce rouge...


Janvier 2009

Jusque là, tout c'était toujours très bien passé, sans accrocs. Ils avaient toujours exécuté leurs missions proprement, sans jamais se faire remarquer ni entacher le nom de Bartolomeo Sforza. Jusqu'à ce jours là. Quelques jours avant la fin de l'année 2008. Mission de routine. Éliminer un petit groupe de rebelles colombiens. Rien de compliqué, ni de forcément dangereux. Cinq et Treize, juste eux deux. Seulement... Ce fut un échec, et des plus cuisants. Et ce qui se passa à leur retour en Sicile marqua tout bonnement la fin de bien des choses. Et le début d'autres, forcément.

Monsieur Sforza ne se gêna pas pour montrer sa déception à sa fille, qui pour la première fois peut-être, sentit son monde s'effondrer autour d'elle. Il n'avait plus d'estime pour elle, rien. En plus de cela, ainsi que son coéquipier, elle était tout bonnement licenciée, virée. Elle devait quitter la demeure de son père, et ne plus jamais faire entendre parler d'elle. Si seulement tout cela s'était passé aussi simplement.

Ainsi, le loup-garou et la succube se retrouvèrent sans travail, et sans endroit où dormir ni vivre. Heureusement, il était bien débrouillard, et durant toutes ces années, lui comme elle n'avaient que peu dépensé l'argent de leur cachet. Ce fut ainsi qu'ils allèrent s'acheter une petite maison tranquille, en Angleterre. Ensemble, oui. Ils avaient appris à se faire confiance, en quelque sorte. Et pour tout dire, il était le seul qui était capable canaliser et apaiser les pulsions violentes de Bambi. Ce fut d'ailleurs à cette époque-là qu'ils développèrent une relation bien étrange, le mâle initiant la demoiselle à une pratique bien particulière. Lui le maître, elle la délicieuse créature asservie, soumise. Si charmante dans ce rôle, cette position. Il y avait fort à parier qu'il avait du finir par en tomber amoureux. Et pourtant, jamais il ne lui en parla. Il la connaissait, il savait cette absence de sentiments chez elle. Et gardait tout pour lui. Se consolant avec ces moments intimes si différents des habitudes banales du commun des mortels. Le cuir, la laisse, la cravache parfois. Si gratifiant, si... Particulier.

Et pourtant, pas de désir chez la belle demoiselle. Rien de sexuel, et qui n'avait jamais eu de vraie adolescence, elle qui jamais n'avait eut l'occasion de se pencher sur un homme, de pouvoir l'apprécier à son juste titre. A tel point qu'elle s'était étrangement persuadée d'être frigide, même si les circonstances n'étaient pas exactement là. Mais comme souvent, l'esprit prenait le pas sur le corps, et ce dernier avait fini par être totalement dénué de désir. Si dommage, alors qu'elle était si alléchante. Mais non, rien. Absolument rien.


Octobre 2009 à Mars 2010

« Les ennuis. Je le attendais, à vrai dire. J'en étais certaine, mon père ne nous laisserait pas nous établir si simplement. Ah, père. J'ai passé ma vie à vouloir t'éblouir, te satisfaire, avoir ton admiration. Et voilà ma récompense pour ces années de bons et loyaux services. Tu te fais bien vieux, et pourtant, tu tiens bon vieil homme. Tu veux nous voir morts, Cinque et moi. Moi que tu n'appelles plus autrement que par ce nombre. Tredici. Est-ce que je te hais ? Je ne sais même pas. Mais mes pensées sont bien amères. Nous allons fuir, évidemment. Nos affaires sont déjà empaquetées, prêtes à s'envoler pour un autre ailleurs, encore. Tu es sur le point de trépasser, je le sais. Tu restes mon père, et je n'ai pas oublié l'état déplorable de ta santé, lors de notre dernière entrevue. La fin approche. Pour toi. Moi, je serais encore là. Pour bien longtemps. Toujours. Peut-être que Maman aurait du te céder sa place. Ou peut-être pas. »

Ils fuyaient encore. Mais au fond, ils voulaient juste avoir la paix. Comme dernière action avant sa mort, Sforza avait décidé d’éliminer les deux parias, s'en débarrasser pour effacer toute trace d'échec, même le plus infime. C'est alors qu'elle était arrivée, cette lettre. Pour lui. Et une autre, pour elle. Étrange lettre, invitation énigmatique pour cette île aux relents de paradis désiré, de repos bien mérité, qui sait ? Dans tous les cas, c'était leur chance d'échapper à leur ancien employeur, leur vie aux reflets sanglants. Hiromae, terre promise ?


Mars 2010 à 2011, et plus encore ?

Alors, ils y étaient allés. Ils avaient prit le bateau, abandonnant avant cela bien des choses de leur ancienne vie. Ne gardant que le nécessaire, des bribes de ce qu'ils étaient. Parfois, des marques indélébiles, ou des preuves matérielles. Si peu, pourtant. Et une fois acceptés, passés ? Il fallait un moyen de ne pas rouiller, et de vivre. Et même en ayant encore des économies considérables, ils ne pourraient pas toujours se reposer sur ça. La première solution, ce furent les quêtes. D'abord bien simples, banales. Même ennuyeuses, parfois. Et puis, à force que le temps passe, leur niveau augmentait. Et la récompense, ainsi que leur niveau de licence également. Un joli B pour elle, un C pour lui, à force de missions très régulières pour la demoiselle, alors que le loup-garou, lui, avait trouvé une autre occupation. Une petite échoppe, un lieu où se restaurer rapidement. De bons plats à base de viande, souvent bien délicieux.

Il y eut ensuite la lassitude. A force de se fréquenter, ils avaient mis fin à leur relation intime, si on pouvait la nommer ainsi. Prise de désirs de domination de plus en plus fort, elle ne lui convenait plus tellement. Et pourtant. Cela n'empêcha pas qu'elle devienne sa cuisinière, du moins, commise à la découpe de la viande, maniant les couteaux comme personne.

Et la suite ? A ça... Vivre ailleurs. Presque en paix. Loin d'un père aujourd'hui mort. Des nouveaux gens qui passent parfois tous les jours pour manger. A qui elle ne parle jamais, créature asociale en grande partie. Ou juste si peu aimable, si peu chaleureuse. Pourtant, tous ne la fuient pas. Au contraire.




POUVOIR(S)
RACE :Succube.

DESCRIPTION DE(S) POUVOIR(S): Danza dei coltelli. Littéralement, la danse des couteaux. Sous cette dénomination fantasque se cache un principe bien simple, ou presque. Comme déjà dit, les couteaux sont sa passion, et le pouvoir qu'elle a développé est en rapport évident avec eux, complétant le fait qu'elle est capable de se battre au corps-à-corps avec eux. Ainsi, usant de télékinésie, elle est capable de mettre en mouvement une lame comme plusieurs, et les diriger comme bon lui semble, tant que ces dernières restent à portée de son regard.

Outre cela, il lui est possible d'en diriger une petite vingtaine, lorsqu'elle est au meilleur de sa forme. De plus, il est nécessaire de s'entraîner régulièrement pour maintenir un bon niveau et une maîtrise parfaite de ses bébés.

STATISTIQUES :

TYPE : Ténèbres, Poison._ANO : Cécité, Confusion.
FORCE : 50 _ DEF : 50 _ MAG : 0 _ RES : 40 _ DEX : 90 _ VIT : 90
DMGP : 360-432 _ DMGM : 0-0 _ DEFP : 200 _ DEFM : 280 _ PV : 9000

OBJET(S) : On peut littéralement qualifier Bambi de folle des couteaux. 6Plus que des armes, elle les considère comme ses bébés, et en possède une collection plus qu'effarante et impressionnante. Couteaux de chasse, de boucher, à légumes; scalpels et poignards, et même couteaux à beurre. Tout objet de ce genre se retrouvant entre ses mains devant une arme d'une efficacité atroce. De plus, chacun possède un nom bien à lui, et elle adore les appeler avec affection.

Cela dit, les 6 couteaux qu'elle porte constamment sur elle, attachés à des lanières de cuir, sur ses cuisses et chacuns glissés dans son étui, les plus longs sur l'extérieur, sont les suivants :

Lucinda. Un couteau d'office assez banal, avec un manche en bois non-ouvragé. Servant initialement à éplucher des légumes, entre autre, il est rapidement devenu un de ses favoris. Il mesure une dizaine de centimètres, et sa lame est très pointue.

Agneszka. Un couteau de chasse à lame fixe fine et possédant un tranchant très affuté. Son manche est de couleur noir et argent, sa lame en acier, mesurenat 12.7 cm.

Ema. Un couteau de chasse également, mais plus long que le précédent. Sa lame mesure 15 cm et s'avère légèrement recourbée à son extrémité. Quant à la poignée, du même genre que celle d'Agneszka, noire et argent, tout simplement.

Gloria. Les couteaux de chasses sont ses préférés et les plus nombreux parmis ses chouchous. Gloria n'échappe pas à la règle. Possédant une lame de 22 cm légèrement courbe à l'avant et un manche en bois, il s'agit du plus long des six.

Sonja. Une lame offerte par un soldat, il y a quelques années. Dotée d'un tranchant affuté, l'autre dentelé, ainsi qu'une extrémité recourbée, elle mesure 18 cm. Son manche est en caoutchouc anti-dérapant.

Jezabel. Celle-ci se démarque des autres, du fait qu'il ne s'agit pas tellement d'un couteau. En effet, il s'agit là d'un scalpel entièrement en métal, possédant une lame des plus aiguisée. Bien coupante, donc.






HORS RP
« Wanna see a magic trick? »

    WHO ARE U ? : Toujours la même personne 8D

    PRÉSENCE : 7/10

    COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM ? COMMENT LE TROUVEZ VOUS ? : DC de quelqu'un ~

    CODE : Yep ! Right !

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MessageSujet: Re: j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza   Sam 14 Juil - 12:09

Enfin. Enfin j'ai terminé 8D
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Darkness

MessageSujet: Re: j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza   Sam 14 Juil - 17:17

Une succube frigide O_O
Étrange o.o'
Très belle fiche =3
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Fonda • Archimage Tarée

MessageSujet: Re: j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza   Mer 18 Juil - 13:59

Bon et bien... Comme je pouvais m'y attendre venant de ta part : très belle fiche agréable à lire.

J'ai rien a dire dessus, tout me va, tu es donc validée !

Tu as le droit à 9 techniques ! Bon jeu ! :3

_________________


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MessageSujet: Re: j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza   

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j'rêve de te piétiner après t'avoir allongé sur du gravier ; bambi tabatha sforza

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